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Cinéma Sofitel Marrakech Partenaire à l'avant-première du film "Les chevaux de Dieu" de Nabil AYOUCH. Mercredi 06 Février 2013.


Samedi 2 Février 2013

Le film est librement inspiré des attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca. Sofitel Marrakech Partenaire à l'avant-première du film "Les chevaux de Dieu" de Nabil AYOUCH. Mercredi 06 Février 2013. A 19h00 au Cinéma Le Colisée.



Cinéma  Sofitel Marrakech Partenaire à l'avant-première du film "Les chevaux de Dieu" de Nabil AYOUCH. Mercredi 06 Février 2013.
Le film est librement inspiré des attentats terroristes du 16 mai 2003 à Casablanca. Sofitel Marrakech Partenaire à l'avant-première du film "Les chevaux de Dieu" de Nabil AYOUCH. Mercredi 06 Février 2013. A 19h00 au Cinéma Le Colisée.
 
 
  Yachine, 10 ans, et Hamid, petit caïd de 13 ans, vivent dans le bidonville de Sidi Moumen à Casablanca. Leur mère dirige comme elle peut toute la famille. Adolescent, Hamid va se retrouver en prison, Yachine enchaîne alors les petits boulots pour sortir de ce marasme où règnent violence, misère et drogue.
 
À sa sortie de prison, Hamid a changé. Devenu islamiste radical pendant son incarcération il persuade Yachine et ses amis de rejoindre leurs “frères”. L’imam entame alors avec eux une longue préparation physique et mentale. Un jour, il leur annonce qu’ils ont été choisis pour devenir des martyrs.
 
 
  Nabil Ayouch explique :
Quelle est l’origine de votre film LES CHEVAUX DE DIEU d’après le récit de ces jeunes marocains qui ont commis des attentats kamikazes en 2003 ?
D’abord cela vient d’une histoire personnelle que j’entretiens avec le bidonville de Sidi Moumen, quartier d’où sont issus les jeunes kamikazes qui ont commis les attentats de Casablanca en 2003. J’avais tourné dans ce quartier quelques séquences d’un précédent
film en 1999, ALI ZAOUA.
 
C’est un lieu que j’avais donc beaucoup arpenté, je m’y sentais très bien et il présente par ailleurs une particularité étonnante, celle d’être la partie la plus haute de la banlieue de Casablanca. Les habitants de ce quartier étaient dans mon souvenir très pacifistes, très ouverts, alors lorsqu’il s’est passé les attentats de 2003 je n’ai pas
compris. Quatorze gamins de Sidi Moumen se sont faits sauter. On se dit : “Non, ce n’est pas possible !” Ça a été un traumatisme énorme au Maroc, parce qu’on s’attendait à ce que ces actes soient l’œuvre de terroristes entraînés, venus d’Afghanistan ou d’Irak, et pas que leurs auteurs soient des gamins de bidonvilles dont ils n’étaient jusqu’alors jamais sortis.
 
Ils avaient pour la plupart vingt ans. C’était tellement choquant qu’immédiatement j’avais besoin de réagir, de faire quelque chose. Sauf que je n’ai pas fait ce qu’il fallait ! C’est-à-dire ? J’ai pris une caméra avec une équipe et je suis allé à la rencontre des victimes. J’ai écouté les survivants, leurs familles. J’en ai tiré un court métrage de seize minutes. Mais c’est tout.
 
J’ai mis du temps à me rendre compte que ma vision était incomplète. Il m’a fallu trois ou quatre ans pour finalement y revenir vraiment. D’abord parce que j’ai pris conscience qu’en tant que réalisateurs, nous ne sommes finalement pas des témoins qui avons le devoir de réagir dans l’immédiateté comme les journalistes. Nous avons avant tout le devoir de prendre du recul par rapport aux événements pour en restituer un regard particulier, notre regard.
 
Ensuite, parce que c’est ce temps qu’il m’a fallu pour comprendre mon sentiment de frustration, pour comprendre que les victimes étaient des deux côtés.
 
 
Biographie : 
Nabil Ayouch est né le 1er avril 1969 à Paris.
Il travaille entre Casablanca et Paris.
En 1997, Nabil Ayouch réalise son premier long métrage, MEKTOUB, qui comme ALI ZAOUA (2000) a représenté le Maroc aux Oscars, puis viennent UNE MINUTE DE SOLEIL EN MOINS (2003) et WHATEVER LOLA WANTS (2008), produit par Pathé.
Son premier court métrage en 1992, LES PIERRES BLEUES DU DÉSERT révèle Jamel Debbouze.
En 2009, il conçoit et met en scène le spectacle de clôture du Forum Économique Mondial de Davos, après avoir mis en scène plusieurs spectacles vivants tel que l’ouverture du Temps du Maroc en France au Château de Versailles en 1999.
Nabil Ayouch crée en 1999 Ali n’Productions, société avec laquelle il aide de jeunes réalisateurs à se lancer grâce à des initiatives telles que le Prix Mohamed Reggab, concours de scénario et production de 8 courts métrages en 35 mm. Entre 2005 et 2010, il produit 40 films de genre dans le cadre de la Film Industry.
En 2006, il lance le programme Meda Films Development - avec le soutien de l’Union Européenne et de la Fondation du Festival International du Film de Marrakech - une structure d’accompagnement des producteurs et scénaristes des dix pays de la Rive Sud de la Méditerranée, dans la phase de développement de leurs films.
 
Nabil Ayouch fonde le G.A.R.P. (Groupement des Auteurs, Réalisateurs, Producteurs) en 2002 et la “Coalition Marocaine pour la Diversité Culturelle” en 2003. En 2008, il participe à la création de l’Association Marocaine de lutte contre le Piratage, qu’il préside.
 
En 2011, il sort son premier documentaire de long métrage, MY LAND, qu’il a tourné au Proche-Orient.
Nabil Ayouch termine en 2012 LES CHEVAUX DE DIEU, qui s’inspire des attentats du 16 mai 2003 à Casablanca.

Nabil Ayouch et ses acteurs principaux
Nabil Ayouch et ses acteurs principaux

Image du film
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