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Tourisme : Nouveau ministre : quelle stratégie ?


Jeudi 5 Janvier 2012

Nouvelle année, nouveau parlement, nouveau gouvernement, nouveau ministre du tourisme ; on ne peut trouver mieux pour solliciter de l’espoir pour une bonne revalorisation du secteur du tourisme. En effet, malgré qu’il soit érigé depuis des années en tant que priorité économique nationale, le tourisme n’a pas encore jouit de l’intérêt qu’il mérite.



Tourisme :  Nouveau ministre : quelle stratégie ?

   Vrai vecteur de développement socio-économique le secteur du tourisme, à travers  toutes ses composantes et toutes ses conséquences tant au niveau national, régional et local, revêt de plus en plus d’importance dans l’économie grâce à ses apports en devises, ses effets multiplicateurs d’emplois et son apport pour la dynamisation d’autres secteurs (artisanat, transport, agriculture…)

    Quelle importance va accorder le nouveau gouvernement à ce secteur ? Quelle stratégie va adopter le nouveau ministre ? Va-t-il adopter un changement dans la continuité ou va-t-il rénover à travers une autre vision ? En parlant de Vision, il aura à bien se positionner sur la Vision 2020 et mettre les ingrédients pour la concrétiser. On attendra le plan d’action du gouvernement et les cent premiers jours pour y voir un peu clair.

      Ceci dit, parmi les positions de terrain que doit prendre le nouveau ministre, il y a d’abord une bonne conciliation avec les professionnels grâce à une réelle coordination, à travers leurs associations respectives, avec en tête le FNT, nouvelle formule. Le tourisme au Maroc a longtemps souffert d’une absence de synergie entre responsables officiels et professionnels  de terrain, tout métier confondu. Le manque de synergie entre les différents intervenants du secteur a malheureusement toujours porté du tort au secteur. Cela doit cesser définitivement.

   Vient ensuite une prise de position définitive sur les instances régionales représentatives du secteur et leur valorisation réelle, dans une stratégie plus décisionnelle et non plus uniquement consultative. Puis une décision claire au niveau de la promotion régionale, avec les moyens qui doivent être lui alloués. Le problème de la formation professionnelle se pose avec acuité et perdure depuis des années, à cause de l’approche qui a voulu favoriser la quantité sur la qualité.  Là aussi une concertation et une implication des professionnels sont nécessaires pour sortir de cette impasse.

   A signaler avec force que le tourisme est l’affaire de tous et qu’une coordination réelle doit se faire entre les différents départements  nécessaires (Intérieur, Transport aérien, routier ; Affaires Etrangères ; Affaires Culturelles ; Finances …) Le nouveau gouvernement, le nouveau parlement, le nouveau ministre, les nouvelles institutions élues à venir, doivent parler le même langage de développement touristique. L’enjeu pour l’économie nationale et régionale en est énorme, les potentialités à développer très prometteuses.

    Les décisions à prendre pour le développement du tourisme sont en majorité politiques. Il faut oser le faire. Le nouveau gouvernement politique, issu des urnes doit assumer cette responsabilité. Le Président du gouvernement issu du PJD, en tant que Parti majoritaire doit être conscient de cet enjeu et prendre exemple sur son homologue turc. L’exemple du tourisme turc est édifiant à tout point de vue et mérite d’être adapté aux réalistes du tourisme marocain, tant dans l’esprit de gestion que dans les modalités d’application.

     Que cette nouvelle année, soit un bon nouveau départ pour la revalorisation définitive d’un secteur clé de l’économie du pays. Bonne année à tous. Reste à savoir que le nouveau ministre du tourisme, Lahcen Haddad, est  né en 1960 à Boujad, Lahcen. C’est un expert international en planification   stratégique, management organisationnel, évaluation et monitoring, gestion administrative et financière des projets, ressources humaines et communication.

 

    Son intervention dans des projets et études d'importance nationale et internationale lui confère une maîtrise assez profonde des dossiers aussi variés que l'investissement, le développement social, l'éducation et la formation, le tourisme, les transports, le développement rural, l'environnement, l'économie sociale, la mise à niveau des entreprises et la réforme administrative…  PhD de l'Indiana University, il a occupé des postes de responsabilité à Management Systems International, à l'USAID, au Département de Travail Américain, à World Learning, à Saint Thomas Aquinas College, à Al Akhwayn University, à Naitech Consult, à l'Université Mohamed V.

 

   Il a fait du travail dans plusieurs pays tels que les Etats-Unis, la Liban, le Yemen, la Turquie, l'Afrique du Sud, la Thailande, le Royaume Uni et l'Ethiopie. Lahcen Haddad a servi en tant que professeur universitaire depuis plus de vingt ans auprès de prestigieuses institutions telles que : Université Mohamed V (14 ans), Université Al Akhawayn (3 ans), Université d'Indiana (2 ans), Saint Thomas Aquinas College à New York (3 ans) et School of International Training à Vermont (6 ans).

 

  Félicitations et bon courage à M. Haddad qui doit s’investir corps et âme pour le développement du touristique tant attendu par tous (professionnels, opérateurs, et citoyens) dans la mesure où le secteur reste un outil essentiel pour la lutte contre la pauvreté, la création des richesses, et le désenclavement des zones rurales et dans l’arrière pays qui regorgent d’énormes possibilités et atouts touristiques.

 

Mohamed RIAL


Marc D'Haenen




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