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Agadir Tourisme Plaidoyer pour un aérien efficace : Bien réagir, dans l’immédiat avec des solutions pratiques efficaces.


Mardi 31 Janvier 2012

Les informations qui parviennent, en ce début de l’année 2012, qui confirment par ailleurs celles de la fin de l’année 2011 (dernier trimètre notamment) concernant le tourisme ne sont guère réjouissantes. Le secteur à Agadir en pratiquement au bord du gouffre, dans une crise jamais vécu et jamais connu. Rien ne bouge, non seulement chez les hôteliers mais également chez les voyagistes. Les professionnels ne savent plus où donner la tête. Les clients arrivent au compte goutte.



Agadir      Tourisme   Plaidoyer pour un aérien efficace   :   Bien réagir, dans l’immédiat avec des solutions pratiques efficaces.


      Les informations qui parviennent, en ce début de l’année 2012, qui confirment par ailleurs celles de la fin de l’année 2011 (dernier trimètre notamment) concernant le tourisme ne sont guère réjouissantes. Le secteur à Agadir  en pratiquement au bord du gouffre, dans une crise jamais vécu et jamais connu. Rien ne bouge, non seulement chez les hôteliers mais également chez les voyagistes. Les professionnels ne savent plus où donner la tête. Les clients arrivent au compte goutte.

 

    On croyait que les difficultés du tourisme en Egypte et en Tunisie allaient servir la cause marocaine. Pas du tout, nous sommes dans la même situation  avec des baisses jamais enregistrées. Malheureusement, il ne s’agit pas de la baisse sur un marché ou deux, mais sur tous les marchés européens émetteurs de touristes. Bref c’est la chute libre et personne ne sait quant est cela  va s’arrêter et comment ?

 

     C’est ce comment qu’il faut voir de près car il n’est pas question de laisser la situation pourrir ainsi à l’infini. Or jusqu’à présent du côté de la profession comme du côté du ministère de tutelle, rien en vue. A défaut de voir la réalité en face, on a assisté le mois dernier à une guéguerre de chiffres entre professionnels et département étatique compétent. Ce qui est vraiment absurde en ce temps de  crise qui touche toutes les villes touristiques, à moindre degré mais, la crise est générale, incontestablement. Dans des hôtels à Agadir et Ouarzazate, il y a plus aucun client et ce depuis des mois. Il faut être vraiment volontairement aveugle pour ne pas le voir. ET  l’avenir qui fait peur encore dans la mesure où rien de positif et de concret ne se dessine à l’horizon.

 

    C’est le moment opportun  pour réagir énergiquement, bien, d’une manière efficace et surtout dans une synergie commune qui englobe professionnels, opérateurs touristiques, département de tutelle, département des finances, ONDA et ONMT… IL y a deux solutions et non mille pour faire face à la crise. D’abord, aller chercher le client là où il se trouve, par tous les moyens possible et imaginables. Ensuite et parallèlement engager une bonne dynamique concernant l’aérien. Sans aérien, pas de touristes. Sans subventions de l’aérien pas de clients et pas de partenariats avec les TO et les compagnies aériennes.

 

  La politique touristique doit changer de stratégie, de méthodes, de vison et d’hommes. La promotion touristique ne sert plus à rien quand le client n’a pas à sa disposition l’aérien de point à point pour le faire venir dans les destinations touristiques marocaines. La clé est là et gaspiller des millions de DH en promotion et co marketing n’apporte rien. En ce moment de crise en Europe, il faut jouer sur de bons tarifs aériens, de bons tarifs dans les hôtels et de bonnes prestations de tous genre , pour ne pas décevoir le client et lui donner une chance pour bien parler du produit autour de lui.

 

    Face à l’annulation des vols et la réduction catastrophique des lignes, il faut réagir par là et commencer à combattre le mal là. Se demander d’abord pour quoi les charters, les compagnies low cost ne viennent plus chez comme avant. Quant à la compagnie nationale, RAM, elle est en faillite, il n’est plus question de compter sur elle. 90 % des touristes qui viennent au Maroc, utilisent l’aérien. Or sans aérien il y a pas de touristes : la solution est donc toute indiquée sauf pour ceux qui se détournent les yeux et cherchent ailleurs.

 

     La régression lamentable, durant des années, du marché scandinave illustre bien cette situation. Ce marché fut durant de nombreuses années, le marché par excellence d’hiver pour Agadir. La destination est arrivée à recevoir plus de 60 000 clients scandinaves et nordiques, par saison. Actuellement les arrivées touristiques enregistrées sont de loin faibles, catastrophiques mêmes, avec des baisses qui donnent le vertige par rapport aux années fastes. Cela frôle l’injure économique contre toute une destination touristique, en l’occurrence Agadir premier produit balnéaire du tourisme national, au sujet d’un marché qui faisait vivre la destination durant six mois et qui génère à lui seul 8 millions de golfeurs.
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      Déjà des vols étaient annulés par Appolo en provenance d’Oslo durant la saison 2009 / 2010 ; le vol Helsinki –Agadir ; Copenhague également. C’est vraiment déroutant et catastrophique pour la destination lorsqu’on sait que la destination recevait, il y a à peine 9 ans, 10 vols par jours (le fameux jeudi arrivée des Scandinaves). La Norwegian Air Shuttle, compagnie low cost scandinave, qui avait lancé des vols sur Marrakech et Agadir, a décidé de tout arrêter, en mars 2012. C’est une vraie catastrophe car on n’aura plus aucune liaison avec les pays scandinaves. ET dire que la compagnie norvégienne opérait avec 9 vols semaine sur Agadir et 11 sur Marrakech.  

 

     Le mal est là, il faut en chercher les causes et y trouver les solutions adéquates qu’il faut. La faute incombe à nos responsables touristiques et à nos professionnels. Les premiers n’ont jamais voulu développer une bonne stratégie promotionnelle envers ce marché, ils étaient tous aveuglés par la priorité des marchés européens limitrophes. Les  professionnels d’Agadir n’ont jamais pu engager, dans une dynamique de coordination locale effective, les actions de promotion qu’il fallait. La vérité est là… En tout cas ce n’est plus le moment de se rejeter les responsabilités.



     La destination Agadir et par là la destination Maroc doivent se ressaisir et sérieusement pour la relance et la reconquête du marché scandinave et nordique avec  une synergie opérationnelle entre le ministère du tourisme, l’ONMT, l’ONDA, les institutions élues (Conseils Régionaux et Communes Urbaines. C’est obligatoire et vital sinon on perdra pour longtemps encore ce grand marché. La synergie de travail doit être le cas aussi pour les autres marchés dont le marché britannique et le marché allemand, les deux plus grands marchés européens, marchés piliers pour le développement du tourisme au Maroc, avec le marché français.  L’annulation est une décision facile à prendre pour un TO et pour une compagnie aérienne. C’est la reprogrammation qui est lente à venir et qui demande au minimum un processus de deux ans, si toutes les conditions de coordination et de partenariat sont dûment ficelées.

    Les TO scandinaves, raisonnables et pragmatiques  ne demandent nullement l’impossible pour la reprogrammation de la destination pour les années à venir. Les autres TO  européens aussi, les compagnies aériennes également. La solution préconisée est claire. Il s’agit du partage de risque siège à la hauteur de 30% des vols programmés. Cela veut dire que les TO vont prendre en charge le remplissage siège à 70%, le reste doit être pris par la destination, dans le cadre des sièges vides, avec le risque partagé. Si tous les sièges sont pleins, le prix payer pour la destination est zéro. Si les vols sont pleins à 80%, le TO et la destination Agadir  (ou  Marrakech ) partage le coût des 20%. Ce n’est ni nouveau, ni magique. C’est la stratégie adoptée depuis des années par nos concurrents égyptiens, tunisiens et canariens. Sauf comme à l’accoutumée, nos décideurs touristiques et autres, sont toujours en retard d’un siècle.

     En accompagnement de cette solution pratique les TO veulent appuyer leurs actions conjointes marketing avec des voyages de presse, ce qui est la règle. Ils ne réclament ni éductours et encore mois l’organisation d’actions festives. Ils sont pragmatiques et professionnels et vont à l’essentiel. L’essentiel de la solution, pour eux, c’est le risque partagé avec la destination Agadir et Marrakech ( les deux destinations touristiques phares du tourisme national). C’est dans le cadre de cette solution que la synergie entre Ministère du tourisme, ministère des finances les CRT, l’ONMT, l’ONDA et les institutions élues doit s’engager immédiatement et dans les plus brefs délais. Au grand mal, les grands moyens. Le nouveau ministre assume la responsabilité désormais du secteur. C’est à lui d’entreprendre les démarches nécessaires et de prendre les décisions politiques et professionnelles efficaces qu’il faut.

    Arrêter l’hémorragie et maintenant, c’est cela dont il s’agit. Tout le monde est conscient de l’enjeu et de l’importance des marchés européens, notre princiapl vivier touristique, alors SVP, mettez vous à table et au travail, tout de suite, sans tarder. On a encore une chance de sauver la mise, faite le nécessaire, dans les plus brefs délais, pour que notre tourisme sorte de cette crise alarmante et très inquiétante qui pourra se transformer en vraie catastrophe si on n’agit pas comme il le faut pour relancer les marchés émetteurs, importants  et nécessaires pour les destinations Agadir, Marrakech, Ouarzazate et Fès, et pour le produit touristique Maroc, en général.



   Mohamed  RIAL


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