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Agadir Tourisme Visite de travail du ministre dans la destination : L’aérien indispensable. Pas de promotion sans aérien.


Mardi 21 Février 2012

Première sortie officielle du nouveau ministre du tourisme dans la destination Agadir. Un test réussi dans la forme que dans le fond. Lahcen Haddad a rencontré les professionnels du secteur lors d’une réunie élargie et avait tenu a donné la parole, via Mohamed Boussaid, wali d’Agadir et ex- ministre du tourisme, à tous ceux qui voulaient s’exprimer. Pratiquement tous les sujets relatifs aux difficulté du secteur ont été évoqués par des professionnels et des élus présents. On a regretté tout de même que certains grands professionnels (hôteliers et voyagistes) n’avaient pas pris la parole pour exprimer leur point de vue



Le Wali d'Agadir et le ministre du tourisme
Le Wali d'Agadir et le ministre du tourisme

  Le premier à prendre la parole, lors de cette réunion, est Abderrahim Oummani président du CRT Agadir SMD, qui avait dressé le bilan d’activités de la destination. UN bilan qui était par ailleurs bien positif jusqu’au mois d’avril 2011.( + 20% en arrivées et +18% en nuitées à fin avril). Malheureusement avec l’attentat d’Argana, la chute fut terrible, amplifiée (comme un malheur ne vient jamais seul) par l’amalgame créé par le Printemps Arabe. Depuis lors la situation de baisse ne fait que s’approfondir jusqu’à devenir catastrophique pour la plus grande majorité des établissements hôteliers. Aérien, promotion, absence d’animation touristique, unités hôtelières vétustes, insuffisance de la capacité hôtelière, sont les grands handicaps de la destination, expliqua le président du CRT.

   Début 2012, la situation noire continue et le secteur du tourisme (avec ses différentes composantes) vit une profonde crise qui paralyse toutes les activités du fait de rareté des arrivées touristiques. La suppression de 15 vols, selon le président du CRT, n’arrange pas les choses évidemment. D’autres suppressions sont attendues, malheureusement, pour l’été. Bref rien de réjouissant. L’aérien est donc la première solution à adopter pour alléger cette crise et repartir de bon pied pour les années à venir.

  La création d’un Fonds de Soutien à l’Aérien (avec un engagement des Pouvoirs Publics et des institutions élues) est une nécessité, voir une urgence. On ne peut qu’être d’accord avec le président du CRT à ce sujet et espérer que ce fonds voit le jour dans les semaines à venir. D’ailleurs le ministre du tourisme lui-même est convaincu que toute relance passe par le développement de l’aérien.

   Dans son  allocution il avait déclaré : «  l’aérien est indispensable. Pas de promotion sans aérien ». L’aérien est l’une des priorités du ministre, avec la promotion. Une commission sur l’aérien, explique-t-il, a été créée en collaboration avec le ministère du Transport, pour ce pencher à résoudre le problème de l’aérien, dans ses diverses composantes. Le mot d’ordre du ministre du tourisme est de définir les priorités (cas de l’aérien), se mobiliser ensemble (Tutelle, professionnels et élus), rationaliser les dépenses, en ces moments difficiles, se concerter pour voir comment sortir de la crise et enfin être réaliste vis à vis des attentes concernant le ministère du tourisme et l’ONMT.

  La volonté du ministre de bien prendre en main le secteur, dans le cadre d’une cohérence avec les autres départements ministériels est clairement affichée. C’est le cas avec le ministère du Transport. C’est le cas également avec le ministère de l’Intérieur au sujet de l’informel qui range le secteur, dans son volet organisation illégale des voyages, excursions et autres, mais également hébergement dans des appartements et riads non autorisés.

  L’autre point positif de la première réunion du ministre avec les professionnels et les élus est sa volonté à garder le contact permanent pour approfondir le dialogue, la concertation, la réflexion pour le développement du secteur. La nouvelle approche adoptée par le ministre, précisant que les solutions des problèmes du secteur, se fera dans une dynamique responsable du gouvernement est un nouveau langage réconfortant.

  En effet, le tourisme est un tout et demande l’intervention et l’apport de plusieurs départements ministériels (Ministère des Finances, Affaires Etrangères, Intérieur, Equipement et Transport, Artisanat, Affaires Culturelles, Ministère de la Communication …). La place dont jouit le secteur du tourisme, avec la première place en tant qu’employeur et la première place en tant que pourvoyeur de devises, mérite qu’on lui accord un intérêt bien particulier. Dans les destinations touristiques du pays, lorsque le tourisme va, tout va. IL n’y a qu’à voir ce qui se passe actuellement à Agadir et dans d’autres destinations, pour se rendre à cette évidence.

    Il est à souligner que les professionnels et les élus locaux ont tous exprimé leur volonté à travailler la main dans la main avec le ministère du tourisme pour aplanir les problèmes, relancer le tourisme et repartir sur de bonnes bases de concertation et de collaboration. L’implication des institutions élues est indispensable à tout point de vue. Sans une bonne synergie entre professionnels, élus, ministère de tutelle et autorités locales, on ne peut avancer dans le bon sens.

  Les nouvelles dispositions de la Vision 2020  avec la création des Territoires Touristiques, les Agences de Développement Touristiques et la Haute Autorité du Tourisme, entre autres, demandent une adhésion de tous à travers une bonne communication, une bonne participation et une bonne dynamique de groupe. Sans cela on ne pourra pas avancer.

  Le tourisme dans la région revêt un caractère particulier dans la mesure où il constitue un vrai levier de développement économique.  Le secteur de l’agriculture et le secteur de la pêche sont liés à la rarement des ressources ; ce n’est pas le cas du tourisme. ON est à trois heures de vol des capitales européennes. Les clients existent, il faut savoir bien aller les chercher, car les voyages  font partie intégrante de la vie moderne. La preuve alors qu’on vit une vraie crise touristique au Maroc, certains pays touristiques dont les Iles Canaries et la Turquie sont en surbooking.

  Moralité le mal est chez nous. La crise économique existe en Europe, mais elle n’explique pas tout, les européens continuent à voyager. La capacité en lits dans les principales destinations touristiques Marrakech et Agadir est bien minime par à rapport à d’autres destinations. Il faut savoir faire le bon diagnostic et adopter les solutions rationnelles et adéquates qu’il faut. En tout cas, c’est au moment de la crise qu’il faut bouger le plus, à plusieurs niveaux, pour alléger le fardeau de la crise et se préparer à la relance qu’il faut savoir provoquer par les moyens appropriés dont le développement de l’aérien avec la subvention des vols (charters, low cost, notamment) et le soutien aux TO (toute catégorie confondue dont les on liners) etc…

   Mohamed RIAL


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Mohamed Rial




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