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Les guides touristiques du Maroc virent à la catastrophe


Lundi 16 Juillet 2012

Une catastrophe sociale menace les guides touristiques du Maroc. Bien que la saison estivale ait démarré depuis presque un mois, l’activité touristique est en stand-by. L’affluence des touristes se fait de plus en plus rare. De même, leur engouement pour les prestations des guides diminue d’une saison à l’autre.



Les guides touristiques du Maroc virent à la catastrophe
Une catastrophe sociale menace les guides touristiques du Maroc. Bien que la saison estivale ait démarré depuis presque un mois, l’activité touristique est en stand-by. L’affluence des touristes se fait de plus en plus rare. De même, leur engouement pour les prestations des guides diminue d’une saison à l’autre.
 
 La situation est scandaleuse, poussant cette communauté de professionnels à tirer la sonnette d’alarme quant à leur devenir et celui de leurs familles. «La situation n’est pas rassurante du tout. En dépit de l’activité touristique, qui s’avère morose en cette période, nous sommes sujets à la concurrence déloyale sur l’ensemble du territoire», souligne Jamal Saâdi, président de l’Association régionale des guides de Marrakech.
 
En effet, l’anarchie domine dans ce secteur qui compte près de 2.700 guides dépendant de l’offre du marché. M. Saâdi pointe du doigt la présence de certaines prestataires illégalaux qui empiètent sur leurs champs d’exercice. «Au moment où nous luttons contre les faux guides, nous sommes surpris par la présence des étrangers, notamment les propriétaires des maisons d’hôtes qui prennent le métier de guide pour vocation», précise Jamal Saâdi. Et de poursuivre que «ces personnes profitent de l’Internet pour promouvoir leurs activités, nous privant ainsi de nos clientèles et tuant petit à petit ce métier».
 
Lesdites pratiques illicites, telles que les qualifie Jamal Saâdi, n’ont pas été bannies, malgré les revendications des guides et agences de voyages qui en sont les premières victimes.

Si au niveau national cette nouvelle tendance est de plus en plus visible, Marrakech, qui compte un grand nombre de guides, souffre autrement. «Le bus rouge a cassé notre cadence. Les prestations qu’il offre rivalisent massivement avec les nôtres», indique le président de l’association. Selon M. Saâdi, ce bus qui relève d’une société locale de transport urbain «ne dispose pas d’une licence conforme à la loi qui régit l’activité des agences de voyages».
 
Et de préciser que «ce bus devrait être complémentaire aux prestations des agences de voyages et des guides touristiques et non pas se tailler la part du lion en présentant des tarifs concurrentiels». Les tarifs du «bus rouge» qui sillonne la ville ocre sont de 75 dirhams pour l’enfant, 50 dirhams pour les résidents et 145 dirhams pour les non-résidents. Or les honoraires des guides varient d’une prestation à l’autre. La Fédération nationale des accompagnateurs de tourisme se penche sur cette question afin de déterminer, dans ce sens, un barème national. Le mois de juillet marque également une année après la signature de la convention favorisant la couverture médicale de la population des guides.
 
 M. Saâdi souligne, à cet effet, un retard d’application. L’objectif des adhésions, fixé pour la première année, n’a pas été atteint. Seuls les guides de la région de Fès ont pu s’inscrire. Ceci est dû à une bonne communication initiée par les associations locales. Le bureau fédéral des guides touristiques qui est en cours de constitution prend cette problématique comme priorité et ambitionne d’organiser une caravane nationale afin de fédérer, à cet égard, un grand nombre de partenaires et d’adhérents.
 
Source : Aujourd’hui le Maroc

Mohamed Rial




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