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Agadir Tourisme Une situation critique devenue structurelle ces dernières années. Une synergie des efforts s’impose.


Dimanche 3 Avril 2016

Durant les deux années 2014 et 2015, chiffres cumulés, la destination Agadir a enregistré moins de 25% des arrivées. Une crise touristique indéniable ; ce qui a fait dire à Guy Marrache président du CRT Agadir, en professionnel aguerri, que la situation critique est devenue structurelle. Il est à remarquer que cette crise touristique bien décriée par tout le monde, a été accentuée ces dernières années avec la crise géo politique que traverse l’Europe et le Maghreb.



  
   Durant les deux années 2014 et 2015, chiffres cumulés, la destination Agadir a enregistré moins de 25% des arrivées. Une crise touristique indéniable ; ce qui a fait dire à Guy Marrache président du CRT Agadir, en professionnel aguerri, que  la situation critique est devenue structurelle. Il est à remarquer que cette crise touristique bien décriée par tout le monde, a été accentuée ces dernières années avec la crise géo politique que traverse l’Europe et le Maghreb.
 Pour sa première rencontre avec la presse locale, le nouveau président du CRT Souss Massa, a bien réussi le passage en adoptant un langage de clarté et de responsabilité, avec des propos des plus précis , basés sur des données réelles de terrain et une pratique touristique de plusieurs années. Les premières actions du CRT est de revoir les statuts pour être en bonne conformité avec la Régionalisation Avancée et travailler en harmonie avec les différents opérateurs du secteur de la Région.
  IL est judicieux d’ailleurs d’arriver, grâce aux contacts avec  l’administration Centrale, de faire changer le nom de la Région et le remplacer par celui qui met en relief à la fois Agadir et les autres provinces de la Région. Ainsi avec une région appelée Agadir Souss Massa, le nom d’Agadir en tant que destination touristique balnéaire mais aussi en tant que capitale chef lieu de la Région servira beaucoup mieux, en matière de visibilité à l’international, et Agadir et le Souss Massa. Il est à remarquer que d’autres régions prennent le nom des villes : Marrakech/Safi ; Fès/ Meknès ; Casablanca /Settat … alors pourquoi pas Agadir Souss Massa ?
  L’autre approche du nouveau président du CRT consiste à fédérer les énergies pour arriver à rendre la situation touristique moins critique et moins aigue. Or cette fédération d’énergie doit avoir pour condition l’adhésion parfaite au sujet d’un plan d’action pré établi en commun accord, avec le Conseil Communal d’Agadir et avec le Conseil Régional, chacun selon ses compétences territoriales. Un plan d’action à prévoir sur trois années pour se permettre la possibilité de corriger et de rectifier le tir, chaque fois que cela devient nécessaire.
 Il est indiscutable qu’une mise à niveau d’Agadir en tant que  grande ville offrant un tourisme urbain, en tant que première destination balnéaire du pays, est urgente. Réaliser cette mise à niveau dans les deux années à venir, va permettre à Agadir de s’oxygéner et de sortir de la léthargie dont laquelle elle avait vécu ces dix dernières années et qui a  provoqué sa marginalisation. En effet le mauvais produit urbain a fini par se répercuter sur le produit touristique qui en a trop souffert à cause d’une mauvaise commercialisation de son produit, poussant les TO émetteurs à ne travailler que partiellement avec la destination.
  Ce que les élus communaux doivent bien comprendre, est que le produit touristique fait partie du produit urbain. L’un s’imbrique dans l’autre pour donner une destination touristique qui peut aller de l’excellence à la médiocrité, selon les stratégies, les moyens et l’implication que mettent les intervenants intéressés qui sont les élus, les professionnels et les autorités. Une bonne mise à niveau, doit se faire dans une bonne synergie, dont tout le monde est convaincu. Cette  attente concernant la mise à niveau n’a que trop duré et n’arrive pas à décoller, à moins qu’elle démarre dans les mois à venir.  Ne dit-on pas que  et l’espoir fait vivre ? Mais les actions concrètes sont plus porteuses encore…
  Agadir est une destination touristique urbaine, donc toute stratégie de développement communal doit tenir en compte cette composante. ET cela doit se faire dans le cadre d’une concertation permanente et non conjoncturelle, suivant un carnet de route et un suivi, pour que cette mise à niveau urbaine et touristique réussisse et serve de reflet l’une à l’autre. Il est donc urgent dans cette perspective de revoir le produit urbain en le rattachant au produit touristique.
  Les élus communaux doivent accorder toute l’importance nécessaire au secteur du tourisme en écoutant les doléances et les besoins du développement du secteur à plusieurs niveaux. Le président de la CUA avait répété à maintes reprises juste après son élection  que son équipe allait faire le nécessaire pour redonner à Agadir la place et la renommée qu’elle avait il y a de cela des années. Beau discours  qu’il faut suivre par les actes. Le tourisme demande une réactivité permanente hors de la lenteur administrative et ses méandres.
  La concurrence est rude dans le  secteur du tourisme car c’est une affaire du privé, de finances, de gain de temps, de rentabilité, d’innovation, d’investissements urbains nécessaires, de mise à niveau constante, d’aérien, de promotion... Lorsqu’on est en dehors de cette dynamique, on ne peut prétendre développer son tourisme. La plage d’Agadir est son capital principal, la CUA doit lui accorder les moyens nécessaires pour bien l’entretenir, la mettre en valeur et la rendre très attractive, toute l’année.
  La saison touristique qui attire le plus les clients c’est celle de l’hiver, soit du mois d’octobre au moins d’Avril. LE slogan publicitaire d’appel touristique «  Agadir c’est l’été en hiver » doit être bien traduit sur le terrain, notamment sur la plage avec l’entretien adéquat, les interdictions nécessaires (football et chiens) éclairage le soir, miradors de sauvetage, nettoyage permanent de la plage et de la promenade, interdiction des vélos et motocyclettes sur la promenade, réalisation de toilettes correctes…
  On se plaint dans le secteur des méfaits du All Inclusive, un mal devenu nécessaire car imposé par les TO émetteurs de clients. La solution, pour rendre moins dérangeantes les conséquences commerciales du All Inclusive, est justement d’avoir un bon produit touristique en matière d’hôtellerie, restauration, animation, shopping et commerce, appuyé sur un bon produit urbain en matière de signalétique, zones de verdures, passages piétons, feux rouges, transport urbain etc… Lorsque les clients ne sont pas satisfaits du produit urbain de la ville, ils ne trouvent aucun désir à sortir des hôtels, ce qui conduit à un taux de retour des plus faibles.
  En résumé, si la volonté des uns et des autres : Autorités, élus et professionnels, est manifeste, de nos jours, pour faire sortir la destination de son marasme touristique actuelle, au risque de s’accentuer encore plus  si rien de concret sur le terrain n’est fait. Ainsi donc des actions de terrain doivent voir le jour, le plus tôt possible, dans le cadre d’une bonne synergie, d’une vision commune et de plans d’actions bien préparés et bien exécutés aussi. Cette synergie doit être à la base d’un Brending de la destination, garant de son développement touristique actuel et à venir.
A bon entendeur, salut
 
Mohamed RIAL


 



Mohamed Rial



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