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Agadir Santé / Nouveau Ouverture d’un Centre de procréation médicale assistée (PMA). Une première.


Mercredi 26 Novembre 2014

C’est une grande première en matière médicale, dans la Région du Grand sud
Marocain. Le premier centre de procréation médicale assistée, dirigé par une équipe spécialisée (biologiste, gynécologues, et urologues) vient d’ouvrir ses portes à
Agadir.



Agadir    Santé  / Nouveau     Ouverture d’un Centre de procréation médicale assistée (PMA). Une première.
  C’est une grande première en matière médicale, dans la Région du Grand sud
Marocain. Le premier centre de procréation médicale assistée, dirigé par une équipe spécialisée (biologiste, gynécologues, et urologues)  vient d’ouvrir ses portes à
Agadir.
 
  Le  Centre est l’œuvre d’une association entre le Dr Samir Mahfoud (biologiste bien connu pour ses compétences et son implication dans l’investissement médical qui touche son domaine) et la clinique Tilila à Agadir ou se situe le centre. L’ouverture du centre à la clinique donne à ce centre un gage de sécurité quant aux pratiques médicales et chirurgicales dont dispose l’établissement. Le centre de procréation était très attendus par des patients de la Région, qui étaient obligés de faire des  déplacements à Casablanca avec tout ce que cela comporte comme dépenses, indispositions et dérangements.
 
   Il est à savoir que 3000 à 3500 tentatives de fécondation au laboratoire ont lieu
chaque année au Maroc qui aboutissent à la naissance de 300 à 400 enfants
annuellement. L’activité a débuté au Maroc il ya plus de trente ans, avec une première
naissance en 1991. Selon la Fédération Marocaine de reproduction humaine (FRMH), les problèmes de fertilité au Maroc touchent un couple sur17, et selon L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ils toucheraient 15 %  des couples mariés au Maroc, sur un total de 5,5 millions de couples.
 
   Environ 825 000 personnes qui sont candidats à la procréation artificielle. Les techniques utilisées au Maroc dans les centres de PMA (Procréation médicale
assistée), se présentent comme suit :
 
L’IAC (Insémination Avec Couple),
cette technique est la plus ancienne et la plus simple à mettre en œuvre.
Le principe de l’IAC  consiste à déposer des spermatozoïdes à l’intérieur des voies génitales féminines (col de l’utérus ou cavité utérine). Elle est proposée dans le cas, chez l’homme, de troubles de l’éjaculation ou d’obligation de recourir à des traitements stérilisants (dans ce cas, le sperme peut être congelé), aussi lorsque le nombre des spermatozoïdes est relativement bas et la mobilité très peu altérée ou encore dans le cas, chez la femme, de stérilité cervicale (glaire cervicale non fonctionnelle).
 Les chances de succès de cette technique sont de l’ordre de 12 %.
 
  La FIV (Fécondation In Vitro) : il s’agit de prélever des ovocytes (cellules reproductrices femelles) au niveau des ovaires de la femme, qu’on va mettre au contact du sperme du mari et cela se passe dans le laboratoire. Suite à quoi on obtient un embryon de deux, trois ou quatre jours qui sera déposé dans l’utérus de la femme en espérant une grossesse. Cette technique donne une chance de réussite de 30% environ à la première tentative, les
chances seront plus élevées si on répète les tentatives.
 
  L’ICSI (Injection Intra cytoplasmique des Spermatozoïdes), cette technique a révolutionné notre pratique dans le domaine, précise Dr Samir Mahfoud. En effet, elle vise les hommes chez lesquels on avait perdu tout espoir de conception. Ces hommes avaient très peu ou pas de spermatozoïdes, ou bien que la mobilité des spermatozoïdes était très faible. On arrive aujourd’hui, ajoutet-il, à récupérer quelques unités qui sont injectés dans l’ovocyte directement par une technologie très avancée.
 
Les chances de succès sont de 30% environ. Même en l’absence de spermatozoïdes le chirurgien urologue peut récupérer par ponction des spermatozoïdes résiduels au niveau des testicules qui seront injectés par ICSI au laboratoire dans les ovocytes de la femme afin d’obtenir des embryons.
 
       A côté de ces techniques,  les spécialistes comptent actuellement sur la vitrification (congélation rapide du sperme, des ovocytes et des embryons). Cette technique qui a facilité le travail des professionnels et qui a augmenté de façon considérable les chances de succès chez leurs patients,  consiste à congeler le sperme, les ovocytes ou les embryons pour une utilisation ultérieure.
 
Du côté coût, pour une tentative d’IAC, il est d’environ 6000 DH y compris les
médicaments le suivi médical et le laboratoire. Le coût d’une FIV et d’une ICSI est d’environ de 25 000 DH qui comprend les médicaments hormonaux utilisés pour la stimulation, le suivi chez le gynécologue, le bloc opératoire (clinique) et le laboratoire.
 
 Les professionnels déplorent le fait que la prise en charge des tentatives n’est que de
5000 DH (CNOPS) et uniquement pour la première tentative, nos pays voisins Tunisie,
Algérie la prise en charge est totale. Un autre frein à la pratique de l’activité
qui est de taille, c’est l’absence de loi réglementant la profession, en effet dans un
domaine aussi sensible et qui touche à la fécondation et aux cellules humaines, c’est le code de déontologie médicale élaboré dans les années 50 et modifié en 1992 qui est en vigueur. Aucune loi n’a vu le jour, cependant un texte de loi a été élaboré par un comité comprenant des professionnelles de la médecine du droit et de la religion, est à l’étude au niveau du ministère de la santé.
 
 Pour les contours de cette loi, à savoir :
la PMA devrait être destinée uniquement aux couples légalement mariés. Les gamètes doivent  impérativement  provenir des deux époux légalement mariés. Après implantation de 2 ou 3 embryons, s’il reste des embryons surnuméraires. La loi devrait statuer sur leur devenir, car avec la stimulation ovarienne on obtient dans la majorité des cas plus d’embryons que ceux qu’on implante à la patiente. Ces
embryons devraient être normalement conservés pour une durée de 5 ans sous
congélation ou vitrification, en cas de rupture ou de décès de l’un des époux
ces embryons seront détruits après les procédure légales.
Le don d’ovocytes de spermatozoïdes et
d’embryons serait interdit :
- la gestation pour autrui (faire porter l’embryon d’un couple par une autre
femme qui prêterait son utérus) serait interdite.
la sélection du sexe par le laboratoire
serait également interdite.
 
Ce ne sont là que quelques indications du projet de loi que les professionnels et les
spécialistes en la matière attentent. Les textes réglementaires devraient canaliser la
pratique de la PMA, avec son lot de droits et d’obligations, pour éviter de faire n’importe
quoi sous n’importe quelle pratique, par n’importe qui et n’importe où…
 
  Le domaine est tellement à la pointe de la technologie médicale qu’il doit être ainsi
bien dosé, réglementé, avec un bon suivi de contrôle, dans le cadre d’une éthique sans
faille qui résout le problème de la fertilité et qui garantit un maximum de précautions
devant éviter n’importe quelle dérive ou dérapage préjudiciable à toute la société eu
au genre humain. Nous rappelons dans ce contexte le proverbe, oh comment pertinent
qui dit : « Science sans conscience n’est qui ruine de l’âme ».
 
Mohamed RIAL

 


Mohamed Rial



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