thrmagazine

Agadir Agriculture 3 ème édition de FMB Africa 2012 : « pour une meilleure productivité agricole africiane par les engrais »


Vendredi 20 Avril 2012

FMB Africa 2012 constitue une plateforme unique d’échanges sur les voies et moyens à mettre en place pour améliorer la productivité agricole africaine via de bonnes pratiques d’une fertilisation raisonnée. L’Afrique, ne peut en effet, continuer à importer plus des ¾ de ses besoins viviers dans les conditions de hausse continue des cours des denrées alimentaires.



Agadir   Agriculture    3 ème édition  de FMB Africa 2012 : « pour une meilleure productivité agricole africiane par les engrais »

 

    FMB Africa 2012 constitue une plateforme unique d’échanges sur les voies et moyens à mettre en place pour améliorer la productivité agricole africaine via de bonnes pratiques  d’une fertilisation raisonnée. L’Afrique, ne peut en effet, continuer à importer plus des ¾ de ses besoins viviers dans les conditions de hausse continue des cours des denrées alimentaires.

   L’amélioration de la productivité agricole à travers les engrais est d’actualité au niveau du continent depuis la crise alimentaire de 2010. Il est à noter que la consommation d’engrais en Afrique tourne au tour de 8 kg par hectare et par an, contre 120 kg par hectare et par an en moyenne dans le monde. Face à  cette problématique, l’augmentation raisonnée du taux de fertilisation en Afrique reste ma seule véritable solution à moyen et à long terme.

   Il est à savoir que la faible utilisation d’engrais a des conséquences déplorables : chute de la production agricole d’environ 30% par an au cours des dernières décennies ; dégradations des sols cultivables ; déforestation accrue. Les engrais s’imposent donc comme une solution durable pour améliorer la productivité agricole en Afrique. Et c’est dans ce cadre que l’OCP, un des leaders mondiaux des phosphates et produits dérivés, s’est associé au FMB ( Fertilizer Market Bulletin) pour l’organisation de la 3 ème édition FMB Africa 2012 à Agadir, avec une quarante de pays participants.

  L’agriculture occupe une place prépondérante dans les économies africaines. Elle occupe environ 60% de la population active totale du continent, représente 20% des exportations de marchandises, pèse 17% du PIB et rapporte environ 40% des entrées en devises de la région. L’agriculture représente la première source de revenus des populations africaines ; une augmentation de 1 dollar de revenu des exploitations agricoles augmente les revenus des agriculteurs africains de 1,5 à 2,5 dollars. Le secteur est incontestablement un levier indispensable de la croissance économique et contribue à la réduction de la pauvreté dans le continent.

  Si l’Afrique représente 18% des terres arables de la planète, le continent n’absorbe que 1% de la consommation d’engrais. Environ 200 millions de personnes sont toujours sous-alimentées au niveau du continent et les pertes de revenus bruts occasionnées par la  dégradation des sols  sont estimées à 9 milliards de dollars. Aucune région au monde n’a pu accroitre sa production agricole sans recourir aux engrais. Dans le contexte africain des solutions urgentes s’imposent.

  C’est le cas pour la sensibilisation des petits agriculteurs pour une utilisation optimale des engrais selon la nature des sols, en rendant moins complexe l’accès des agriculteurs aux intrants et en mettant en place des politiques publiques incitatives sur toute la chaine de valeur allant de la production, l’importation, la distribution, le financement, pour aboutir à l’utilisation effective des fertilisants dans les cultures. Les Etats  doivent chercher des solutions adéquates de financement des achats  d’engrais par les petits agriculteurs. Cela passera certainement par la mise en place de partenariat public / privé forts impliquant l’Etat, les producteurs, les importateurs, les distributeurs, les institutions de financement etc…

  Lors de son allocution d’ouverture de la 3 è édition FMB Africa, Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture et de la Pêche, a mis en exergue les efforts entrepris par le Maroc, pour l’amélioration de la productivité agricole :

« Le Maroc, avec le  Plan Maroc Vert a œuvré dans le sens du développement et de l’amélioration de la productivité agricole à travers une multitude d’actions, dit-il. Un volet essentiel de notre stratégie est dédié aux petits agriculteurs que nous accompagnons dans le développement de leurs exploitations. L'utilisation des engrais est un élément de notre politique que nous considérons indispensable pour garantir à court terme l'amélioration de la production agricole, et l'amélioration des revenus de nos agriculteurs. A plus long terme, la préservation des sols et la pérennité de notre agriculture demeurent des objectifs majeurs. Nous constatons dès à présent les bénéfices de ces actions, mais le chemin restant à parcourir pour accéder aux normes mondiales demeure encore long.

  L’état a un rôle essentiel pour garantir l’atteinte de ces objectifs. Notre action passe par la sensibilisation des petits agriculteurs à l'importance des engrais, la vulgarisation des nouvelles  techniques, la mise en place de politiques publiques incitatives (volets prix, approvisionnement, transport, ...),  la recherche de solutions pour le financement des achats d'engrais pour les petits agriculteurs, etc.

   Pour l’accompagner à relever ces défis, le Ministère de l’Agriculture peut compter sur un partenaire solide ; l’OCP. Nous travaillons ensemble, main dans la main, dans le cadre de projets structurants pour le secteur. J’évoquais l’année dernière notre partenariat visant à développer la carte de fertilité des sols qui était encore au stade de projet. C’est avec une grande fierté aujourd’hui que je vous annonce que nous avons couvert plus de 3,5 millions d’hectares et que des sessions de formations sont en cours aux profits des agents de développement. L’opérationnalisation de cette initiative permettra, j’en suis convaincu,  de développer une utilisation raisonnée et ciblée des engrais, gage de productivité et de développement durable… » a précisé le ministre de l’agriculture.

  L’OCP est un acteur majeur de l’agriculture mondial, à travers la production des engrais. Son rôle dans la réalisation de  la Révolution Verte en Afrique est de première nécessité, puisqu’il dispose des atouts nécessaires pour tirer haut la productivité agricole du continent. Les synergies entre OCP et les institutions régulatrices africaines, ont permis à la Recherche & Développement d’avancer , en offrant des produits adaptés à la réalité des sols africains. Des tests en ce sens sont globalement encourageants  et déjà des produits spécifiques sont commercialisés par OCP depuis mars 2012.

Spécialisé dans l’extraction, la valorisation et la commercialisation du phosphate et de ses dérivés, le Groupe OCP est la locomotive économique du Maroc. IL est de loin le premier exportateur mondial de roche phosphatée et d’acide phosphorique. IL dispose de 75% des réserves mondiales de phosphate. Depuis la nomination de Mustapha Terrab DG de l’OCP, le Groupe a connu une nette amélioration en matière de gestion, de production, de commercialisation, de recette, de recherche et développement aussi et de renommée à l’internationale.

   Mohamed RIAL


Mustapha Terrab DG OCP
Mustapha Terrab DG OCP


Mohamed Rial



Recherche

Météo Agadir

Facebook







Partager ce site


Galerie
THR-Jan_Fev_2016_Magazine1-1
THR-NOV_DEC_2015_Magazine1-1-1
C1_Aout_Sep_15 (2)
Couverture_THR_Nov_Dec_2014 (2)
THR_Couv_01_Sep_Oct
THR-Juillet_Aout_2014_On_Line-1




Galerie
020
019
018
016
017
015
014
013
012
011
005
bateaux