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27ème Sultan Marathon des Sables 2ème étape : de l’Oued El Aatchana à Taourirt Mouchanne, 38,5 Km


Lundi 9 Avril 2012

Les rescapés de la première étape n’avaient pas fière mine ce matin au départ de la deuxième. Les séquelles de la fatigue de la veille étaient bien visibles. D’autant que la nuit n’est pas toujours réparatrice quand on dort sous une tente berbère, ouverte à tous les vents. Néanmoins, plus de 900 participants sont toujours d’attaque pour une nouvelle étape proche d’un marathon, avec 38,5 km à couvrir.



27ème Sultan Marathon des Sables         2ème étape : de l’Oued El Aatchana à Taourirt Mouchanne, 38,5 Km

   Les rescapés de la première étape n’avaient pas fière mine ce matin au départ de la deuxième. Les séquelles de la fatigue de la veille étaient bien visibles. D’autant que la nuit n’est pas toujours réparatrice quand on dort sous une tente berbère, ouverte à tous les vents. Néanmoins, plus de 900 participants sont toujours d’attaque pour une nouvelle étape proche d’un marathon, avec 38,5 km à couvrir.

 

  Le terrain de la journée sera varié. Des passes sablonneuses sinuant entre les Jebels, de étendues parsemées d’herbes à chameau et de tamaris. Les épines de ces buissons transpercent aisément les chaussures des coureurs, causant de vives douleurs et des temps d’arrêts forcés pour les retirer. Ensuite ce sont des cordons de dunes que les concurrents devront traverser au cap et à la boussole. L’organisation ne balisant pas les passages de dunes. Nombreux sont ceux qui s’égarent dans ce genre de terrain. Finalement, le gros piège du jour sera la traversée de deux lacs asséchés. La surface plate et sableuse réfléchis la chaleur du soleil et cause de vraies souffrances aux coureurs. Fort heureusement la chaleur est moins forte aujourd’hui qu’hier. Un léger voile nuageux atténue quelque peu l’ardeur des rayons du soleil.

 

  Les ténors de la course n’ont pas faillit à leur réputation, avec toute fois un changement au niveau de l’ordre d’arrivée. Si Rachid Elmorabity, le coureur de Zagora, semble intouchable, Mohamad Ahasal céde sa place de deuxième au Jordanien Salameh Al Aqra. La bagarre est très forte à leur niveau. Mohamad Ahansal nous confie sur la ligne d’arrivée que le niveau et la vitesse de la course sont très élevés cette année. Il avoue la difficulté qu’il a à tenir les coureurs plus jeunes, qui imposent un train aussi rapide. Notons aussi l’excellente performance de Christophe Le Saux, le coureur Français ayant décidé d’’augmenter sa cadence et pointe aujourd’hui à une excellente 9ème place.

 

Cette 27ème édition du Marathon des Sables tiens donc toutes ses promesses et la course est loin d’être finie.

 

   Mardi 10 avril 2012, l’étape emmènera les concurrents de Taourirt Mouchanne à El Maharch, sur 35 km. Les difficultés sont croissantes et le relief de la course sera assez accidenté. Les passages de dunes se font de plus en plus présents.

 

Le Clin d’œil du jour : La cuisine des concurrents.

 

 Aujourd’hui nous entrons dans l’intimité des concurrents, en visitant leurs cuisines ! Ce n’est pas le grand luxe, comme on doit s’y attendre. Sur le Marathon des Sables, tout se fait « à la dure ». Le concept d’autonomie amène des contraintes. La nourriture est lyophilisée, compactée, et en quantité limitée. Pour la cuisson, deux systèmes sont possibles : le mini feu de camp, pour les plus débrouillards et le mini réchaud à pastilles d’alcool solidifié pour les plus technologiques.

 

  Dans les deux cas, un seul objectif : réchauffer de l’eau pour permettre de réhydrater les aliments secs et lyophilisés. Les concurrents ne doivent donc pas cuisiner au sens propre du terme. Il suffit de verser l’eau bouillante sur les aliments, d’attendre quelques minutes et de déguster le plat choisis.

 

 Ceux qui optent pour le mini feu de camp doivent arpenter le désert à la recherche de petits buissons secs servant de combustible. Ensuite ils creusent un trou abritant le feu et posent leur gamelle d’eau dessus. Les autres n’ont qu’à déplier leur mini réchaud et allumer la pastille d’alcool solidifié.

 

 On peut encore noter quelques différences, entre ceux qui emmènent les plats lyophilisés dans leur emballage d’origine et ceux qui les transfèrent dans de petits sachets plastic, pesant moins lourd. Quand on doit tout porter sur son dos et courir avec, le moindre gramme gagné est une vraie victoire.

 

 La difficulté de l’exercice consiste aussi à bien répartir les calories absorbées à chaque repas. Il ne faut pas prendre trop peu de nourriture, sous peine de souffrir de la faim et de manquer d’énergie pour courir. Mais il ne faut pas en prendre de trop, car, encore une fois, il faut tout porter sur son dos en courant.

 

 Les coureurs Marocains de l’équipe de Zagora emportent un aliment mystérieux, supposé leur apporter cette aisance à la course, à la fois léger et très calorique. Il est composé d’amandes écrasées, de miel, de chaire de dattes, de pignons de pain, etc,… Une recette miracle quand on voit comment courent Rachid Elmorabity, Mohamad Ahansal et les autres membres de leur équipe.

 

                          Par Marc d’Haenen, Envoyé Spécial au Marathon des Sables.


Mohamed Ahansal
Mohamed Ahansal

27ème Sultan Marathon des Sables         2ème étape : de l’Oued El Aatchana à Taourirt Mouchanne, 38,5 Km

cuisine
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27ème Sultan Marathon des Sables         2ème étape : de l’Oued El Aatchana à Taourirt Mouchanne, 38,5 Km

Mohamed Rial



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