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Tourisme L’Aérien, ensuite l’aérien, puis l’aérien…


Lundi 28 Janvier 2013

L’année 2013 commence avec des annonces positives concernant le redéploiement sur le Maroc de Ryanair, en tant que première compagnie européenne low cost. Une base à Marrakech et une autre à Fès pour une soixantaine de lignes. C’est intéressant, sauf, qu’on aurait aimé voir également une autre base sur Agadir en tant que capitale du tourisme balnéaire national qui renferme le 1/3 de la capacité nationale en lits.



Tourisme  L’Aérien, ensuite l’aérien, puis l’aérien…
 
 L’année 2013 commence avec des annonces positives concernant le redéploiement sur le Maroc de Ryanair, en tant que première compagnie européenne low cost. Une base à Marrakech et une autre à Fès pour une soixantaine de lignes. C’est intéressant, sauf, qu’on aurait aimé voir également une autre base sur Agadir en tant que capitale du tourisme balnéaire national qui renferme le 1/3 de la capacité nationale en lits.
 Des informations précises à ce sujet, demandées par le président du CRT Agadir SMD, indiquent ce qui suit :  «  j’ai demandé aux réceptifs des TO les plus importants à Agadir si l’ouverture d’une base de Ryanair affecterait leur programmation d’Agadir. La totalité ont répondu par le négatif, soulignant qu’aujourd’hui un nombre de clients en forte augmentation utilise l’internet pour réserver son séjour directement à l’hôtel ou via un TO on liner profitant des prix réduits des compagnies low cost. Ajoutant à cela que Ryanair développe des dessertes à partir de nouveaux marchés et dessert des villes que les TO classiques ne touchent pas. L’ouverture d’une base de Ryanair à Agadir encouragerait également  des petits TO et tous les TO développant des produits de niches tel le golf, le surf, etc…» Net et précis donc.
  Ceci dit, il n’est secret pour personne que si les low cost viennent ou reviennent en fonction de leurs intérêts évidemment, leur départ précipité (faute de rentabilité, disent-ils) est souvent imprévisible et peut surgir, subitement. Ceci dit, le risque de déstabilisation des TO et des distributeurs, qui opèrent par charter, reste sérieux vis-à-vis d’une activité en masse de low cost avec des tarifs défiant toute concurrence. Bref, dans le domaine de l’aérien, si certains professionnels considèrent que le low cost est un « mal ». Il reste que pour le tourisme, pour les hôteliers précisément, il est un mal nécessaire qui devient quasi incontournable.
 
  Le phénomène du e-tourisme, prend de plus en plus d’ampleur, celui du packaging dynamique aussi. Les TO en ligne, connus sous l’appellation On Liners, prennent de plus en plus de place en ce qui concernent les réservations et les confections de voyages. Internet est incontournable et personne ne peut y échapper, la preuve tout le monde s’y met et sérieusement. Pour les low cost, idem, la preuve que de grandes compagnies aériennes créent leur propre low cost pour grignoter une part de marché.
 Rappelons que les low cost jouent sur des réservations précoces (à long terme), avec des tarifs incroyables, mais également sur les vols pointe à pointe, donc sans les fameuses escales qui perturbent énormément les voyageurs par avion. La vente en ligne de billets est devenue une affaire de routine. Avoir sa carte d’embarquement par internet est en voie de se généraliser. Ceci dit, un pays à vocation touristique comme le Maroc, a besoin à la fois de tout type de réservations comme tout type de moyens de voyage par avion ( low cost, charter, vols réguliers).

  Si les low cost apportent une clientèle de plus nombreuse, il n’est pas question de marginaliser les contrats avec les TO, à travers des charters, ni l’apport de compagnies qui opèrent sur des vols réguliers. On a besoin de tous et de tout le monde. Des partenariats servent bien dans le volet marketing et commercial mais ne doivent en tout cas être faits au détriment des uns et autres et surtout ne tourner à l’avantage  d’une compagnie low cost sur une autre, ou sur d’autres genres de compagnies.

  Nous sommes dans la situation réelle et réaliste où la compagnie nationale RAM, ne peut et ne pourra jamais avec les moyens dans elle dispose satisfaire la demande touristique de clients européens, mais aussi de ceux qui viennent d’ailleurs. Ryanair avec ses 300 avions opérationnelles, ses connexions nombreuses et diversifiées, est utile pour le développement de notre tourisme. L’apport des autres low cost : Air Arabia, Easyjet, Jetairfly ou Transavisa, à titre d’exemple, n’est pas négligeable non plus.
  L’essentiel est de permettre au Maroc touristique d’être en phase avec le principe d’un lit = un siège. On est bien loin de cette configuration malheureusement et ce n’est pas la compagnie nationale, à elle seule, qui va combler ce vide. L’aérien reste un facteur déterminant pour tout développement touristique national et le mot d’ordre doit être en ce début d’année : l’aérien, ensuite l’aérien puis l’aérien, d’abord l’aérien…
  D’ailleurs toute promotion touristique reste presque vaine si elle n’est pas appuyée par le nombre de vols et de connexions nécessaires. Tout développement touristique est conditionné par une disponibilité aérienne capable d’irriguer non seulement les destinations touristiques mais également les villes chef lieu de région, avec des vols intérieurs, suffisant en sièges et en nombre de vols, avec des vols de pointe à pointe. Une destination comme Ouarzazate vit une crise énorme à cause de  l’aérien et de manque de vols.

  La responsabilité des décideurs touristiques ( le ministère de tutelle en premier lieu) est tout indiquée là pour favoriser le déploiement de compagnies low cost et autres dans des destinations qui renferment un bon produit mais qui sont délaissées par l’aérien : c’est le cas de Ouarzazate, mais également d’Essaouira, de Dakhla , par exemple. C’est dans ce cadre que le fameux Fonds de Développement de l’Aérien doit voir le jour en ce début d’année, pour redynamiser le secteur du tourisme et le faire sortir de cette impasse où il reste coincé, ces dernières années, à cause de l’aérien.
Mohamed RIAL

Mohamed Rial




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