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Entretien : Gérard Pélisson, cofondateur du groupe Accor «Notre groupe est fortement engagé dans le développement touristique du Royaume»


Jeudi 3 Mai 2012

Gérard Pélisson a effectué un passage éclair, le 3 mai, à Casablanca pour présider un conclave stratégique de Risma. Le cofondateur du groupe Accor, numéro un mondial de l’hôtellerie, nous a accordé cet entretien exclusif. Gérard Pélisson : «Le groupe Accor compte aujourd’hui des compétences marocaines qui évoluent à l’international».



Entretien : Gérard Pélisson, cofondateur du groupe Accor «Notre groupe est fortement engagé dans le développement touristique du Royaume»
Gérard Pélisson a effectué un passage éclair, le 3 mai, à Casablanca pour présider un conclave stratégique de Risma. Le cofondateur du groupe Accor, numéro un mondial de l’hôtellerie, nous a accordé cet entretien exclusif. Gérard Pélisson : «Le groupe Accor compte aujourd’hui des compétences marocaines qui évoluent à l’international».
 
 Question: De par le monde, on dit que vous êtes un personnage. On concède aussi que vous êtes une institution. Quel regard portez-vous sur votre parcours et sur ce que vous êtes aujourd’hui ?

GÉRARD PÉLISSON : Avec Paul Dubrule, mon compagnon de route, on a effectivement œuvré à transformer l’industrie du tourisme et de l’hôtellerie en France, puis en Europe et dans le monde. Mais avec le temps, le sens de la modestie finit par prévaloir. Alors, on s’aperçoit que le chemin parcouru jusque-là est moins important que ce qui reste à accomplir en termes de projets et d’aventures. Ce qui est essentiel, c’est de transmettre ce que l’on a engrangé aux générations qui suivent pour assurer la continuité. Nous travaillons dans une activité de services qui est sans doute la plus importante au monde si l’on tient compte des mouvements humains et des capitaux qu’elle implique. Regardez ce qui se passe sur les marchés émergents aujourd’hui, de la Chine au Brésil, et vous réaliserez mieux l’importance de l’industrie du tourisme dans le développement humain et la vie des sociétés.

La manière dont le transport aérien a évolué, ces dernières années, est-elle l’élément déclencheur de cette dynamique ?
Cela y a contribué, en tout cas, d’une manière décisive. La démocratisation du voyage aérien et son accessibilité sans cesse pour le consommateur ont permis de transformer radicalement la notion du tourisme par-delà les frontières. Les classes moyennes émergent mieux, le pouvoir d’achat s’améliore et les moyens de transport s’élargissent. Cela rend forcément les gens plus proches qu’ils ne l’ont jamais été avant. Et, par corollaire, cela fait des activités touristiques et hôtelières un business florissant en dépit des crises.

Même lorsque le Printemps arabe est passé par là ?
De mon point de vue, c’est du passé. Le présent, lui, montre que notre industrie se remet déjà en ordre de marche et renoue avec la prospérité. Certes, des marchés on souffert de cette crise, l’an passé, comme l’Égypte par exemple ou la Tunisie, où le secteur touristique ne se remettra pas sur les rails avant deux ou trois ans encore. D’autres pays dans cette région, qui est stratégique aujourd’hui pour le groupe Accor, ont traversé la crise. Le Royaume du Maroc en est un exemple édifiant. Ses capacités de résilience sont intactes et je m’aperçois avec plaisir qu’il avance avec sérénité dans la voie du développement qu’il s’est tracée sous la conduite de Sa Majesté le Roi
Mohammed VI. Je suis profondément épris de ce pays depuis de longues années et n’ai jamais cessé de l’aimer et de le visiter chaque fois que mes responsabilités m’en ont laissé le loisir. Notre groupe est fortement engagé dans le développement touristique du Royaume et nous faisons en sorte que cela continue en mieux et longtemps encore.

Vous avez toujours défendu l’idée d’un tourisme qui agit comme un ascenseur social…
Naturellement. D’ailleurs, je m’en confiais souvent à Feu Sa Majesté Hassan II, qui était très soucieux du développement de ce secteur dans le Royaume, en mettant en évidence le rôle du tourisme comme révélateur de compétences.
Vous savez, ce n’est pas tout de bâtir des hôtels à coups des millions d’euros. Encore faut-il les faire tourner et les faire vivre convenablement en plaçant le client au centre de toutes les préoccupations. C’est ce que nous essayons de faire au sein du groupe Accor au Maroc : donner sa chance à chacun de s’exprimer dans son travail et d’apporter sa contribution au développement global du groupe et du pays par ricochet.  Nous faisons valoir l’idée non pas d’un job, mais d’une carrière. C’est essentiel à mes yeux.
Il y a des personnes qui commencent comme simples agents à l’accueil ou dans l’administration, mais qui se retrouvent, un jour, à des postes de direction, voire de responsabilité régionale. Le groupe Accor compte aujourd’hui des compétences marocaines de cette pointure qui évoluent à l’international.

Vous vous retirez aujourd’hui officiellement des organes de gouvernance de Risma, le fonds d’investissement qui pilote les activités d’Accor au Maroc, mais vos pairs vous ont demandé d’y rester à titre honorifique. Qu’est-ce que cela vous fait ?
Je quitte en effet mes responsabilités à la tête du conseil de surveillance de Risma, mais les actionnaires m’ont demandé de rester dans la structure en qualité d’administrateur et de président d’honneur. Depuis le temps que je rêve de jouer au golf dans ce Royaume, qui est à mes yeux le plus beau pays du monde, eh bien, maintenant, je vais avoir du temps pour le faire !
 
Par Hassan El Arch, LE MATIN

Mohamed Rial




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