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Agadir Université Ibn Zohr : Découverte à IMilchil de fragments de météorites de 180 kg datant de 40 000 ans, par des chercheurs de la Faculté des Sciences.


Jeudi 6 Décembre 2012

Malgré les contraintes que vit l’Université Ibn Zohr d’Agadir : densité des étudiants, couverture d’une zone qui fait la moitié de la superficie nationale, entre bien d’autres, manque de professeurs et moyens de travail, cela n’a pas empêche pas des chercheurs de la Facultés des Sciences de faire du beau travail en matière de publications scientifiques (20 avec une première place à l’échelon national) et de découvertes dont celle concernant le double cratère d’impact à Imilchil. Une bonne première nationale.



Lac Isli
Lac Isli
 
  Malgré les contraintes que vit l’Université  Ibn Zohr d’Agadir : densité des étudiants, couverture d’une zone qui fait la moitié de la superficie nationale, entre bien d’autres, manque de professeurs et moyens de travail, cela n’a pas empêche pas des chercheurs de la Facultés des Sciences de faire du beau travail en matière de publications scientifiques (20  avec une première place à l’échelon national) et de découvertes dont celle concernant le double cratère d’impact à Imilchil. Une bonne première nationale.
 
  Les fragments de la météorite d’Imilchil avec un diamètre de 120 mètres, pèsent 180 kg et proviennent du ciel astral il y a 40 000 ans. La conséquence en fut la formation de deux lacs bien connus dans la zone, provenant de deux cratères. Ces deux lacs sont celui d’Isli et Tislit (le marié et la mariée en Tamazight) qui nourrissent depuis des années une légende perpétue dans la région et chez sa population vivant dans les montagne de l’Atlas, ayant donné la naissance du fameux moussem des fiançailles d’IMilchil.
 
  Il est à rappeler que la légende d’Isli et Tislit relate l’amour impossible entre un garçon de la tribu des Aït Ibrahim et une fille de la tribu des Aït Azza. Leur amour ne pouvait aboutir parce que les deux tribus étaient en guerre continue, une querelle d'espace qu'ils ont héritée des siècles d'avant.
 
   Ainsi, ni le père du jeune homme ne tolérerait que son fils prenne femme chez les Aït Azza, ni le père de la jeune fille n'accepterait que sa fille devienne la conjointe d'un Aït Ibrahim. Les deux amants se vouaient un amour pur, d'une profondeur telle qu'ils ne pouvaient vivre séparés. Aussi décidèrent-ils de s'enfuir vers la montagne d'Islan.
 
   Quand ils y arrivèrent, ils s'assirent et se mirent à pleurer à cause du sort qui les avait obligés à quitter leurs parents, frères et amis. Ils pleurèrent des jours entiers. Les larmes qu'ils déversaient constituèrent bientôt deux lacs qui portèrent leurs noms: Isli et Tislit. Belle légende d’amour, mais pour les chercheurs de la Faculté des Sciences les choses sont autrement faites et scientifiquement prouvées.
 
   C’est d’ailleurs une fierté pour l’Unité de Recherche LPMM, faisant partie du Laboratoire géopatrimoine & géomatériaux de la Faculté  des Sciences, Université Ibn Zohr d’Agadir, que cette découverte  astro et géo physique dans la région d’Imilchil  avec des fragments de météorites (environ 180 kg) formés essentiellement de fer métal.
 
  En effet, les travaux effectués par l’équipe de chercheurs formée de Hassan Nachit, Abderrahmane Ibhi et El Hassan Abia, dans le Laboratoire et sur le terrain, ont confirmé que les fragments de météorites retrouvés de part et d’autres au niveau des deux lacs Isli et Tislit d'Imilchil appartiennent à une même et seule météorite mère. Cette dernière s’est fragmentée à son entrée dans l’atmosphère. Les prospections menées par l’équipe de ces professeurs chercheurs dans la région d’Imilchil ont abouti à la découverte  d’autres indices scientifiques qui attestent que les deux lacs Isli et Tislit correspondent en fait à des cratères d’impact qui résultent de la chute de deux morceaux de la météorite métallique sur terre, et ce, il y a 40 000 ans.
 
  Quant au  remplissage de ces deux cratères, il s’est fait avec de l’eau de pluie et la fonte des neiges pour donner naissance aux lacs qui connaissant un afflux de touristes grâce à leur emplacement magnifique. Avec une superficie de 2,55 km2 et 95 m de profondeur, le lac Isli est l’un des plus grands et profonds lacs naturels au niveau de l’Afrique du Nord. Par ailleurs, le lac Tislit est de 1,30 km2 de superficie et 27 m de profondeur.
 
   IL est certain que cette importante découverte  aura de bonnes retombées à la fois scientifiques, mais également économiques et sociales dans la région. Impact positif certain vu l’intérêt qu’elle va susciter dans les milieux scientifiques compétents (visites de terrain, discussions scientifiques, missions spécifiques etc…) mais également chez un genre particulier de touristes avides de ce genre d’endroit. Egalement chez monsieur tout le monde, animé par une curiosité légitime de voir de ses propres yeux ce phénomène  d’impact de météorite.  Cette curiosité va permettre à la région de recevoir des touristes nationaux et internationaux, une fois l’information bien véhiculée.
 
 C’est ainsi que la conséquence en sera un impact très positif sur la région au niveau socio-économique permettant de faire sortir la région de son isolement géographique et économique. C’est une nouvelle niche touristique qui va engendrer un élan économique et social bénéfique devant générer le désenclavement de cette région et la valorisation de son patrimoine naturel, l’un des plus beaux dans le pays, aussi bien en hiver (avec la neige) qu’au printemps ou en été.
 
 Avec cette importante découverte, à la dimension légendaire des lacs d’Isli et de TIslit, lacs qui restent par ailleurs des plus beaux et des plus grands au Maroc s’ajoute désormais, celle d’une cicatrice cosmique due à l’impact d’une météorite, qui deviendra sûrement dans les années à venir un centre scientifique de recherche en la matière.
 
  Un grand bravo donc à cette unité de recherche de la Fac des sciences dont les travaux ont débuté au sujet des météorites en 2004. Félicitations aux chercheurs qui ont honoré, leur faculté, l’Université Ibn Zohr mais également la recherche scientifique au Maroc. ET Dieu sait, si la recherche est dotée de moyens financiers et humains suffisants, nos professeurs chercheurs sont capables de faire des merveilles. Très bonne continuation à nos vaillants chercheurs.
 
Mohamed RIAL

Autochtone avec deux chercheurs
Autochtone avec deux chercheurs

fragmant de métérorite
fragmant de métérorite

Mohamed Rial



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