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Agadir Tourisme / Marché allemand : 2 ème Séminaire après celui de 1989. Pas trop tôt du tout mais mieux que rien.


Jeudi 11 Avril 2013

La destination Agadir vient de connaître son deuxième séminaire sur le marché allemand. Le premier avait eu lieu en 1989. Ce n’est que 23 ans après que la destination rencontre les représentants des grands TO pour discuter de la baisse non stop du marché allemand. Les chiffres sont alarmants en effet. On est passé de 193 000 arrivées et 1 866 756 nuitées en 1994 à 66 684 et 481 230 nuitées en 2012. Une descente bien vertigineuse…



Agadir Tourisme / Marché allemand :   2 ème Séminaire après celui de 1989. Pas trop tôt du tout mais mieux que rien.
 La destination Agadir vient de connaître son deuxième séminaire sur le marché allemand. Le premier avait eu lieu en 1989. Ce n’est que 23 ans après que la destination rencontre les représentants des grands TO pour discuter de la baisse non stop du marché allemand. Les chiffres sont alarmants en effet. On est passé de 193 000 arrivées et 1 866 756 nuitées en 1994 à 66 684 et 481 230 nuitées en 2012. Une descente bien vertigineuse…

  Les meilleures années se situaient de1994 jusqu’à en 2001. La baisse, voir la chute avait commencé en 2001 avec 89 135 arrivées et continue jusqu’à présent. Il fallait réagir tout de même, notamment face à certains marchés émergents de l’Est (Pologne) et la Russie qui connaissent ces dernières années une bonne augmentation à trois chiffres au détriment du marché allemand.

  Au mois de février dernier, Abderrahim Oummani, président du CRT Agadir SMD,  avait écrit aux responsables du tourisme national (ministre et DG de l’ONMT par intérim) pour organiser un séminaire sur le marché allemand. Il a écrit entre autre : « nous constatons une importante régression du marché allemand qui a perdu les 2 tiers de ses nuitées en une année… ». Constat amer pour un marché qui fut le premier sur la destination entre 1984 et 2001.
  Notons que cette action particulière, oh combien nécessaire pour comprendre la baisse du marché allemand, restera comme dernière grande action de l’actuel président et son équipe avant de terminer, fin avril en cours, son mandat de six ans. Le CRT actuel est reconnu pour être le plus présent sur le terrain et le plus dynamique de tous les CRT, malgré un budget bien en deçà des besoins de promotion de la destination Agadir et de la Région (Ouarzazate et Zagora principalement). L’assemblée générale élective aura lieu prochainement, le 24 avril, exactement. La nouvelle équipe doit se lancer sur ce même dynamisme et organiser d’autres séminaires, notamment sur le marché scandinave, marché anglais, celui du Benelux et France..

  Le séminaire sur le marché allemand, tenu au Royal Atlas, a connu la présence effective des représentants des grands TO allemands ; TUI, REWE, FTI, Öger Tours et Ecco Reisen. Le seul grand absent est le TO Thomas Cook, qui s’est désengagé de la destination ces dernières années. Les discussions entre les professionnels gadiris présents au séminaire et la partie allemande ont été franches et instructives. Pour résumer, les points essentiels du blocage de développement du marché allemand, commencent en premier lieu par le manque de vols à destination d’Agadir, en provenance des  principales villes allemandes. Le constat est par ailleurs alarmant.
 
 Ainsi contre les 15 vols / semaine sur le Maroc, les pays concurrents connaissent une activité plus consistante : Turquie 213 vols minimum par semaine ; Egypte 80 vols ; Tunisie 61 vols par semaine ; en haute saison c’est le double au moins... Il n’est pas question de nous comparer avec ce que font les Canaries ou les Baléares, ce revient à comparer une Ferrari avec une 4L. Il est évident que tout TO chercher à gagner de l’argent, donc à envoyer le maximum de clients dans une destination donnée. Et c’est là où intervient le 2 ème point qui est celui de manque de capacité litière au Maroc et à Agadir particulièrement, selon le constat des TO. Agadir reste tout de même  la  destination balnéaire marocaine favorite des Allemands.

  Alors que la dernière décennie a connu chez les pays concurrents, l’ouverture de destinations balnéaires entière en Turquie, Egypte et Tunisie, le Maroc ne fait qu’ouvrir un hôtel par ci ou par là. La destination turque Antalya à elle seule a une capacité de 500 000 lits avec 135 hôtels 5 étoiles et de Luxe, des golfs de 45 trous et des Villages de Vacances à ne pas en finir, tous en bord de mer, avec une animation riche et diversifiée à ne pas en finir, nuit et jour. Chez nous, la « Nouvelle Station » Taghazout attend sa réalisation depuis des années, les gouvernements se succèdent, les ministres du tourisme passent et rien n’a été concrètement fait jusqu’à ce jour.

  Donc manque de capacité chez nous, mais également absence de produits d’hébergement pour famille : Villages de Vacances et Résidences Touristiques à grande capacité litière. Ajouter que chez nous le manque de capacité est aggravée par le handicap d’absence totale de prestions d’animation nécessaire au grand public : aqua parcs, toboggan dans les clubs, golfs à ne pas en finir, marinas, parcs d’attraction… entre autres. La destination Agadir vient enfin de connaître la réalisation de la première piscine avec toboggan, à Amadil Beach et qui sera opérationnelle en mai prochain.
 
  Cela explique ceci, lorsqu’on apprend que 98% des hôtels en zones balnéaires en Tunisie, Turquie et Egypte sont en all Inclusive (Tout Compris) produit très demandé pour le tourisme familial, on comprend pourquoi le marché allemand connaît une baisse à ne pas en finir à Agadir (et au Maroc) car le produit hôtelier gadiri proposé aux TO ne convient pas à leurs clients. Rappelons qu’il s’agit de vrais produits All Inclusive dont certains de bonnes qualités et non de bas de gamme comme chez nous, voire un All Inclusive bâtard, conçu à la va vite.

 ET si ce n’était le partenariat édifiant engagé entre la TUI et le Groupe Tikida, en hôtellerie concrétisé via la chaîne hôtelière RIU, on aurait beaucoup moins de clients allemands sur Agadir. ON ne dira jamais assez merci à Guy Marrache d’avoir conclu ce partenariat depuis des années. La destination Agadir connaît cinq hôtels construits dans cet esprit dont le dernier né est le Tikida Agadir RIU Palace et qui connaissent tous un bon taux de remplissage allant jusqu’à 96%.

  Le troisième point soulevé lors du séminaire est celui relatif à la qualité / prix. Comprenez qu’il ne faut pas baisser des tarifs pour donner des prestations médiocres comme il ne faut pas non plus demander des tarifs excessifs (en comparaison avec ceux de la concurrence) pour des prestations qui n’en valent pas le prix en hébergement comme en restauration ou en services divers. Les clients modernes à force de voyager un peu partout sont devenus des « experts » de voyages et savent bien faire la différence entre les bons produits et ceux de moindre qualité. Avec internet, le tour est vite fait en matière de comparaison…

  Dernier point soulevé lors du séminaire et non des moindres est la promotion en Allemagne. Là aussi il y a à dire à redire lorsqu’on compare les budgets des pays concurrents et celui de l’ONMT ( Office National Marocain du Tourisme) mais également en matière de Ressources Humaines engagées sur le terrain et le nombre de représentations en Allemagne.
  Le Maroc n’a jamais mis le budget qu’il fallait pour conquérir le plus grand marché européen émetteur de touristes. Les Allemands ont effectué 69,5 millions de voyages de 5 jours et plus et ont dépensé 60,3 milliards d’euros e, 2011.  Les Allemands dépensent plus que la moyenne des touristes européens et passent plus de temps durant leurs séjours. Ils ont aussi l’avantage de voyager ou à trois fois, sinon quatre, par an. Le marché allemand compte 77,8 millions de voyageurs dont 48 millions de voyageurs internationaux. Sur ces voyageurs, 23,3 millions voyagent en Méditerranée et 1,9 en Afrique du Nord.

  La faille est don chez nous et on ne peut blâmer en aucun cas les TO allemands. Si on avait fait au moins le 1/3 des investissements réalisés par nos concurrents on aurait eu beaucoup plus de monde, à condition que notre compagnie aérienne s’implique convenablement pour le développement du secteur du tourisme comme est le cas de la Tunisair par exemple. Il ne suffit pas d’énumérer les potentialités et atouts touristiques de notre tourisme, il faut surtout mettre les moyens matériels, financiers et humains pour réaliser les ambitions de nos professionnels de terrain. Nous avons un bon produit touristique certes, mais nous sommes de mauvais vendeurs avec le grand déphase dans l’approche des décideurs et des professionnels de terrain. Un autre point négatif qui bloque le développement de notre tourisme.

 Le dernier exemple concret à ce sujet est le retard dans la nomination du nouveau DG de l’ONMT (organisme étatique officiel de  promotion du tourisme national). Pratiquement quatre mois vont s’écouler après le départ de l’ex DG sans que l’on nomme un nouveau. C’est vraiment incroyable et insensé, on dirait qu’il n’y a pas un marocain capable d’assure cette responsabilité. Pour un organisme vital pour le secteur du tourisme décrété depuis des années comme priorité économique nationale, il y a de quoi dire qu’entre les discours officiels et la réaliste de terrain c’est un gouffre où les professionnels se perdent  à tel point de ne peuvent plus croire en personne et  ne font que compter sur eux mêmes pour limiter la casse.

  En tout cas l’initiative de l’organisation du séminaire sur le marché allemand, à Agadir, a été concluante et devait continuer avec des contacts périodes entre professionnels et représentants de TO allemands. Cette initiative clôture un programme d’actions du CRT actuel des plus riches et des plus diversifiés, à l’échelon de tout le pays en matière de promotion touristique, permettant ainsi au président Oummani de partir la tête haute  au vu du bilan réalisé sur six ans de travail de terrain qui malheureusement n’aura pas été toujours appuyé comme il se doit par les professionnels hôteliers, principalement lors des work shop, road show et participation aux salons du tourisme.

  Ce sont les hommes qui font les institutions et non l’inverse. Que les professionnels ne disent pas qu’est ce que le CRT a fait pour nous, mais qu’ils se disent qu’est ce qu’ils ont fait pour la participation à la promotion de leurs établissements respectifs, pour la promotion de la destination balnéaire. C’est plus juste et plus sage aussi. Le CRT (Conseil Régional du Tourisme) gère une association professionnelle, rappelons-le a pour mission la promotion de la destination et non la vente de produits touristiques ou le remplissage des hôtels. Que chacun assume sa responsabilité pour le meilleur du monde touristique de la destination Agadir, premier produit balnéaire national.

Mohamed RIAL

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K. Harouchi délégué ONMT Allemagne
K. Harouchi délégué ONMT Allemagne

Mohamed Rial



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