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Agadir Tourisme L’aérien est là. Où est le reste ?


Lundi 29 Janvier 2018

Le secteur de l’aérien a toujours fait défaut à Agadir et a été à chaque fois dénoncé par les opérateurs et les professionnels du tourisme. En effet, sans développement de l’aérien, point de développement du tourisme. Agadir reçoit à raison de 98 % ses clients par avion. L’aérien est non seulement nécessaire mais vitale pour la destination.



 
   Le secteur de l’aérien a toujours fait défaut à Agadir et a été à chaque fois dénoncé par les opérateurs et les professionnels du tourisme. En effet, sans développement de l’aérien, point de développement du tourisme. Agadir reçoit à raison de 98 % ses clients par avion. L’aérien est non seulement nécessaire mais vitale pour la destination.
 
   L’année 2017 aura connu un développement de nouveaux vols sans précédents. La base aérienne de AirArabia, l’arrivée de la compagnie hongroise Wizair, entre autres… ont été précédés par les charters du TO allemand FTI qui a fait renaitre le marché allemand de ses cendres. A quel prix ? Ca c’est une autre question. Vu l’envahissement du All Inclusive pratiqué dans la grande majorité des hôtels opérationnels dans la station balnéaire, le facteur prix a été malheureusement, légué en dernière position.
 
  Si ON on ajoute, à cela, le nombre d’établissements hôteliers fermés, en chantier et dans un état de vétusté très avancé, il ne reste plus qu’une minorité d’hôtels commercialisables qui se trouvent tous en front de mer. ON présente Agadir comme une destination avec une capacité hôtelière de 30 000 lits ( chiffres arrondis). Or sur le terrain, c’est moins que la moitié de ces lits qui sont vendables. IL y a déjà six ans, l’ONMT avait fait sortir une étude de terrain avec  seulement 50% de la capacité hôtelière était commercialisable, à Agadir. Donc à peine 15 000 lits. Or la situation depuis ne fait qu’empirer.
 
  La situation hôtelière à Agadir est vraiment défaillante  voire handicapante. On a beau faire de la promotion, les TO ne trouvent pas la qualité des établissements hôteliers qu’ils vendent ailleurs, chez nos concurrents : notamment en Tunisie  et en Egypte. On ne peut se comparer à la Turquie, avec ses 450 000 lits dans la zone d’Antalya, ni la capacité hôtelière dans les Canaries et ses 400 000 lits. C’est comparer l’incomparable, tant sur le produit lui même que sur la capacité hôtelière et tout se qui s’en suit en matière d’ animation et loisirs, aménagement urbain…
 
   26 routes sont désormais opérationnelles sur Agadir, soit 56 vols par semaine. C’est beaucoup mieux qu’avant, notamment après la baisse touristique amorcée en l’an 2000, et se poursuit malheureusement. La question qui se pose actuellement est comment remplir correctement ses vols et les maintenir, également. L’ONMT a fait un effort en soutenant ses vols mais c’est à la destination d’être au niveau des prestations hôtelières de bonne facture. Cela concerne la qualité et les prestations au sein des hôtels mais également la qualité des infrastructures urbaines. Or malheureusement les unes comme les autres, sont bien  en deçà des normes des destinations touristiques qui connaissent un flux important de clients donc de touristes.
 
  Le handicap de l’animation, là aussi malheureusement enregistré à Agadir depuis des années, ne joue nullement en faveur de la satisfaction des clients en séjour qui ne trouvent pas d’endroits corrects et convenables pour des sorties de loisirs et distractions. Résultat, des clients sont là sans l’être car ils restent cloitrés dans les hôtels, autour de la piscine. ET lorsqu’ils font une sortie furtive c’est pour aller au souk El Had.
 
 Moralité, si l’arrivée de tous ces vols programmés et d’autres qui vont suivre après, n’est pas renforcée, dans les meilleurs délais, par la réalisation d’une mise à niveau urbaine, générale et correcte à travers toute la ville, si l’handicap de l’animation n’est pas intelligemment résolu ; si l’infrastructure hôtelière n’est pas revu à la hausse avec des décisions musclées et indispensable qu’il faut ; le résultat sera vite senti sur le terrain par les nouveaux visiteurs. Ils vont être déçus, non satisfait, donc apportant une mauvaise publicité à la destination, et on va rester donc dans une situation plus dérangeante encore, du fait qu’on n’aura pas su profiter des nouveaux vols.
 
  Moralité, bis. On va nous taxer d’incapables et d’amateurs  en matière de développement touristique de la destination. Nos élus seront traités d’incompétence car incapable d’accompagner le secteur du tourisme, à travers les décisions et les réalisations qu’il faut. Ce qui est malheureusement déjà le cas et ce depuis plusieurs années.
 
 C’est donc ce cadre que nous suggérons aux élus d’accompagner, dans l’optique d’une synergie réelle et dynamique, les professionnels du tourisme dans des voyages et des visites de travail pour voir comment opèrent les autres, notamment nos voisins canariens qui nous dépassent de très loin dans ce domaine, en matière hôtelière, animation, urbanisme, loisirs, information touristique, formation professionnelle…
 
 
A bon entendeur, salut.
 
Mohamed Rial
 



Mohamed Rial