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Agadir CRT / Démission du Président Marrache. Revenir aux fondamentaux de l’institution et fédérer les énergies.


Lundi 11 Septembre 2017

L’annonce de la démission de Guy Marrache, président du CRT Agadir Souss Massa, fait couler beaucoup de salive et d’encre aussi. Pourtant, de fins observateurs s’attendaient à cette démission pour deux raisons. D’abord G. Marrache n’a jamais été demandeur de cette présidence. ON la lui a imposée. Or sans conviction profonde en matière associatif, personne, ne peut s’investir comme il se doit. Le CRT est une association, donc à part, le staff administratif, tout le reste des intervenants, administrateurs, et membres du bureau sont des bénévoles.



Guy Marrache
Guy Marrache
 
  L’annonce de la démission de Guy Marrache, président du CRT Agadir Souss Massa, fait couler beaucoup de salive et d’ancre aussi. Pourtant, de fins observateurs s’attendaient à cette démission pour deux raisons. D’abord G. Marrache n’a jamais été demandeur de cette présidence. ON la lui a imposée. Or sans conviction profonde en matière associatif, personne, ne peut s’investir comme il se doit. Le CRT est une association, donc à part, le staff administratif, tout le reste des intervenants, administrateurs, et membres du bureau sont des bénévoles.
 
  La deuxième raison qui prédisait la démission de M. Marrache est qu’il s’agit qu’un homme très occupé. C’est un entrepreneur hôtelier avec un agenda régler heure par heure. Il n’a donc pas le temps de faire du bénévolat et encore moins de s’investir dans l’associatif. Au CRT d’Agadir, c’est la première fois qu’un président démissionne en cours de mandat de trois ans. Il se trouve que le directeur du CRT, M. Hajjoui avait aussi démissionné avant, comme est le cas pour M. Mahfoud, président délégué. Un grand vide s’est donc imposé au président Marrache qui n’attendait que la première occasion pour démissionner. Ce qui devait arriver, arriva.
 
   Il est à constater, malheureusement que le CRT, a dévié de sa fonction première pour devenir un outil d’exécution des programmes et manifestations des autorités et des élus régionaux et locaux. A la fois le Conseil Régional Souss Massa comme le Conseil Communal d’agadir, accordent des subventions au CRT, avec la main droite et les reprennent avec la main gauche. Le Crt est devenu alors une caisse « noire » pour faciliter écoulement des subventions qui intéressent les élus, pour des raisons électoralistes, évidemment.
 
 Ni le Conseil Régional, ni le Conseil Communal d’Agadir non plus, ne s’investissent comme il se doit pour le développement du tourisme dans la destination Agadir. Les professionnels se débattaient et se débattent toujours seuls, en matière de promotion, d’aérien, et de commercialisation. Or devant un produit vieillissant et défaillent, dans une ville qui manque d’une mise à niveau correcte, la station balnéaire, ne fait que souffrir, année après l’autre. Le constat est affreux actuellement avec un délaissement total de la ville en matière de propreté, ramassage des ordures, zones vertes, entretien de la promenade, des feux de circulation, éclairage public Etc…
 
 Ce qui nous fait dire qu’il faut revenir aux fondamentaux du CRT. C’est à dire une institution composée par 50% des professionnels du tourisme, 25% des élus, 25 % du Public ( comprenez des établissements publics, à leur tête les Autorités). C’est à dire encore que l’affaire du tourisme est d’abord une affaire des opérateurs et des professionnels, du secteur. Les autorités, Le Public et les Elus doivent appuyer, accompagner, faciliter la tâche et non se hisser en décideurs. Lorsqu’on s’est éloigné des fondamentaux et de la démocratie en matière d’associatif, on s’est trouvé devant un désintéressement des professionnels, une démission qui s’accentue, pour faire du CRT une coquille vide sans aucun pouvoir de décision, pour un résultat bien médiocre. Résultat personne ne croit plus à la mission du CRT, car il a dévié de sa fonction, première et professionnelle.

  Lorsque le CRT est resté dans ses fondamentaux, on avait vu se réaliser des actions pertinentes en matière de promotion de commercialisation et de l’aérien ( dans uns synergie professionnels /élus / autorités), grâce à des présidents qui avaient le pouvoir de décision qu’il fallait ; le dynamisme qu’il fallait ; à tel point que le CRT d’Agadir étaient acclamé par tous comme le meilleur CRT du Maroc. Rappelons que c’est le premier CRT créé au Maroc, après sa conversion alors qu’il était avant un GRIT. IL était toujours avant-gardiste, grâce à des professionnels bien impliqués, dynamiques, sérieux et fédérateurs.
 
  La démission de M. Marrache est un grand signal d’alarme qui veut dire que l’institution est malade et qu’il faut bien la soigner en revenant aux fondamentaux, en dehors de toute interventionnalisme démesuré de quiconque. Le CRT doit assumer sa fonction d’outil de la promotion local et régional avec l’appui et le soutien de tous, en premier lieu des élus car c’est eux qui détiennent les budgets, et ce dans une synergie qui respecte les responsabilités de chacun, dans l’unique objectif du développement touristique.
 
  Il est inadmissible, qu’il n’y ait pas un département tourisme (dans le vrai sens du terme) au sein du Consul Communal d’Agadir alors que toute l’activité économique est liée directement et indirectement au tourisme. IL n’est inadmissible qu’il n’y ait pas des réunions de coordinations permanentes entre les élus locaux et régionaux et les professionnels du tourisme, pour le suivi du développement du tourisme. IL est inadmissible que la destination ne dispose même pas d’un bureau d’information touristique. Agadir est une destination urbaine donc une mise à niveau urbaine doit être permanente et bien exécutée. C’est la responsabilité des élus et non des professionnels du tourisme.
 
 Quelle issue va prendre le CRT actuellement, en l’absence d’une bonne implication des professionnels déçus sur toute la ligne ? Qui va déposer sa candidature pour la présidence du CRT ? Ce sont les deux questions principales qui hantent les professionnels. Or la réponse est chez les professionnels eux-mêmes. Ils doivent s’engager dans une concertation responsable et citoyenne, entre eux, hors des animosités entres les uns et les autres. C’est à eux de trouver les professionnels, disponibles, compétents et dynamiques qu’il faut pour passer ce cap et sauver le bateau qui est entrain de chavirer, entrainant avec lui la déchéance de la destination touristique.
 
  Or s’il rate le coche, ils vont couler tous, les uns derrière les autres, ce qui a déjà commencé ces dernières années à cause de prestations défaillantes, de tarifs incroyables notamment pour le All Inclusive, des hôtels fermés, vétustes, non rénovés, des chantiers non finis… Que les professionnels assument leur responsabilité et qu’ils s’investissement sérieusement pour sauver la destination dont la dégradation est plus qu’alarmante, plus qu’inquiétante, devenant quasi destructive, voire suicidaire.
 
A bon entendeur, salut
 
Mohamed RIAL
 

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Mohamed Rial



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