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Tourisme & Hôtellerie De nouveaux propriétaires des hôtels Accor : Chine, Qatar, Arabie Saoudite… 3.900 hôtels sous 17 marques différentes.


Dimanche 17 Juillet 2016

Suite au rachat du groupe de luxe FRHI (Fairmont, Raffles, Swissôtel…), l’assemblée générale d'AccorHotels doit valider l'arrivée au capital de Qataris et de Saoudiens. Mais ce sont surtout les ambitions du chinois Jin Jiang qui inquiètent. Le fleuron national risque bientôt de perdre sa « French Touch ».



 
 
 Suite au rachat du groupe de luxe FRHI (Fairmont, Raffles, Swissôtel…), l’assemblée générale d'AccorHotels doit valider l'arrivée au capital de Qataris et de Saoudiens. Mais ce sont surtout les ambitions du chinois Jin Jiang qui inquiètent. Le fleuron national risque bientôt de perdre sa « French Touch ».
 
  L’histoire du groupe Accor, devenu Accorhotels l’an dernier, s’apprête à prendre un nouveau tournant. Fondé en 1967 par Paul Dubrule et Gérard Pélisson, qui se sont inspirés de l’américain Holiday In, est vite devenu un géant de l’hôtellerie et de la restauration. Le groupe est aussi resté longtemps leader mondial des tickets restaurants (aujourd’hui Edenred).
 
  3.900 hôtels sous 17 marques différentes
Recentré sur l’hôtellerie depuis 2010, Accor s’est développé grâce à ses marques fortes et des acquisitions (Courtepaille, Mercure, Sofitel, Motel 6 aux Etats-Unis…). Le groupe gère aujourd’hui 3.900 hôtels dans 92 pays, sous 17 marques différentes, qui couvrent toute la gamme de l’hébergement, du low-cost à l’hyperluxe, faisant de lui le premier opérateur hôtelier au niveau mondial. 
 
  Avec 5,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015, Accorhotels est devenue l’une des entreprises françaises qui dégagent le plus de revenus. Le groupe emploie près de 190.000 collaborateurs dans le monde et il s’ouvre un nouvel hôtel Accor tous les deux jours ! 
 
Le Qatar et l’Arabie Saoudite actionnaires à 16% 
Cette fierté nationale est aujourd’hui en péril. En effet, pour financer la plus grosse acquisition de son histoire, l'hôtelier de luxe FRHI, pour 2,64 milliards d'euros, Accor a accepté de faire entrer à son capital ses propriétaires, le fonds d'investissement du Qatar (QIA) et celui du prince Al-Waleed, Kingdom Holding Company of Saudi Arabia (KHC).
 
  Ces derniers deviendront actionnaires d'AccorHotels avec respectivement 10,5% et 5,8% du capital et auront trois représentants au conseil d’administration d’Accor.
Avec cette acquisition, Accor se hisse toutefois à la 3ème place mondiale de l'hôtellerie de luxe derrière Marriott-Starwood et Intercontinental. Le groupe met surtout la main sur les prestigieuses marques Fairmont, Raffles et Swissôtel, ainsi que sur des établissements haut de gamme comme le Plaza de New York ou le Savoy de Londres. 
 
Le Chinois Jin Jiang pourrait monter jusqu’à la limite de l’OPA
Le plus gros danger pour l’avenir d’Accor en bleu blanc rouge vient cependant de plus à l’Est encore. Jin Jiang, un puissant groupe hôtelier chinois, ne cesse de grimper au capital de son concurrent français, dont il possède déjà 15% (13% après le rachat de FRHI). Cette filiale d’investissement de la mairie de Shanghaï est désormais le 1er actionnaire du groupe hôtelier français et voudrait accroître son emprise.
 
Certes, Jin Jiang a plusieurs fois indiqué à l’Autorité des marchés financiers ne pas vouloir prendre le contrôle d'AccorHotels mais il n'a pas exclu de « continuer de monter au capital ». Le patron de Jin Jiang  a déjà expliqué vouloir « participer conséquemment à la stratégie de la société » via un ou plusieurs administrateurs. Et ce sera sûrement plusieurs car selon les analystes, Jin Jiang pourrait aller jusqu’à 29% du capital, juste en-dessous du seuil légal de 30% qui l’obligerait à lancer une OPA.
 
  En juin, le journal Le Figaro révélait que Jin Jiang aurait même mis sur la table une offre de rachat des actions détenues par les fonds Colony Capital et pour monter au capital. Le Chinois serait prêt à payer le prix fort, offrant 45 euros par action Accor, huit euros de plus que sa valeur actuelle.
  Une hypothèse d’autant plus plausible que Jin Jiang connaît déjà bien l’hôtellerie tricolore. Le groupe de Shanghaï a déjà racheté Louvre Hotels il y a un an, propriétaire de Campanile, Kyriad, Première classe et Tulip, pour 1,3 milliard d’euros.
 
  L’enjeu est désormais diplomatique car l'Etat redoute une prise de contrôle rampante. François Hollande, s'est dit "très attentif" à ce que le capital d'AccorHotels "reste diversifié". En effet, si Jin Jiang venait à prendre le contrôle, cela signifierait tout simplement que la plupart des hôtels que nous connaissons passeraient sous pavillon chinois…
 
 
 Source : Capital.fr par  Jonathan Chelet
 

Mohamed Rial




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