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Tourisme : Déficit sur le Webmarketing. Les conclusions d’une étude menée par la META : Mutations profondes dans le business model.


Jeudi 19 Juillet 2012

Malgré la crise européenne et le printemps arabe, le Maroc maintient correctement ses prix puisque la dépense moyenne par touriste représente le double de la Tunisie et pratiquement le même niveau qu’en Egypte et en Turquie



Tourisme : Déficit sur le Webmarketing.  Les conclusions d’une étude menée par la META : Mutations profondes dans le business model.
Malgré la crise européenne et le printemps arabe, le Maroc maintient correctement ses prix puisque la dépense moyenne par touriste représente le double de la Tunisie et pratiquement le même niveau qu’en Egypte et en Turquie.
   
PRINTEMPS arabe, récession chez les principaux marchés européens émetteurs, concurrence acerbe… autant de facteurs qui plaident en faveur de la contraction des recettes, sur fond d’une profonde mutation de la segmentation des marchés et des modèles économiques.
 
Face à ce constat, il y a zéro visibilité sur l’évolution du secteur. Pour bien cerner les mutations en cours, les experts de la Mediterranean Travel Association (META :
L'association META, inscrit son action dans la dynamique créée par l'Union pour la Méditerranée. Elle rassemble les professionnels du tourisme des secteurs privé et public, de toutes tailles, depuis tous les marchés émetteurs intéressés par la destination méditerranéenne et tous les hébergeurs et réceptifs établis dans les 29 marchés qui forment la zone de la Mediterranean Travel Association)

Son but est celui de permettre aux professionnels de se rencontrer en de multiples occasions, de commercer ensemble, d'établir des priorités métiers, de chercher des solutions aux problèmes rencontrés et de les appliquer.

Un lien fort sera établi entre les programmes de l'Union pour la Méditerranée et les composantes des métiers du tourisme regroupés dans META.) livrent les conclusions d’une étude récente sur l’évolution du marché régional, les nouveaux comportements des touristes, les fortes tendances, les exigences des clients, les solutions techniques… C’était lors d’un séminaire de la FNT, tenu mercredi dernier en partenariat avec L’Economiste. Une base de données et des analyses exhaustives qui permettront de relancer la destination, explorer de nouvelles pistes de promotion et des gisements de croissance.

Globalement, l’impact direct des révolutions arabes a provoqué une perte de près de 9 millions d’arrivées cumulées sur les rives sud et est de la Méditerranée en 2011. Fort heureusement, ces baisses ont été compensées par des augmentations constatées au Maroc (+0,58%), en Algérie (+15,7%), en Turquie (+8,68%)…
 
Selon les experts, malgré la conjoncture difficile et la baisse généralisée des tarifs, le Maroc maintient correctement ses prix, puisque la dépense moyenne par touriste (561 euros, soit plus de 6.000 DH) représente le double par rapport à la Tunisie (271 euros) et est presque égale comparée à la Turquie (563 euros). Sur la période 2000-2011, le Maroc a réalisé une croissance de l’ordre de 6,7%, loin devant l’Egypte (5,29%) ou encore la Croatie (4,53%). En 2011, le nombre d’arrivées aura été de 9,3 millions au Maroc, soit pratiquement les mêmes proportions qu’en Egypte et la Croatie.

Mais pour capitaliser sur ses acquis et booster la croissance, la destination Maroc devra tenir compte des profondes mutations enregistrées dans l’attitude des touristes devenus plus exigeants. Désormais, les clients privilégient plus le B to C (chez les réceptifs) au détriment du recours au TO et agences de voyages.
 
«Le Maroc est partiellement sorti de l’emprise des TO, leurs engagements seront toutefois encore nécessaires aux hébergeurs de grande taille, notamment sur le balnéaire», conclut l’étude. Evidemment, ce changement de modèle économique déstabilise la corporation des TO tant vis-à-vis de l’hébergement que du transport aérien.

L’effet crise a aussi des incidences sur les durées de séjour devenues plus courtes. Par ailleurs, les Européens sont nombreux à opter pour des voyages (moins loin, moins cher, moins souvent…) en Europe ou dans leur propre pays. Selon des sondages, les destinations locales émergent dans le premier choix de voyages en 2012 au détriment de l’international. La sensibilité au prix et l’achat de dernière minute sont plus récurrents.

Plus encore, depuis le printemps arabe, le touriste accorde une importance accrue à la sécurité dans les pays de la rive sud de la Méditerranée (Maghreb). Il devient aussi plus exigeant par rapport à l’hygiène, la qualité de l’air, de l’eau, l’énergie, les déchets… avec un souci accentué développement durable. Autre exigence récurrente: l’authenticité du séjour et de l’artisanat local.
 
L’autre nouveauté réside dans les modalités de composition du voyage. «Aujourd’hui, près de 80% des prospects vont sur le Web pour choisir une destination de vacances/shopping. Plus de la moitié réserve directement (booking)». Du coup, les riads et appartements progressent plus rapidement que l’hôtellerie. Seul bémol, les rotations low cost et l’offre en sièges sont insuffisantes. Le récent retrait de 34 rotations de Ryanair accentue le déficit de l’aérien à bas coûts.
 
De l’avis d’experts META, le Maroc devra revoir ses modes de distribution. Ses offres, toutes tailles et types confondus (Saïdia, Mazagan, Marrakech, Mogador, Agadir,  Fès…), devront disposer de sites Web avec des architectures dédiées. Pour augmenter la visibilité, il va falloir optimiser les sites Web vis-à-vis des moteurs de recherche et être plus agressif et réactif dans le marketing des réseaux sociaux. L’avenir réside désormais dans la capacité de maîtrise des enjeux de la promotion électronique. Et c’est là où le bât blesse.
 
Le contenu sur la communication 2.0, particulièrement le Webmarketing touristique, fait encore défaut (forums, blogs, sites d’avis, réseaux sociaux, e-mailing…). Or, tout l’enjeu est là pour l’analyse des statistiques, le croisement des données, la remontée d’informations et d’indicateurs pertinents. Toute une stratégie éditoriale devra donc être formalisée pour relayer l’offre/produit et fournir une réponse exclusive. Les différentes destinations offertes par le site Maroc gagneraient ainsi à être érigées en marques fortes via le multi-réfèrencement.
 
Buzzers & concierges
MEDITERRANEAN Travel Association recommande fortement au Maroc de doter chaque territoire d’une équipe de «Buzzers», chargés de collecter les informations quotidiennes sur l’offre. Les experts de la communication préconisent aussi la mise en place d’équipes de «concierges» chargés de renseigner les prospects par courriel, téléphone, Skype ou simplement au comptoir du CRT. La mise en place «d’ambassadeurs» serait de nature à promouvoir les différents territoires/produits de l’offre Maroc sur les marchés éloignés.
 
L ‘Economiste   Amin RBOUB


Mohamed Rial




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