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Rentrée politique, rentrée touristique : réussir l’une et l’autre.


Dimanche 20 Novembre 2011

Du nouveau sur la scène politique avec les élections parlementaires du 26 novembre suivies de la constitution du nouveau gouvernement, nouvelle version 2011. Pour le secteur du tourisme c’est également une nouvelle saison qui commence, pour finir espérons-le avec les conséquences dramatiques de l’attentat d’Argana. Côté politique nationale, côté touristique, c’est donc deux rentrées bien attendues. On a donc besoin pour la bonne cause nationale de réussir l’une et l’autre.



Rentrée politique, rentrée touristique : réussir l’une et l’autre.

    La politique touristique nationale ( avec sa composante régionale) sera sujette sûrement à des aménagements voire une bonne révision qui cadre avec la nouvelle donne de la constitution adoptée mais également dans le cadre avec la régionalisation avancée attendue. On devra voir ainsi sur le terrain une autre forme de gestion de la chose touristique basée sur plus de concertation, d’écoute et d’implication des professionnels du secteur.

   Le secteur du tourisme ne peut avancer sans cette réelle concertation entre les décideurs politiques et les professionnels de terrain dans une synergie qui ne doit viser que le développement du tourisme, son renforcement en tant que priorité économique nationale. Pour cela on doit opérer des changements profonds permettant aux professionnels - citoyens de mieux s’impliquer dans la bonne marche du secteur. Le ministère du transport doit ainsi être rattaché au ministère du tourisme. Les deux secteurs sont liés et les décisions prises influent sur l’un et l’autre.

    Il est temps également de doter le secteur du tourisme de sa propre chambre professionnelle à l’instar de la Chambre de l’Artisanat ou la Chambre de Commerce. La Chambre du Tourisme regroupera ainsi toutes les filières et composantes touristiques allant de l’hôtellerie, en passant par le transport aérien, les agences de voyage, la restauration, le transport touristique terrestre, l’animation touristique … Il y a en effet de quoi constituer une vraie chambre professionnelle qui ne peut que servir et défendre la cause touristique tant à l’échelon national que régional.

   Il est certain que sans l’implication politique et citoyenne des professionnelles du secteur du tourisme, dans la gestion de chose touristique publique, on ne peut arriver à adopter les changements bénéfiques au secteur qu’il faut. La nouvelle rentrée politique est donc déterminante pour le tourisme dans les années à venir à condition d’y mettre les ingrédients de participation de dynamisme, de responsabilité citoyenne qu’il faut. Les professionnels n’ont plus le droit de rester en marge de la marche démocratique. Ils doivent s’impliquer à tous les niveaux des participations institutionnelles.

   En claire, faire de la bonne politique économique, en poussant à la mise en place des outils et des décisions nécessaires au développement du secteur et qui ont toujours fait défaut depuis des décennies. Le combat de la récupération de la TPT, en faveur de la promotion régionale, date depuis des années, par exemple, sans jamais aboutir, faute d’un bon lobbying professionnel opérant dans les centres de décisions compétents.


Rentrée politique, rentrée touristique : réussir l’une et l’autre.

    Si Le Maroc politique prend un bon virage avec l’adoption et la mise en pratique, prochainement, de la nouvelle constitution, il faut que le secteur du tourisme suive également avec la même approche. Le secteur du tourisme c’est d’abord ses professionnels, ses opérateurs et tous ceux qui en font un gagne pain quotidien. Ce sont eux qui doivent s’investir dans le champ politique et institutionnel (institutions élues particulièrement : locales, régionales, professionnels et nationales) pour dynamiser le secteur avec les décisions pratiques et les recettes gagnantes qu’il faut. Et Dieu sait que la liste est longue à ce sujet.

    Le choix est donc tout indiqué. Prendre le bateau pour arriver à bon port ou rester en marge dans une passivité négative qui ne sert aucune cause. La participation des professionnels est plus que souhaitée. Elle est nécessaire. Ce n’est pas une question de volonté uniquement, c’est plus que cela, c’est un devoir citoyen dans cette conjoncture particulière que vit le Nouveau Maroc. 
A bon entendeur, salut.

 

Mohamed RIAL


Rentrée politique, rentrée touristique : réussir l’une et l’autre.

Marc D'Haenen




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