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Marrakech Aérien : Le low-cost reprend de l’altitude


Mardi 8 Octobre 2013

Les compagnies low-cost cartonnent. Ryanair génère 25, 8% du trafic de l’aéroport de Marrakech, suivie par Easyjet.



Marrakech  Aérien : Le low-cost reprend de l’altitude

   Peut-on se passer du low-cost à Marrakech? La question ne se pose plus puisque ce sont les compagnies à bas prix qui relancent aujourd’hui
l’aérien à Marrakech. «Nous n’avons pas d’autre alternative vu les nouvelles stratégies des compagnies régulières», indique Ali Kassimi,
directeur général de Travel Link, agence de voyage de luxe spécialiste du marché anglo-saxon.
  En effet, les compagnies régulières misent
désormais sur leurs filiales low-cost. Depuis le 1er juillet, l’ensemble des vols européens de Lufthansa, qui ne dessert pas ses hubs de Francfort ou Munich, sont transférés progressivement vers Germanwings, sa filiale low-cost.
 Air France aussi mise sur sa filiale Transavia pour certains marchés, y compris Marrakech. Pour la directrice de l’aéroport, Nawal Mounir, les low-cost sont des compagnies régulières à bas prix. «D’autant  plus que certaines offrent désormais des business class et dédient des allotements aux agences de voyage». Ce regain de confiance des low-cost a permis une augmentation de 25% du trafic aérien sur le marché britannique et un véritable développement des nouveaux marchés, insiste Kassimi.
  A Marrakech, c’est grâce aux compagnies low-cost (LC) décriées parfois par les professionnels du tourisme que l’aéroport de la cité ocre renoue avec la croissance cette année et que le gap lit/siège d’avion, équation très chère aux hôteliers, est en train de diminuer. L’accord de l’open-sky signé avec l’Europe en 2004, entré en vigueur en 2006, a été sans aucun doute une grande réussite pour le Maroc puisqu’il a permis, en l’espace de 3 ans, de réaliser une progression de 60% des
passagers internationaux vers le Maroc.

   Depuis, les LC ont fait passer leur offre en sièges de 200.000 à près de 8 millions en 2011. Du pain bénit pour le Maroc qui ambitionne de faire passer le nombre de ses touristes à 20 millions d’ici à 2020. Seulement, cette ouverture n’a pas manqué d’impacter  plusieurs compagnies régulières qui se sont soit retirées du marché ou réduit sensiblement la voilure, y compris RAM.
  La compagnie nationale continue d’ailleurs de dénoncer la concurrence déloyale des compagnies
low-cost, qui ont pratiqué, pendant des années, des prix prédateurs, «inférieurs à leur coût de revient». Résultat des courses, une baisse
sensible du trafic à Marrakech, alors que la ville augmentait sa capacité litière.  Couplée à la crise, cette baisse devenait le plus gros problème du tourisme à Marrakech.
Alarmés, les professionnels du tourisme avaient alors multiplié les opérations de charme auprès des compagnies régulières pour relancer la destination avec quelques résultats notables notamment sur le marché britannique et portugais. Il faut reconnaître aussi  que l’ONDA a fait un grand effort avec une modulation tarifaire  et des
mesures incitatives (baisse des redevances aéroportuaires, suppression de la taxe d’équipement aéroportuaire) qui ont permis de booster de manière significative l’attractivité de l’aéroport de Marrakech.

  Ainsi, le niveau des redevances aéronautiques place les aéroports marocains parmi les plus attractifs de tout le pourtour méditerranéen
et de la région (de l’ordre de 12 euros par passager pour un vol vers l’Europe). Face à ces mesures incitatives, le low-cost a de nouveau
été le plus rapide pour Marrakech. Ryanair, compagnie irlandaise, a créé une base à Marrakech et continue de développer ses lignes suivie de très près par une autre low-cost, Easyjet.
  Et cerise sur le gâteau, les compagnies traditionnelles commencent depuis quelques mois à suivre le mouvement. British Airways va renforcer ses dessertes. RAM reprend ses vols vers la Grande-Bretagne et pourra même reprogrammer plusieurs nouvelles dessertes reliant Marrakech aux provinces françaises. Ce qui permettra, espèrent les professionnels, de pallier
les goulots d’étranglement enregistrés sur le marché français où la concurrence n’est peut-être pas suffisante.


  source : L’Economiste  par B. B.

Marrakech  Aérien : Le low-cost reprend de l’altitude

Kacmi, 2 èm à gauche
Kacmi, 2 èm à gauche

cadres ONMT Londres
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WTM 2012
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Mohamed Rial



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