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Marrakech 48ème édition du Festival National des Arts Populaires. Création de la Cité des Arts Populaires, en vue.


Mercredi 24 Juillet 2013

Après avoir animé sans relâche durant 5 jours les douces nuits du ramadan de la ville ocre, la 48ème édition du Festival National des Arts Populaires a pris fin en apothéose.



Marrakech  48ème édition du Festival National des Arts Populaires. Création de la Cité des Arts Populaires, en vue.
 
 
 
 
    Après avoir animé sans relâche durant 5 jours les douces nuits du ramadan de la ville ocre, la 48ème édition du Festival National des Arts Populaires a pris fin en apothéose.
 
Une fois de plus, le festival aura laissé des empreintes indélébiles et des souvenirs inoubliables à tous ceux qui y ont assisté – public, artistes et organisation -, ajoutant à l’imaginaire collectif à propos Marrakech encore un peu plus de magie, de singularité, et surtout de dynamisme.

Cette 48ème édition fut, comme les précédentes, un succès au niveau des performances scéniques et musicales, mais aussi un succès d’interactions et de partage pour tous les participants.
 
   Plus de 60 femmes ont participé au spectacle du Palais Badiâ, auxquelles le festival a voulu rendu hommage cette année, et que Zineb Smaiki a magnifié avec émotion, sérieux et solennité. Elles furent aussi présentes au théâtre Royal, à l’image de Chama Zaz, ou de la jeune Rayssa Fatima Tachtoukt.
 
La diversité des artistes présents a su créer une atmosphère unique, ayant permis une symbiose entre les artistes – à la provenance diverse, et aux styles artistiques variés - mais aussi avec le public qui, fidèle à son habitude, est venu remplir les gradins du Palais Badiâ et assister aux représentations des deux scènes du théâtre Royal. 
 
Le FNAP, en mettant l’accent une fois de plus sur ce concept de diversité - identitaire, culturelle et artistique -, a prouvé sa volonté d’ouverture sur le monde, et son intérêt pour les différentes expressions d’arts et traditions populaires dont il regorge. La scène de théâtre Royal a permis, face à des yeux ébahis et sous des tonnerres d’applaudissements, à des troupes comme l’Orchestre National de Barbès, la Compañía Flamenca Estefanía Cuevas ou The Gwangdae d’offrir des spectacles d’une qualité exceptionnelle et d’une beauté indescriptible.
 
A ces performances se sont ajoutées celles d’artistes déjà reconnus – pour ne pas dire incontournables – au sein du Royaume ; des spectacles auxquels le public s’est adonné sans retenue, à l’image du concert du Maâlem Abdeslam Alikane, du groupe Inouraz, du jeune virtuose Hamdallah Rouicha, ou encore de la chanteuse amazigh emblématique Fatima Tachtoukt. Les spectateurs ont d’ailleurs, brisant ainsi le cadre habituel qui caractérise un concert, rejoint la chanteuse sur scène pour danser, dans la ferveur générale.
 
Ainsi, au lieu d’être différentielle, cette diversité a rassemblé les gens - au sein d’un contexte pluriculturel et multiethnique -, mais présents autour d’un même référent : celui des arts et des traditions populaires du Royaume. Aussi, en s’ouvrant sur le monde, le FNAP fait office de modèle dans un contexte bien plus large, de par l’intérêt qu’il porte aux arts et traditions populaires de son territoire et à ceux du monde, et sa volonté de sauvegarde, de promotion et de valorisation de ces derniers.
 
Le succès de cette 48ème édition a démontré l’attachement du public et des artistes au patrimoine national du Royaume, et cela d’une manière générale. En effet, leur intérêt n’est pas préférentiel, ni emprunt d’un particularisme régional, mais porte au contraire sur ce patrimoine immatériel marocain dans son ensemble.
 
De plus - et conformément à la renommée du festival et des enjeux qu’il soulève -, près de 200 journalistes étaient présents, provenant du Maroc et d’ailleurs ; la couverture médiatique de l’évènement - locale, nationale et internationale - à prouvé ainsi l’étendue de son succès, la qualité de ses spectacles, et l’importance des enjeux qu’il soulève.
 
Conformément au travail entamé depuis la 46ème édition, le FNAP tends, depuis lors, à se rapprocher de la perfection pour son 50ème anniversaire. Pour ce faire, l’organisation a tenté de rassembler à chaque fois un public plus important et plus diversifié, et de maintenir la fidélité bientôt 5 fois décennale des troupes au Palais Badiâ dans le but de sauvegarder, représenter, et promouvoir les arts et les traditions populaires du Maroc.
 
C’est dans cette lignée que l’organisation de la Fondation des Festivals de Marrakech a lancé une réflexion de fond - matérialisée lors de la journée de concertation du 5 Avril 2013 - pour la création d’une Cité des Arts Populaires à Marrakech. Cette institution permettrait d’avoir une  structure constante et efficace, qui veillerait à la sauvegarde, a la promotion et à la transmission des arts et des traditions populaires au Maroc, complétant ainsi les objectifs que s’est donné le FNAP depuis sa création.
 
En conséquence, il devient chaque jour plus important de fédérer un maximum d’institutions et de partenaires à la veille du 50ème anniversaire pour que ce patrimoine culturel immatériel en péril puisse obtenir la reconnaissance qu’il mérite et qu’ainsi, à travers la Cité et le FNAP, tous participent à sa sauvegarde.
 
La 48ème édition du FNAP fut une fois de plus un rendez-vous culturel qui, loin de lasser les artistes et le public, ravi ceux qui y participent, quelle que soit leur provenance ou leur origine, ou leur fonction sur le festival.
Très bonne continuité et longue vie au FNAP.

Mohamed Rial



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