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Tourisme MITT Moscou Des ratages qui ne devraient pas avoir lieu.


Mercredi 26 Mars 2014

Lorsque des élus, des professionnels et des journalistes, entre autres, soulèvent des défaillances, des handicaps ou des problèmes, font des critiques et crient leurs observations au grand jour, ce n’est nullement par plaisir, mais plus par nécessité afin que des dispositions soient prises par les responsables compétents pour aller de l’avant. Le secteur du tourisme, plus qu’un autre secteur, évolue dans un environnement très concurrentiel dans lequel celui qui n’avance pas, recule. Il faut aller dans les salons internationaux du tourisme, pour bien s’en persuader.



 
 
  Lorsque des élus, des professionnels et des journalistes, entre autres, soulèvent des défaillances, des handicaps ou des problèmes, font des critiques et crient leurs observations au grand jour, ce n’est nullement par plaisir, mais plus par nécessité afin que des dispositions soient prises par les responsables compétents pour aller de l’avant. Le secteur du tourisme, plus qu’un autre secteur, évolue dans un environnement très concurrentiel dans lequel celui qui n’avance pas, recule. Il faut aller dans les salons internationaux du tourisme, pour bien s’en persuader.
   Ainsi donc, responsables du tourisme, élus, autorités, pouvoirs publics, professionnels et journalistes spécialisés en tourisme se trouvent dans le même bateau qui doit arriver à bon port, celui du développement du secteur. C’est uniquement l’angle d’attaque qui diffère chez chacun, l’objectif est le même, d’où la synergie nécessaire entre les différents intervenants et opérateurs du secteur pour la concrétisation la place prioritaire du tourisme dans l’économie nationale.
  Au MITT Moscou, nous avons soulevé avec les professionnels participants à ce salon des ratages qui ne devraient pas avoir mieux du tout. Cela relevait de décisions pratiques nécessaires et qui servent à la promotion du produit touristique marocain qui n’ont pas été prises, comme il se doit. Malheureusement cela n’a pas été fait. Ainsi, durant les jours de salon, ni thé, ni pâtisserie marocaine, ni eau, n’ont été disponible au stand marocain. Pourtant le budget existe mais n’a pas été dépensé par le régisseur sur place. Plus grave encore, des hôtesses russes ont été recrutées temporairement pour l’accueil officiel au stand de l’ONMT, et ont été empêchées par le régisseur (nous a-t-on confirmé) de procéder à la traduction, du russe au français, en faveur des professionnels présents.
   C’est vraiment grave, lorsqu’on sait que le principal handicap en Russie est celui de la langue. Communiquer avec les russes pose un sérieux problème aussi bien dans le salon qu’à l’extérieur. Or si on ne dispose pas d’un traducteur  on ne peut rien discuter encore moins négocier, sauf lorsqu’on a la chance de tomber sur des gens qui parlent anglais. A remarquer également qu’à internet n’était pas disponible au stand marocain contrairement aux voisins égyptiens, tunisiens et mexicains. IL a fallu que les professionnels protestent énergiquement pour qu’on leur donne le code d’accès l’après midi du deuxième jour. De la mauvaise gestion dans tous les états.
  Une bien mauvaise décision à signaler du côté de la compagnie nationale RAM, qui n’avait pas participé par son propre stand au MITT, comme à l’accoutumée. Les services centraux de Casablanca n’ont pas jugé utile de le faire, pourtant la RAM opère avec quatre vols Casablanca/ Moscou. Allez-y comprendre quelque chose. L’emplacement du stand de la RAM a été pris par Makao, bien collé au stand marocain, donnant l’impression d’une greffe très mal faite et inappropriée. Les employés de l’agence RAM Moscou (une très belle agence nous apprend-t-on, bien aménagée et bien réussie) ont été présents sur place et devaient « prendre » le stand du CPT Zagora (inoccupé), pour étaler les brochures et recevoir du monde. C’est là une bien mauvaise gestion de la part de la compagnie nationale, qui n’a pas lieu d’être et qu’on ne peut, en tout cas, justifier intelligemment.
  L’ONMT, à travers ses départements centraux responsables a commis une myopie impardonnable, en matière d’affiche promotionnel et publicitaire au MITT Moscou. En effet, des affiches qu’on trouve au stand marocain parlent de Marrakech, Fès et Ouarzazate, entre autre. Or la clientèle russe choisit pour ses vacances d’abord et avant tout le balnéaire. Dans les stands de la Tunisie, l’Egypte et la Turquie, on ne voit que de belles affiches sur le balnéaire, avec de belles plages invitant au voyage.
  C’est là un ratage grave qui prouve que les décisions centrales prises sans la consultation et la supervision des hommes de terrain, sont toujours de mauvais choix. La promotion est un savoir faire basé sur les spécificités de chaque marché, en fonction des choix de voyage. En tout cas, tant que les décisions sont centralisées à Rabat ( pour l’ONMT) et à Casablanca ( pour la RAM), on n’ira pas loin en matière développement du tourisme. ON nous annonce qu’en 2015, une nouvelle conception de stands sera déployée, nous espérons bien que des professionnels soient associés pour donner leur avis sur cette conception, afin qu’elle soit réussie et qu’elle serve de bon la promotion du produit touristique national.
  Il est à souligner que dans le volet promotion en Russie, aucune action promotionnelle n’a été réalisée en 2013, pour un marché qui progresse bien et qui offre de bonnes perspectives de développement. Comment peut-on faire connaître le produit si aucun éductour, aucun voyage de presse, encore moins une compagne d’affichage, n’ont été réalisés durant tout une année. Déjà la délégation de Moscou est dirigée par un seul homme, voilà qu’on complique la donne avec zéro promotion.
   On est on droit de se demander quel résultat on vise avec des décisions irresponsables, surtout pas arriver à d’excellents résultas comme ceux enregistrés par la Turquie qui reçoit Plus de 3 millions de russes, ou l’Egypte avec ses 1 million 900 000 russes, ou la Tunisie, avec plus de 280 000 de clients et qui fait beaucoup mieux que le Maroc et ses 47 000 clients russes. Bref, tant qu’on ne met pas les moyens humains et matériels nécessaires pour le développement de ce marché (ainsi que pour les autres marchés également), il ne faut pas s’attendre à de grands résultats, et les paroles des responsables du tourisme national resteront de beaux discours pour animer des réunions et des forums.
  Un autre ratage à signaler enfin et qui ne cadre nullement avec la diplomatie économique prônée par SM Le Roi, est celui du manque de contact de l’ambassadeur avec les professionnels participants au MITT. En effet, bien que présent durant deux jours au stand du Maroc, l’ambassadeur du Maroc à Moscou, n’as pas jugé utile d’aller saluer les professionnels, pour discuter avec eux, les encourager, écouter leurs doléances et leurs observations. Cela a été remarqué à Belin à l’ITB, et voilà qu’on le remarque une fois encore à Moscou.
  Une tournée officielle, en compagnie des responsables de l’ONMT, ferait grand plaisir aux professionnels pour qu’ils oeuvrent encore plus à développer le marché. Ne pas le faire n’affecte en rien la volonté des hommes de terrain de faire ce qu’ils ont à faire mais laisse un goût amer chez les participants, du fait que cela un affecte le moral, face à ce que font les responsables des pays concurrents du Maroc avec une présence dynamique dans leur stand respectif…
  On se rappelle qu’à l’ITB  de Berlin 2014, la ministre tunisienne du tourisme était présente au stand tunisien à 9 h du matin en compagnie des responsables compétents, pour superviser la disposition du stand. ON est tenté de dire, qu’on est ce que cela arrivera un jour chez nous ? Nous terminons par une réflexion pertinente faite par un professionnel français grand amoureux du Maroc, au sujet des défaillances et handicaps du tourisme au Maroc. Ce bon monsieur, avait dit :
«  vous faites tout pour casser votre tourisme, mais ça ne marche pas. Vous n’y arrivez pas. Car vous avez un beau pays et des atouts touristiques extraordinaires… ». Bien dit sauf que si depuis des années on n’est pas encore arrivé à exploiter comme il se doit ces atouts touristiques, c’est que le mal est bien installé chez nous. Et ça c’est bien grave et non réjouissant du tout.
 
Mohamed RIAL

stand mal conçu
stand mal conçu

affiche balnéaire chez les concurrents
affiche balnéaire chez les concurrents

Entrée stand de la Turquie
Entrée stand de la Turquie


Mohamed Rial




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