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Tourisme durable Des voyageurs solidaires


Jeudi 14 Juin 2012

L’association Club Explore Maroc participe à la promotion et au développement des régions isolées. Encourager les Marocains à découvrir les richesses naturelles de leur pays. C’est l’objectif que s’est fixé l’Association Club Explore Maroc (ACEM).



Tourisme durable Des voyageurs solidaires

L’association Club Explore Maroc participe à la promotion et au développement des régions isolées. Encourager les Marocains à découvrir les richesses naturelles de leur pays. C’est l’objectif que s’est fixé l’Association Club Explore Maroc (ACEM).

 

Un gîte rural construit dans le cadre de la promotion de l’écotourisme dans la région.

«Nous œuvrons pour la promotion de l’écotourisme via l’organisation de plusieurs excursions aux sites naturels : embouchure de Moulouya, dunes de Merzouga, montagne de Toubkal, etc. Arrivés sur place, les visiteurs logent chez des familles villageoises pour partager le quotidien des habitants.

 

C’est notre manière de participer au développement local des régions isolées», a indiqué Amal Mesbah, président de l’ACEM, lors de la conférence-débat, organisée dernièrement à Rabat sur le thème «Tourisme durable, un vrai levier de relance économique et sociale». Autres actions proposées par l’ACEM, accompagner les porteurs de projets de tourisme solidaire, promouvoir les produits du terroir dans la grande distribution et la mise à niveau des gîtes rurales.

 

Cette rencontre a été l’occasion non seulement d’exposer une image idyllique du milieu rural, mais de faire part aux participants des grands déficits que connaissent les régions isolées. «Lorsque nous arrivons dans des villages, nous profitons de l’occasion pour engager un dialogue avec les associations locales afin de connaître leurs problèmes. Après avoir réalisé le diagnostic de leurs besoins sanitaires, nous avons organisé des caravanes médicales», a ajouté Mme Mesbah.

 

 Des représentants du ministère du Tourisme et du Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLD) ont chacun présenté leurs programmes respectivement : Pays accueil touristique (PAT) et réhabilitation d’espèces rares (autruche à cou rouge, Ibis chauve, etc.)

 

Abdlkader Amakrane, président de l’Association Moyen Atlas du tourisme montagnard (AMATM) à Oulmès, avec sa franchise, a expliqué que plusieurs discours ont été prononcés sur le tourisme solidaire, mais peu de choses ont été réalisées sur le terrain. «Nous nous débrouillons avec le peu de moyens que nous possédons et grâce à la coopération étrangère, nous avons créé des comités de sorties, de culture, d’organisation de randonnées. Par ailleurs, notre association a intégré le groupe de surveillance de la forêt. Car sans forêt, nous ne pouvons pas faire d’écotourisme.»

 

L’AMATM a aussi créé le Centre Atlas du tourisme montagnard dont l’objectif est la mise à niveau d’infrastructures touristiques, la formation de guides de montagne, etc. Elias Fassi Ali, de l’association Talasemtane pour l’environnement et le développement de Chefchaouen, lui, a exposé son expérience. «Parmi nos réalisations, la création d’une coopérative de production de couscous qui exporte aujourd’hui son produit à l’étranger.

 

D’autre part, nous avons aidé des villageois à construire leurs gîtes pour qu’ils abandonnent la culture du cannabis. Au début, cela a été difficile, mais lorsque les gens ont vu les retombées économiques de ces projets, ils sont revenus pour nous demander de les accompagner dans le montage de leur projet.»


Au Maroc, malgré le lancement d’une charte du tourisme responsable réalisée en concertation avec les acteurs du secteur et l’élaboration d’un guide du voyageur responsable, le secteur souffre de pratiques irresponsables. L’Association des guides et accompagnateurs en montagne à Marrakech avait pointé du doigt en octobre dernier les grands voyagistes étrangers organisateurs d’excursions de ne pas respecter l’environnement en abandonnant leurs ordures tout le long des circuits visités.

 


Acteurs locaux

Il existe trois principales formes de tourisme alternatif : équitable, responsable ou solidaire. Le tourisme équitable s’inspire du commerce du même nom tout en insistant sur la juste rémunération des acteurs locaux et l’achat de produits respectueux de l’environnement. Le tourisme responsable, lui, promeut les rencontres culturelles et sociales ainsi que la connaissance des réalités locales. Quant au tourisme solidaire, il tente le mélange des deux précédents et participe au financement de projets locaux culturels ou sociaux.

 

Repères

  • La rencontre organisée par l’Association Club Explore Maroc (ACEM) a été l’occasion de présenter l’expérience costaricaine où l’écotourisme représente 40 % de l’ensemble du secteur touristique.
  • Le chiffre d’affaires généré annuellement par le tourisme international est évalué à quelque 500 milliards de dollars, dont 80 à 90 % des recettes bénéficient aux pays développés.
  • Le nombre de touristes est passé de 25 millions en 1950 à 700 millions en 2002, et l’Office mondial du tourisme prévoit 1,6 milliard de voyageurs en 2020.
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LE MATIN     Rachid Tarik


Mohamed Rial




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