thrmagazine

Agadir Tourisme « Handicaps et points noirs dans les environs d’Agadir » 3 è partie


Mardi 1 Décembre 2015

Le tourisme est secteur multiplicateur d’emplois, générateur de richesses qui participe d’une manière directe à l’amélioration du niveau de vie des populations, permet la réalisation d’infrastructures de grandes dimensions : ports, aéroports, autoroutes, hôtels, immobilier, développement des services en banques, cliniques privées, commerce divers etc… ET bien sûr, il est à l’origine des rentrées de devises au pays. C’est toutes ces raisons et bien d’autres qui poussent tous les pays à s’investir dans le tourisme, pour en faire une bonne réussite.



 
  Le tourisme est secteur multiplicateur d’emplois, générateur de richesses qui participe d’une manière directe à l’amélioration du niveau de vie des populations, permet la réalisation d’infrastructures de grandes dimensions : ports, aéroports, autoroutes, hôtels, immobilier, développement des services en banques, cliniques privées, commerce divers etc… ET bien sûr, il est à l’origine des rentrées de devises au pays. C’est toutes ces raisons et bien d’autres qui poussent tous les pays à s’investir dans le tourisme, pour en faire une bonne réussite.
 
 Ainsi donc le tourisme est devenu une industrie à part entière car constituant un moteur dynamique du développement économique et social à l’échelon local, régional et national. C’est dans ce cadre que développer le tourisme consiste à irradier les handicaps au niveau d’une destination, mais également au niveau de ses environs immédiats, au niveau de toute la Région et évidemment au niveau du pays. Tout s’imbrique pour donner ce qu’on appel un bon produit touristique national à l’instar que l’on voit en Espagne, France, Italie ou Turquie, entre autres.
  Dans l’esprit de nombreux responsables et élus, bien malheureusement, le tourisme est l’affaire des professionnels, ni plus ni moins. On ne les voit pas s’investir sérieusement pour développer le secteur, remédier aux insuffisantes et combattre sérieusement les failles et handicaps. En 45 ans de tourisme à Agadir, on n’a pas réussi à un voir une gare routière dans le vrai sens. IL faut voir la soit disant gare actuelle, une honte dans tous ses états. IL suffit d’y faire un tour pour avoir une idée exacte de la mauvaise implication des élus et de la tutelle à ce sujet. Bref, le l’irresponsabilité bien caractérisée.
 En 45 ans de tourisme, on n’a pas attendu d’un lancement d’appels d’offre ( nationaux sinon internationaux) concernant la réalisation d’un zoo, d’une patinoire, d’un aquarium, d’un bon parc d’attraction, d’une piscine couverte olympique, des parcs à thèmes, etc… Les hôtels se construisent par le privé, le reste ne suit pas en ville. Dans le monde rural n’en parlons même pas, c’est le délaissement total. C’est le cas de la route d’Imouzzer Ida Outanane qui n’a jamais pu être aménagée définitivement pour en faire un vrai axe routier participant au développement du tourisme rural et solidaire.
   Pour la destination balnéaire, Imouzzer Ida Outanane constitue une bonne bouffée d’oxygène, un environnement naturel de montagne exceptionnel, des randonnées pédestres de grande qualité, des aires de repose avec des vues panoramiques naturelles exceptionnels, des produits de terroir bien demandes (argane, miel, amandes, huile d’olive, etc…). Aucune exploitation intelligente de ces richesses touristiques et aucune valorisation de ce grand potentiel n’ont jamais été ni réalisés, encore moins bien étudiés. Le cas des cascades, atout principal d’Imouzer, qui n’a jamais été valorisé correctement, en dit long. Elle est dans un état de délaissement irresponsable et impardonnable.
  Pourtant en valorisant ces cascades avec la réalisation de pompes d’eau qu’on remet dans une citerne (ou bassin de retenue) en haut des cascades, on aura une eau permanente à la joie des visiteurs et toute l’année. En plus cela permettra de développer une infrastructure d’accompagnement en matière d’hébergement, restauration, parking, axes routiers, commerce local.
  C’est une bonne occasion de création d’emploi, une valorisation du lieu, une bonne excursion touristique et une participation dynamique au développement économique local. Mais à qui le dire ? Nous n’avons cessé de le suggérer, depuis des années, aux élus et aux autorités de tutelle, en vain. ET dire que le tourisme doit être inscrit comme priorité économique régional, avec toutes les mises en places adéquates, aussi bien dans le milieu rural que dans le monde rural.
  Il est à signaler que tout aménagement urbain ou rural doit s’inscrire dans cette dimension nécessaire du développement du tourisme, pour éviter les disparités et créer une certaine homogénéité notamment en matière d’infrastructure routière, d’éclairage public, de signalétique, de zone verte, de feux rouges et passages piétons, et bien d’entrées principales des localités qui forment le Grand Agadir ( Anza, Tikiouine, Inezgane, Bensergao).
 L’axe routier principal qui mène de l’aéroport à Agadir doit être bien revu et corrigé, car c’est le premier paysage urbain que voit un touriste, c’est aussi le dernier qu’il garde, en mémoire, après son séjour. Le nombre de failles que l’on remarque, rien qu’au niveau communication, est incroyable. IL y a aucune plaque, affiche ou banderole qui souhaite la bienvenue aux touristes, en différentes langues, à la sortie de l’aéroport. Est-ce vraiment impossible ?
  Sur tout l’axe routier Agadir-Tghazout-Tamri , des plages sauvages, des endroits panoramiques vue sur mer fantastiques, des spots de surf de qualité dont un considéré comme le deuxième mondial. ET pourtant aucune valorisation de tout ces sites. Aucun aménagement de cette route notamment à partir d’Aourir.
 Cet axe routier connaît une circulation de plus en plus importante, notamment les fins de semaine. Quant à la saison estivale, toutes les années, c’est le même constat, un embouteillage monstre sur cette route avec des déplacements voiture à la tortue et un trajet de 35 km qu’on fait en trois heures. A quoi servent les élus, que supervisent les autorités ? On se le demande bien, au fur des années, au sujet d’un problème qui amplifie démesurément. On ne peut s’empêcher de suggérer à nos élus et nos différents responsables, de faire un voyage de terrain aux Canaries pour voir comment les canaries ont merveilleusement maîtrisé, entre autre, la circulation routière dans des iles rocailleuses. UN très bon exemple à suivre, pour ceux qui ont la fibre nationaliste et citoyenne pour bien faire avancer le développement touristique…
  Tant que le développement du tourisme ne sera pas perçu comme une nécessité économique devant faire intervenir à la fois les opérateurs du secteur ( en matière d’investissements divers), les élus régionaux et locaux, les autorités locales, et la société civile en matière d’éducation citoyenne pour la protection de l’environnement, la valorisation du patrimoine ( culturel, matériel et immatériel), dans une bonne synergie ; on ne pourra pas être concurrentiel et avoir une bonne place dans le concert des destinations touristiques internationales.
 Quant arrête de nous matraquer dans les réunions officielles que le Maroc a d’énormes potentialités touristiques régionales, locales et nationales. Ne pas pouvoir exploiter correctement ces atouts et ces potentialités touristiques, énormes, variés, dont certains encore vierges, est une vraie injure de développement à nos responsables, d’autant plus que le tourisme  a été érigé en priorité économique nationale depuis 14 ans. C’est vraiment incroyable mais vrai.
 Une petite île canarienne de 300 000 habitants (Ténériffe en l’occurrence) reçoit, à elle seule, six millions de touristes. C’est toute la grande différence entre les discours pompeux chez nos responsables et le travail de terrain des autres réalisé dans une dynamique de groupe et des objectifs clairs et réalisables. La station Taghazout (pas encore réalisée depuis 25 ans) illustre, ente bien d’autres, l’échec de l’approche  du soit disant développement touristique qu’on nous impose, sans aucune concertation effective avec les professionnels de terrain.
  Nous avons besoin d’une vraie politique touristique de terrain et non d’une gestion politico-politicienne de responsables qui cherchent, avant tout, à se montrer comme les meilleurs, les grands connaisseurs, les grands réalisateurs, alors que leur bilan démontre tout le contraire…à quelques exceptions tout de même et sans aucune rancune.
 
 Mohamed RIAL
Agadir Tourisme
« Les handicaps liés directement au secteur du tourisme lui même »
                                           4 ème partie
 


Mohamed Rial