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Tourisme / Aérien Les dégâts collatéraux de l’Open Sky


Mardi 27 Mars 2012

RAM à la peine et Jet4you placée sous tutelle
RAM a baissé de 33% ses fréquences sur l’Europe

LA fragilisation du secteur du transport aérien au Maroc serait-elle plus profonde qu’elle ne paraît? Des quatre compagnies battant alors pavillon national, au lendemain de l’accord de l’open sky signé avec l’Europe, entré en vigueur en 2006, il n’en reste que deux: Royal Air Maroc et Air Arabia.



Tourisme / Aérien       Les dégâts collatéraux de l’Open Sky

  LA fragilisation du secteur du transport aérien au Maroc serait-elle plus profonde qu’elle ne paraît? Des quatre compagnies battant alors pavillon national, au lendemain de l’accord de l’open sky signé avec l’Europe, entré en vigueur en 2006, il n’en reste que deux: Royal Air Maroc et Air Arabia.


   La première compagnie est fortement impactée. Sa filiale hybride, Atlas Blue, dont la création est considérée comme une erreur stratégique, l’une des quatre, a disparu des écrans radars pour devenir son simple dreamliner. La seconde, Air Arabia, peine à respecter son plan de développement annoncé à sa création en 2009 de quinze machines sur trois ans. Valeur aujourd’hui, la compagnie attendrait son 4e appareil. Mais elle peut compter sur la puissance de sa maison-mère.

 

  Jet4you, qui depuis sa création en 2005 n’a jamais réalisé de bénéfice, a baissé pavillon pour intégrer Jetairfly, filiale de TUI Travel pour dit-on «réduire les coûts». Mais dans la profession, beaucoup y voient l’étape avant la disparition pure et simple.
L’incapacité à survivre dans ce marché concurrentiel, quand on n’a pas la taille critique, est clairement posée.


  Le président du directoire de Jet4you, Karim Baïna, lui, interprète cette intégration comme marquant une «consolidation sur les routes touristiques du pays». Un choix qui devrait permettre aux deux compagnies de bénéficier d’une masse critique suffisante pour atteindre l’équilibre opérationnel escompté, avec désormais une flotte de 20 appareils.


  A terme, la marque commerciale et l’identité visuelle de Jet4you s’effaceront au profit de la maison-mère. Il n’empêche, se défend Karim Baïna, «on est passé de la phase de fiançailles à celle du mariage», pour expliquer que «rien ne va changer pour les 250 salariés de l’entreprise restants, après le départ volontaire d’une trentaine». Est-ce à dire que Jetairfly s’offrira le luxe d’entretenir tout ce monde, sachant que l’intégration opérationnelle avec Jet4you répond justement à un souci de réduction des coûts.

 

   Selon les premiers pronostics, seuls les pilotes et les hôtesses devraient sauver leur peau en continuant à opérer sur les anciennes routes héritées par Jetairfly, 23 au total, entre le Maroc et la Belgique, l’Espagne, la France. Elle maintiendra les opérations de Jet4you à partir des bases marocaines de Marrakech, Agadir et Casablanca vers les destinations européennes, surtout françaises, en faisant évoluer le modèle économique originel.


  Selon Baïna, le choix a porté sur un modèle hybride. «Une partie des sièges continuera à être commercialisée en low cost, et l’autre sera réservée à nos partenaires tour-opérateurs, en l’occurrence Marmara et Nouvelles Frontières». Les opérations basées au Maroc n’ont pas vocation, pour l’instant, de desservir d’autres destinations du bassin méditerranéen. Faut-il voir dans cette perte du certificat technique d’exploitation de Jet4you (donc sa disparition du ciel marocain) un avantage pour ses concurrents? Aucun.


   Le changement de l’environnement du secteur aérien au Maroc remonte à l’accord de l’open sky. Son application en 2006 avait entraîné une explosion de l’offre (en sièges) des opérateurs sur le Maroc. De  550.000 en 2006, on est passé à plus de 7 millions en 2010. En même temps, la présence des low cost a été multipliée par 12. Conséquence: une baisse des tarifs de 26%.


   Aujourd’hui encore, le prix du marché de l’aérien sur le Maroc est en dessous du prix de revient, traduisant une grosse perte de valeur pour RAM et Air Arabia. L’année dernière, RAM a réduit ses fréquences de 33% sur l’Europe.

 

  Source : L ‘Economiste


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Mohamed Rial



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