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Dakar Argentina Bolivia Chile 2014 – Etape 7: Salta – Salta «Au pays des Lamas»


Mardi 14 Janvier 2014

Liaison : 230Km
Spéciale 533Km

Cette maxi-boucle avec 533 km de spéciale au programme à obligé les équipages à éprouver leurs aptitudes aux changements de rythme. Après des terrains cassants en début de journée, on a enregistré de belles vitesses de pointe dans le deuxième tiers, puis les techniques de trajectoires ont été ensuite testées, le tout à près de 3 500 mètres d'altitude en moyenne. Pour finir cette journée riche en sensations, la traversé d’un « salar » (lac salé asséché) sur une vingtaine de kilomètres: une ligne droite qui donne le vertige.



Une grande boucle de 500km autour de Salta qui offrait un terrain un peu plus favorable au buggy de Carlos Sainz. Une occasion qu'« El Matador » n'a pas laissé passer, signant sa 27e victoire sur l'épreuve, devant le Qatari Nasser Al-Attiyah, et Stéphane Peterhansel, qui ne reprend toutefois qu'1'52 au leader Nani Roma.

Terranova a écopé hier soir de 15 minutes de pénalité pour conduite antisportive. Ainsi relégué en 4e position derrière Giniel de Villiers, l'Argentin pourrait bien avoir perdu dans l'affaire son rôle de trublion dans la lutte entre Roma et Peterhansel. Un duel attendu qu'envisage d'arbitrer Carlos Sainz et Nasser Al-Attiyah. Et ils l'ont montré dès cette 7ème étape. Sur un terrain propice au buggy, Carlos Sainz a profité d'une crevaison de Giniel de Villiers pour bénéficier d'une piste libre et attaquer au maximum. A la clé, une 2e victoire d'étape 2014, sa 27ème sur l'épreuve, bien aidé il est vrai par une petite erreur de navigation de Nasser Al-Attiyah. Au final, El Matador devance de 4'24 le Qatari et 7'04 Stéphane Peterhansel, qui dans sa position d'ouvreur en piste a lui été contraint de lever le pied à plusieurs reprises, en raison de … troupeaux de lamas sur la piste ! 

Conséquence au général, « Monsieur Dakar » ne reprend qu'1'52 au leader Nani Roma. Avec toujours plus de 30 minutes d'avance en tête, le Catalan a décidé d'aborder la 2ème semaine avec retenue et roule désormais, de son aveu même, à 90%. Suffisant cependant pour signer le 4e temps de cette 7e étape, 8'56 derrière Carlos Sainz. Derrière, dans la lutte désormais pour la 3e place entre Giniel De Villiers et Orlando Terranova, c'est le Sud-Africain qui, malgré sa crevaison et l'handicap du moteur essence en altitude, l'emporte avec la 8e place du jour, certes à 16'25 du vainqueur, mais 1'25 devant l'Argentin, victime lui de soucis de navigation et également de crevaison. De Villiers porte ainsi son avance à 6'11 sur le héros local. 

Les témoignages des pilotes
 
Stéphane Peterhansel
Une spéciale très complète avec de jolis passages  plaisants à piloter et d'autres secteur faisant la part belle à la vitesse. On a ouvert la piste une bonne partie de la journée, hormis sur un court passage où Nasser Al-Attiyah nous a dépassé, mais il a commis une petite faute de navigation, et nous sommes repassés devant. La navigation n'était pas extrêmement compliquée, mais la position d'ouvreur n'était quand même pas simple aujourd'hui car nous sommes tombés plusieurs fois sur des troupeaux de lama sur la piste et il a fallu planter les freins pour réellement ouvrir la route à petite vitesse le temps qu'ils se dispersent. On les a effrayé pour les autres et perdu un peu de temps comme ça, parce que tu retombes à 50 km/h, à cette altitude ça prend un peu de temps de relancer la machine à 160!
 
Giniel Deviliers
« Je m'attendais à perdre du temps sur cette étape, car nous avons un réel déficit de puissance dès que nous sommes en altitude. Cela fait une énorme différence. Nani m'a dépassé sur un secteur rapide, nous avons essayé de le suivre, mais même en étant complètement à fond, c'était absolument impossible. En plus nous avons eu une crevaison qui nous a ajoutés deux minutes de retard supplémentaires. Quand nous allons revenir au  niveau de la mer, je pense que cela ira beaucoup mieux pour nous. »
 
Nasser Al-Attyia
Nous sommes tout de suite partis sur un très haut rythme. La spéciale était très rapide et  j'ai pu revenir assez vite dans la poussière de Stéphane Peterhansel, mais sans vraiment pouvoir le dépasser. et puis j'ai fini par trouver l'ouverture, mais je n'ai pas gardé cette position très longtemps, car un peu plus loin j'ai commis une petite erreur de navigation à un croisement, où je suis parti sur la mauvaise piste. J'ai perdu un peu de temps, mais surtout, "Peter" en a profité pour repasser en tête et ensuite, ça ne servait plus à rien de prendre tous les risques pour être devant. Bon, au final, quand même une bonne journée!
 
Le message du jour d’Isabelle Patissier
Magnifiques décors pour cette longue spéciale de 533km  entre 3500 et 4200 mètres d’altitude, en plein milieu de la Cordillère des Andes. La mécanique et l’équipage ont été mis à rude épreuve aujourd’hui, mais nous avons été récompensés par la visite surprise de « Guacanos » (ndlr : une sorte de Lama), sur le bord de la piste.
Au niveau des classements : Isabelle et Thierry terminent la spéciale du jour en 42ème position, avec un temps de 05:58:35, ce qui les placent en 28ème position au général et en 7ème position au classement de leur catégorie, voiture deux roues motrices essence.

Les dix premiers au classement général
 
1.    ROMA (ESP), sur MINI, en 27:03:52
2.    PETERHANSEL (FRA), sur MINI, en 27:35:45
3.    DE VILLIERS (ZAF), sur TOYOTA, en 27:52:15
4.    TERRANOVA (ARG), sur MINI, en 27:58:26
5.    AL-ATTIYAH (QAT), sur MINI, en 28:22:16
6.    SAINZ (ESP), sur SMG, en 28:54:34
7.    DABROWSKI (POL), sur TOYOTA, en 29:34:39
8.    HOLOWCZYC (POL), sur MINI, en 29:34:44
9.    VILLAGRA (ARG), sur MINI, en 29:56:49
10. LAVIEILLE (FRA), sur HAVAL, en 30:10:58
 
Demain, Etape 8 : Salta – Calama – On quitte l’Argentine pour le Chili
 
Liaison : 510 km
Spéciale : 302 km
 
On enjambe aujourd’hui la Cordillère des Andes pour entamer la séquence chilienne du rallye. Une spéciale de transition y est dessinée pour la dernière journée que les autos passeront sans doubler de motos et de quads. Le chrono du jour est accessible aux virtuoses du volant à l’aise sur des pistes rapides et dans un environnement fermé. Mieux vaut soigner sa position de départ afin de s’économiser des manœuvres de dépassement, bien que le respect strict du système Sentinel soit contrôlé avec attention en fin de journée.
 
Par Marc d’Haenen – Correspondant du Dakar.


Marc D'Haenen



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