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Agadir Tourisme Des handicaps à bannir impérativement Mise au point du président du CRT Agadir.


Mardi 22 Avril 2014

Nous avons reçu du président du CRT Agadir, une mise au point au sujet de notre article sur les handicaps du tourisme à Agadir. Nous reproduisons l’intégralité la mise au point, suivi de notre commentaire à ce sujet.



Nous avons reçu du président du CRT Agadir, une mise au point au sujet de notre article sur les handicaps du tourisme à Agadir. Nous reproduisons l’intégralité la mise au point,  suivi de notre commentaire à ce sujet.
 
 Monsieur,
 
« En date du15 avril 2014, un article est apparu en première page de l’Opinion sous le titre « la Gestion du Tourisme à Agadir à revoir de fond en comble ». Le présent article dresse un tableau noir de la destination Agadir, première station balnéaire du Royaume, la qualifiant d’une destination à l’agonie.              
 
En ma qualité de Président du Conseil Régional du Tourisme et professionnel du Secteur opérant dans cette station depuis plus de 14 ans, et sans pouvoir rentrer dans les détails de l’article, permettez-moi de rappeler ce qui suit :
 
Agadir a clôturé l’exercice 2013 avec une hausse de ‘9.48%’ en arrivées et de ’10.29%’ en nuitées. Les trois premiers mois de l’exercice 2014 ont enregistré une hausse de ‘7.58%’ en arrivées et ‘11.31%’ en nuitées. Ces résultats très positifs, dépassant de loin la moyenne nationale, ne sont pas le fruit du hasard mais, le résultat d’un travail acharné au niveau régional par une implication et une synergie à toute épreuve des professionnels, autorité et élus.
 
La même approche de concertation est adoptée avec l’administration centrale, à savoir, le Ministère du Tourisme et l’ONMT avec lequel toutes les actions sont réfléchies, coordonnées et exécutées sur les différents marchés émetteurs pour la station.
 
Dresser une image aussi sombre de la destination serait une injustice au travail colossal fourni par le Conseil Municipal pour la mise à niveau de la ville, à l’implication régulière de l’autorité et la volonté des professionnels, Ministère et ONMT de hisser la station d’Agadir au niveau des meilleures destinations balnéaires internationales.
 
Certes, nous avons des handicaps au niveau de la destination, comme partout d’ailleurs, mais cela ne pourrait justifier l’image sombre et agonisante donnée à la destination sur cet article.
 
 Avec mes sincères salutations. »
 
S. BENHAMMANE
Président
CRT
 
 
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                    Notre commentaire :
 
 
  La mise au point du président du CRT Agadir, qui reste d’ailleurs son droit le plus absolu, nous donne l’occasion de revenir sur le sujet des handicaps ( évoqués dans l’article en question) que connaît la destination et ce  depuis  plus de 15 ans. Le bilan n’est pas du tout réjouissant dans la mesure où une destination touristique qui n’avance pas recule. C’est le cas d’Agadir, malheureusement…
 
 En effet, le handicap de manque d’animation est structurel dans la destination voire éternel, sans aucune solution en vue. Celui des chantiers hôteliers à l’arrêt est grave car perdure année sur l’autre depuis 15 ans. Il est aggraver par la fermeture des établissements hôteliers ( Valtur, La Kasba, Transtlantic, Salem …). La vétusté de certains établissements n’est plus secret pour personne. Les solutions de rénovation proposées à travers la série de Renov hôtel, n’ont pas convaincu les intéressés, donc n’ont rien résolu, ne faisant de ce fait qu’aggraver la situation de ces établissements dans une défaillance quasi totale.
 
 Résultat rien ne bouge et la situation se dégrade d’année en année à tel point que selon le ministère du tourisme et l’ONMT, plus de 50% de la capacité hôtelière d’Agadir est non commercialisable, donc non vendable. Les résultats positifs enregistrés en 2013 et début 2014 proviennent donc de la moitié de la capacité en lits de la destination. Autrement dit le reste est du négatif absolu. Cela résume la capacité réelle commercialisable de la destination à 15 000 lits. Au lieu de progresse de 10% de lits de plus par an, la station régresse. Or un malade qui ne se soigne pas durant des années, fini par agoniser.
    En soulevant les éternels handicaps de la destination, ce que nous faisons depuis des années, nous avions interpelé les Pouvoirs Publics dans la mesure où ces handicaps n’ont jamais pu être résolus localement ni par l’Autorité des Walis, ni par une quelconque intervention des élus et encore moins par les professionnels eux-mêmes. Quatre ministres du tourisme et quatre Walis se sont succédés depuis 15 ans et n’ont pu résoudre le handicap de manque de capacité, ni celui des chantiers hôteliers à l’arrêt, encore moins celui de la vétusté des établissements et le manque d’animation. Ce sont là de vrais problèmes que la première destination balnéaire du pays vit depuis des années, personne ne peut le nier.
 
  Notre souci est donc d’attirer  une fois encore (comme nous l’avons toujours fait) l’attention des responsables centraux, au niveau du gouvernement et autres, afin qu’ils trouvent les solutions adéquates pour faire sortir la première destination balnéaire du pays, d’une situation de dégradation flagrante. Face aux capacités en lits des pays concurrents directs : Egypte et Tunisie (en matière de balnéaire d’hiver), la destination gadirie ne pèse pas lourd dans la balance. Les TO ne cessent de le clamer et le réclamer depuis des années. Heureusement que les hôtels de front de mer sauvent la mise. C’est par ailleurs eux qui enregistrent ces résultats positifs de la destination.
 
  On voudrait bien « positiviser », comme le laissent entendre des responsables centraux du tourisme. Mais comment positiviser sur du négatif, sur des handicaps structurels qui deviennent éternels, au fil des années ? Handicaps qui sont connus, observés analysés et bien compris par les responsables centraux. IL y a là un hic  qui dérange sérieusement et qui empêche un vrai développement touristique de la destination. Car si on avait adopté les solutions qu’il fallait, en temps voulu, pour enrayer ces handicapés, la situation de la destination serait forte, sa commercialisation aisée et sa renommée bien renforcée. Ce n’est malheureusement pas le cas. On ne peut toute même applaudir cette situation décevante. Que chacun assume ses responsabilités. Nous ne faisions que notre devoir de journaliste, ni plus, ni moins.
 
   En tout cas des résultats positifs conjoncturels ne doivent en aucun cas occulter les vrais problèmes et les handicaps majeurs de la destination. C’est ce qu’il fallait bien comprendre à travers notre article et non une quelconque critique négative futile ou irresponsable et encore moins adressée à un quelconque responsable central ou régional. « Seule la vérité fait mal », comme dit l’adage.
 
   Tirer la sonnette d’alarme et soulever les problèmes est une des tâches d’un journalisme responsable, engagé pour le développement du tourisme et au delà celui du pays. Nous continuerons à le faire, en notre âme et conscience dans le respect de la déontologie de la profession et celui du principe : « l’information est sacrée, le commentaire libre ». Dernier commentaire à faire, une presse responsable et engagée dérange car elle soulève les problèmes, elle part du vécu, elle analyse d’après les données véridiques enregistrées sur le terrain… Elle n’est pas faite pour jeter des fleurs à ne pas en finir en faveur des responsables étatiques ou autres, ni pour dire que tout est beau dans le meilleur du monde, surtout quand ce n’est pas le cas. Sans rancune aucune.
 
  Mohamed RIAL

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