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Essaouira Crise dans la gestion des déchets. Le département des Eaux et assainissement bloque sans convaincre. Un vrai scandale.


Mardi 16 Août 2016

Annulation, sans le moindre argument de la part du département Eaux et Assainissement du Ministère de l’Intérieur au sujet de la gestion déléguée, renouvelable, des déchets solides à Essaouira. Le montant du marché est passé de 23.000.000 à 18.000.000 puis à 14.000.000 maintenant ! Sans aucune raison valable, moins justifiable, encore. Pourtant les deux CPS ont été validés et visés à priori par le département concerné…



 
   Annulation, sans le moindre argument  de la part du département Eaux et Assainissement du Ministère de l’Intérieur au sujet de la gestion déléguée, renouvelable, des déchets solides à Essaouira. Le montant du marché est passé de 23.000.000 à 18.000.000 puis à 14.000.000 maintenant ! Sans aucune raison valable, moins justifiable, encore. Pourtant les deux CPS ont été validés et visés à priori par le département concerné…
  La décision du Ministère de l’Intérieur est vraiment outrageuse et préjudiciable pour la ville d’Essaouira à deux mois de l’organisation de la COP 22 à Marrakech. En plus la ville abrite un colloque des Jeunes de la Méditerranée dont le sujet principal n’est autre que l’Environnement, au mois de septembre prochain. Ajoutez à cela l’organisation du festival des Andalousies Atlantiques qui porte aussi sur l’Environnement.
  A quel jeu joue le responsable du département «  compétent » concerné à propos d’un sujet crucial pour la ville qui connaît un développement socio-économique certain. Les élus locaux sont unanimes pour dénoncer ce délit  flagrant et demandent qu’une solution immédiate soit trouvée en débloquant l’approbation au sujet du marché à hauteur de 18 000 000 de  DH. Le ramassage des ordures et déchets est une grande nécessité, dans la destination balnéaire et culturelle souirie, en ce moment de vacances d’été mais également durant toute l’année. A la fois la Médina, les quartiers de la ville sans exception doivent connaître un ramassage digne d’une cité urbaine moderne…
  Sur quelle base un responsable à Rabat se permet-il de remettre tout un cahier de charge, au sujet d’une ville, dont il ne maîtrise pas les données et les tenants et aboutissants socio-économiques ? L’abus de pouvoir est manifeste. Il est à rappeler qu’Essaouira a été la première ville au Maroc à opter pour une gestion déléguée des déchets. C’est aussi la première ville à avoir réaliser une décharge contrôlée. La ville génère 73 000 tonnes de déchets par an, qui vont en augmentant, logique, la ville grandit et se développe d’année en année
  Pourquoi alors diminuer le coût de la soumission  si vraiment on tient à donner à la ville un service de ramassage correct, voire performant, à l’image de sa renommée touristique ? L’image de la ville passe bien avant le coût, qui est pourtant défini par un cabinet spécialisé.  Ce sont là des questions, entre autres, que se posent avec beaucoup de regret les membres du conseil municipal d’Essaouira quatre mois après la dramatique annulation du premier marché à une semaine seulement de sa mise en service.
  D’après des sources confirmées, le ministère de l’Intérieur propose, outre la réduction du montant du marché, un ensemble de mesures dont  le licenciement de 30 ouvriers, l’annulation d’une prime sociale qui avait pourtant fait l’objet d’un accord conclu sous l’égide des autorités locales, la suppression de la plage de la liste des zones  de collecte, entre autres. C’est vraiment du n’importe quoi, nullement justifiée. Merci pour cette belle implication citoyenne d’un cadre du Ministère de l’Intérieur qui au lieu de se soucier à créer des emplois veut les réduire.
 
  Ce refus laisse la porte ouverte à toutes les interprétations car il ne cadre nullement avec un travail responsable, surtout à travers des propositions  qui reflètent une ignorance totale des spécificités de la ville qui mise beaucoup sur l’amélioration  de la qualité de la gestion des services d’assainissement solide et des espaces verts afin de relooker son paysage urbain et renforcer son attractivité.
 
 Il est à signaler comme l’a bien exprimé notre confrère Khallad de Libération que «Le Conseil Communal d’Essaouira a commis une grave erreur en acceptant  de refaire le premier marché sur la base de simple directive dénuée de tout argument. C’était une grande bavure commise à l’encontre de l’entreprise qui avait pourtant tout préparé pour entamer le service. On ne peut pas annuler et refaire un marché sur la base d’une directive qui n’explique rien, absolument rien. Y avait-il violation du Code des marchés publics ? Soupçon de corruption ? Le ministère de l’Intérieur doit expliquer sa décision et en définir les responsabilités… »
  A signalons également, dans cet même ordre d’idée, il y a eu de reposer les questions pertinentes suivantes :
« Sur quelle base le ministère de l’Intérieur procède-t-il à chaque fois à la réduction du montant du marché ? N’avait-il pas la possibilité de l’estimer correctement depuis le début ? Pourquoi valider et viser les CPS puis redemander la réduction du montant à quelques semaines de l’ouverture des plis ? S’agit-il de décisions administratives officielles, écrites et argumentées ou de simples directives ? Quels objectifs derrière tout ce remue ménage absurde ?
  Des questions, entre autres, que se posent avec beaucoup de regret les membres du conseil municipal d’Essaouira quatre mois après la dramatique annulation du premier marché à une semaine seulement de sa mise en service. Ce qui n’exclue pas de mettre des doutes raisonnables sur les soit disant « raisons » de ce refus, qui pourraient être à l’origine de cette décision défavorisant l’un des soumissionnaires aux autres.
  Moralité, cette « crise » de la gestion déléguée des déchets a été volontairement inventée pour arriver à des fins autres que l’objectif de permettre à Essaouira d’avoir un bon service de ramassage avec le prix qu’il faut. On suivra de près de ce dossier, notamment dans l’attente d’une réponse convaincante de la part département Eaux et Assainissement du Ministère de l’Intérieur. Si ce n’est pas le cas relève d’un beau scandale que nous allons dénoncer clairement, plus encore…
Affaire à suivre…

Mohamed RIAL
 


Mohamed Rial



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