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Agadir Journée débat Tourisme 3 ème partie : « Quel produit touristique pour AGADIR. Quel repositionnement et quel balnéaire ?»


Samedi 11 Avril 2015

S’il y a un point commun dans toutes les interventions au sujet de la Journée débat sur le tourisme, c’est bien l’appel urgent d’un bon repositionnement de la station. En effet, le produit touristique gadiri a bien vieilli, n’est plus attractif, non seulement dans son volet hôtelier mais dans son ensemble.



 
 
    S’il y a un point commun dans toutes les interventions au sujet de la Journée débat sur le tourisme, c’est bien l’appel urgent d’un bon repositionnement de la station. En effet, le produit touristique gadiri a bien vieilli, n’est plus attractif, non seulement dans son volet hôtelier mais dans son ensemble.
  Il est à rappeler que tout touriste, lorsqu’il pense à un endroit pour passer ses vacances, il cherche d’abord un pays, puis une destination et bien après une établissement d’hébergement. Le Royaume grâce à sa stabilité politique et à l’engagement économique et social de SM Le Roi Mohammed VI est bien perçu à l’étranger. ON l’entend à chaque fois de la bouche des étrangers, des diplomates et des leaders de l’Opinion publique et bien d’autres personnalités …
   Venons-en à la destination maintenant : cas d’Agadir. La destination n’est plus perçue comme intéressante, ni attrayante de la part des TO. Les destinations balnéaires foisonnent en été et sont bien perçues car justement très attractives. Agadir a la grande chance, don du Bon Dieu, d’avoir un climat bien clément en hiver et en été. Son positionnement était toujours et le sera son balnéaire d’hiver qui a besoin d’un travail en profondeur. En été la destination marche bien avec les nationaux et une partie de la clientèle MRE et celle de certains TO européens.
  Le nouveau produit touristique doit se faire dans le cadre d’un repositionnement de station balnéaire, appuyée sur l’arrière pays. Lorsqu’on parle du produit, ce n’est pas uniquement des hôtels et restaurants et c’est un tout. Lorsque le produit est défaillant, comme c’est le cas actuellement, le client s’ennuie, n’est pas satisfait de son séjour et ne compte plus revenir. Plus grave encore il en parle et en mal d’après les expériences qu’il a vécu, en ligne svp, soit une « chouha » à l’international.
   Lorsqu’on analyse la composition d’un produit touristique quelconque, notamment de renommée internationale, il commence d’abord par un bon accueil à l’aéroport. Puis par une bonne information touristique disponible en plusieurs langues et avec des documents pratiques. Les taxis sont également une référence importante pour un touriste, notamment européen qui est habitué à des voitures de luxe. Quant il arrive chez nous, il voit des taxis du siècle dernier, dont beaucoup sont dans un état lamentable.
   Les établissements hôteliers et d’hébergement sont l’ossature du produit touristique surtout pour des clients de séjours qui passent dix jours et deux semaines dans une destination. Tout doit être dans les normes : l’accueil, la chambre, le service, la restauration, l’information, les divertissements… Bref dès que le client commence à réclamer un service, il doit y trouver la réponse nécessaire qu’il cherche.
   L’environnement urbain de l’hôtel est très important dans la mesure où le client veut découvrir une ville, ses habitants, ses points fort, son animation, sa gastronomie. Ainsi tout repositionnement de la destination balnéaire Agadir doit s’inscrire également d’une réelle mise à niveau urbaine, notamment dans l’environnement touristique. Malheureusement, à Agadir, nous n’avons pas les feux rouges qu’il faut, ni les passages piétons qu’il faut, qui cadrent avec les prestations publiques d’une station balnéaire de séjour ; pas de signalisation et signalétique correctement faite, encore moins l’éclairage publique qu’il faut… Quant à l’existence de bancs publics, de zones de verdure bien tenues, il faut vraiment les chercher…
  Quant à l’animation, c’est là un handicap éternel qui n’a jamais pu trouver les solutions judicieuses qu’il faut. Agadir est une ville morte le soir, rien ne s’y passe d’où une déception totale chez les touristes qui veulent se distraire, vivre de moments de plaisir, passer du temps agréable et non rester cloitrés dans des hôtels.
  On oublie souvent que l’on voyage pour vivre des expériences particulières, vivre des moments de bonheur et de plaisir pour casser la routine du travail. Bref pour se faire plaisir par différentes activités : visites de musées, aquarium, arrière pays, parcs d’attraction, parcs à thème, ateliers culinaires, artistiques … Or rien de tout cela à Agadir ; ce qui complique la donne encore plus.

  Ainsi lorsque le produit hôtelier est défaillant, la ville non attrayante, le manque d’animation flagrant, les distractions quasi inexistantes, l’information touristique introuvable, le service en hôtellerie, dans les restaurants, en taxi non satisfaisant… il faut s’attendre à quoi ? Sûrement pas à avoir plus de clients et à avoir un bon taux de retour.
  Moralité le repositionnement de la destination Agadir s’impose et ne peut être que balnéaire d’hiver adossé à l’arrière pays. Mais à travers un produit complet dont les diverses composantes s’imbriquent pour former un tout. Il faut ainsi une bonne synergie entre les élus, les professionnels à travers leurs associations respectives, les autorités locales et la société civile pour réussir ce repositionnement qui plus que nécessaire car il est urgent voire vital.
   Lors de la journée, certains intervenants avaient évoqué le volet promotion et le volet aérien. Zouhair El Oufir, DG de l’ONDA a même annoncé la disponibilité de son département à encourager le tourisme à travers des actions d’exonérations de certaines taxes. C’est parfait, malheureusement lorsque le produit est difficilement commercialisable à causes de ses défaillances, il ne trouve pas de preneurs, chez les clients individuels, encore moins les TO et spécialistes de voyages. La base, c’est un bon produit commercialisable et bien vendable, s’il ne l’est pas, toute promotion devient vaine, sinon se retourne contre la destination.
  Idem pour l’aérien car lorsque la destination est attrayante, récole une bonne renommée, basée sur une bonne satisfaction de la clientèle, la promotion vient au secours de l’aérien et le pousse  à mieux se développer à travers des lignes directes, des vols charters et par des compagnies low cost. Le socle d’une station balnéaire, c’est son produit touristique. Il doit être très compétitif, se distinguer des autres, offre plus, avec professionnalisme et ce à travers toutes les composantes touristiques, sinon il ne sert à rien de parler d’un nouveau repositionnement ou d’une destination à réinventer. Le produit est un tout indissociable qui ne doit pas souffre de défaillances flagrantes mais aussi qui doit constamment être revu, corrigé, renouvelé. Malheureusement ce n’est pas le cas pour Agadir ; d’où l’énorme difficulté de commercialisation et d’image dont souffre la destination.
A bon entendeur, salut
Mohamed RIAL
 



Mohamed Rial



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