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Agadir Destination balnéaire & Tourisme Urbain : 2è partie Des handicaps et de points noirs qui ont trop duré


Dimanche 29 Novembre 2015

Tous les avis sont unanimes pour dire qu’Agadir est une ville morte, rien ne s’y passe et rien de positif n’y bouge depuis des années. Aucune attractivité particulière, pas d’animation structurée, pas d’endroits de loisirs touristiques dans le vrai sens du terme. Bref une destination banale qui ne « survit » que grâce son seul capital : la plage. La nouvelle promenade en front de mer censée apporter un plus, n’est pas valorisée comme il se doit. En bref, c’est l’ennui total chez les visiteurs et chez les habitants; une vraie déception par rapport à ce qu’offre les autres destinations touristiques.



  Tous les avis sont unanimes pour dire qu’Agadir est une ville morte, rien ne s’y passe et rien de positif n’y bouge depuis des années. Aucune attractivité particulière, pas d’animation structurée, pas d’endroits de loisirs touristiques dans le vrai sens du terme. Bref une destination banale qui ne « survit »  que grâce son seul capital : la plage. La nouvelle promenade en front de mer censée apporter un plus, n’est pas valorisée comme il se doit. En bref, c’est l’ennui total chez les visiteurs et chez les habitants; une vraie déception par rapport à ce qu’offre les autres destinations touristiques.
  Le manque d’animation grand public, tout genre confondu, est un handicap que vit la destination depuis des années. Dès le soir à partir de 20 heures les rues se vident, y compris dans le secteur touristique du fait qu’aucune animation potable n’y est faite. Les gens (touristes et locaux) préfèrent rentrer chez eux ou dans les hôtels. Ce ne sont pas les idées et les propositions concernant l’animation qui manquent. C’est surtout l’absence d’écoute et le manque d’implication des élus qui font défaut.  Les professionnels du tourisme ne sont pas responsables de l’animation en ville. Ils peuvent y contribuer par une implication quelconque, ni plus ni moins. C’est à la ville de prendre en charge son animation. Ceci, les élus n’ont jamais voulu l’entendre ni le comprendre d’où l’existence d’un handicap majeur qui dure année sur l’autre depuis des décennies.
  Signalons que la grande majorité sinon la totalité des points noirs de la destination Agadir sont en relation directe avec une mauvaise gestion communale, cumulée depuis des années et accentuée ces dix dernières années. La non implication des Autorités, notamment des Walis qui se sont succédés, en tant que gouverneurs de la Préfecture d’Agadir Ida Outanane, y est pour beaucoup également. La grande preuve en est les handicaps et points que nous avons soulevé en première partie, et ceux qu’on va soulever dans  cette deuxième partie.
  Dans une ville touristique urbaine, les zones de verdure, parcs et jardins publics jouent un grand rôle en matière de qualité de vie, pour tous. A Agadir on n’a pas un seul jardin public entretenu comme il le faut. Nous lançons un défi à qui le veut pour nous démontrer le contraire. Le Jardin Ibn Zaidoun qui devrait être la fierté du centre de ville est dans un état lamentable. Très bien conçu après le tremblement de terre, il n’a jamais pu être une fierté en matière de verdure, de zone verte ou en matière florale. Le jardin est devenu dans ces quatre coins un refuge des sans abris…
  Tous les conseils communaux qui se sont succédés assument la responsabilité à ce sujet. Aucun de ces fameux conseils n’a assumé sa responsabilité dans ce domaine. Les élus étaient surtout occupés à faire des lotissements pour en tirer le maximum, à engager des chantiers divers, sans aucun soucis pour l’environnement et les autres infrastructures de base. L’ex conseil municipal avait annoncé, en fanfare il ya dix ans la réalisation d’un jardin botanique dans l’ancien Tablorjt. Tout le monde a applaudi le projet.  Hélas la déception est  totale, dix ans après rien n’a été réalisé. La population juge sur des réalisations et non sur des intentions.
  Pire encore durant cette décennie on n’aura pas vu aucun entretien quelconque des arbres et des palmiers ainsi que celui de certains « jardins de quartiers) et dans le secteur touristique et balnéaire. C’est cas de tous les palmiers dans la ville : dans le barreau Est /ouest par exemple et ailleurs. Planter c’est bien, entretenir c’est beaucoup mieux. Laisser ce qu’on a planté à l’étage sauvage est une vraie injure à un environnement urbain qui se respecte. Le nouveau conseil communal doit prendre sérieusement cet handicap en main, formant les équipes nécessaires pour faire le travail convenable qu’il faut à l’échelon de toute la ville. Et ce dans les délais les plus brefs on y mettant les moyens financiers et humains qu’il faut.
  Venons-en maintenant à un handicap qui dérange énormément et de jour en jour la circulation et le roulage. C’est celui d’absence de parkings privés à grande capacité. Les élus le viennent au quotidien, les citoyens également, la solution existe mais n’a jamais était adoptée. Lors des vacances scolaires et des vacances d’été la situation devient infernal à tel point que les bouchons se font sur des kilomètres et que la circulation est bloquée complètement en ville.
   Qu’attend-on pour donner les autorisations nécessaires ; selon un cahier de charge spécifique, pour permettre la réalisation de parkings privés sur plusieurs niveaux, en sous sol et en étage. Six grands parkings bien situés autour du secteur touristique et balnéaire et en centre ville sont capables de recevoir des centaines de voitures. Avec six parkings d’une capacité chacun de 600 voitures ( ce qui est une petite capacité), on aura soustrait de la circulation des centaines de voitures qui encombrent la circulation et qui empestent la ville en pollution et nuisance sonore. Ce ne sont pas tout de même les hôteliers qui vont le faire. La responsabilité incombe directement aux élus communaux. Ils ne l’ont jamais fait. Il est grand temps que les élus actuels se penchent sur ce problème pour y trouver la solution définitive qu’il faut.
  Ils doivent faire de même pour adopter les solutions convenables qu’il faut pour résoudre l’absence d’une information touristique générale et détaillée, sur la destination Agadir et sur le produit touristique régional à l’instar de ce qu’on trouve dans les villes touristiques urbaines ailleurs. IL est inconcevable également qu’une ville touristique ne soit pas dotée d’un nombre suffisant de toilettes publiques bien entretenues et bien placées. IL y a de quoi avoir honte, pour soulever de ce problème. Pourtant depuis des années rien de potable n’a été faite. Et l’exemple des fameuses toilettes construites sur la promenade en front de mer en est un exemple flagrant avec du n’importe quoi, fait n’importe comment, n’importe où…
  ON ne peut que soulever, malheureusement une fois encore, l’absence totale de bancs publics dans le secteur touristique et en ville. La défaillance flagrante en matière de signalétique. L’absence de rampes pour handicapés utilisant des chaises roulantes. Dans l’esprit des élus, le tourisme est l’affaire des professionnels. Ils se trompent énormément.
 Le tourisme est un tout. C’est l’ensemble de petits détails dans la vie urbaine qui font que les visiteurs aiment une destination et y reviennent. Les professionnels ont beau faire leur travail correctement, si le reste fait défaut, c’est la destination et son image qui en pâtissent.  Les touristes ne choisissent pas une destination pour ses hôtels et restaurants. Ils le font sur la base de l’attractivité d’une destination en matière d’animation, de distraction, de qualité de vie urbaine, du plaisir qu’ils en récoltent surtout pour des clients de séjours comme est le cas pour Agadir.
  Allez demander quel est le taux de retour dans la destination Agadir et vous aurez une idée exacte de l’impact de la vie urbaine et de l’environnement du tourisme sur la satisfaction (la non satisfaction devra-t-on dire) des clients. Jamais on n’a osé faire une telle étude impartiale de satisfaction pour évaluer les impressions des visiteurs. ET dire que cela est facilement faisable si on implique l’Université Ibn Zohr  ses enseignants et ses étudiants.
  Les enquêtes de satisfaction doivent être réalisées sur tout ce qui touche de près ou de loin le tourisme et ses incidences sur la vie urbaine. Ce n’est pas magique. C’est réalisable avec la bonne volonté de bien faire entre les différents intervenants que sont les élus locaux, les professionnels locaux, les autorités locales et la société Civile à condition d’y mettre la volonté et la sincérité citoyenne qu’il faut, hors de tout amalgame politico politicien ou celui de petits calculs intéressés et matérialistes.
 A bon entendeur, salut.
 
Mohamed RIAL
            A suivre 3 è partie
« Handicaps et points noirs dans les environs d’Agadir »
 


Mohamed Rial



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