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Agadir Tourisme / aérien Une solution locale urgente s’impose.


Dimanche 8 Juillet 2012

L’aérien est le premier facteur lié directement au développement touristique. Sans aérien pas de clients. Or ces dernières années, le nombre de vols sur la destination balnéaire Agadir ne fait que reculer. Les professionnels avaient misé sur la compagnie nationale, mais ils sont déçus. Les low cost viennent pour repartir, rentabilité oblige. Les vols charter se font rares. C’est pratiquement l’impasse.



Agadir Tourisme / aérien   Une solution locale urgente s’impose.
   L’aérien est le premier facteur lié directement au développement touristique. Sans aérien pas de clients. Or ces dernières années, le nombre de vols sur la destination balnéaire Agadir ne fait que reculer. Les professionnels avaient misé sur la compagnie nationale, mais ils sont déçus. Les low cost viennent pour repartir, rentabilité oblige. Les vols charter se font rares. C’est pratiquement l’impasse.
  Il faut rappeler que le problème ne date pas d’aujourd’hui, mais il s’est compliqué avec les années. Ni la RAM, ni le ministère du tourisme, ni l’ONMT, ni l’ONDA, ni le ministère du Transport, n’ont jamais fait vraiment le nécessaire, à ce sujet, pour le développement de l’aérien vers Agadir. Tous les responsables connaissent le problème mais personne ne réagit comme il se doit. Il reste donc une ultime solution.
  C’est celle de compter sur les possibilités locales pour soutenir l’aérien et pour la création d’un Fonds se Soutien à l’Aérien. En effet, on attend Godo aérien qui n’a décidemment pas la volonté de bouger, pour des prétextes divers dont celui de l’impossibilité officielle de subventions les vols, nous dit-on à chaque fois. Or c’est là  la solution, toute la solution. Les professionnels gadiris, avaient des études intéressantes concernant la sponsorisation des vols, depuis 1995, hélas sans trouver les échos favorables, chez les responsables nationaux.
    Compter aujourd’hui sur les Pouvoirs Publics pour financer un Fonds de Soutien pour l’Aérien est à oublier complètement, à cause de la conjoncture économique et financière que vit le pays. La solution est donc locale et ne peut qu’être locale. Cela veut dire compter sur ses propres moyens, compter sur les opérateurs touristiques locaux, sur les professionnels du secteur du tourisme avec toutes ses composantes. Mais également compter sur tous ceux qui gagnent de l’argent grâce au tourisme dont notamment les institutions bancaires et bien sûr les institutions élues.
   Conseil Régional Du Souss Mass Draa, Conseil Préfectoral, Commune Urbaine d’Agadir, Association de l’Industrie Hôtelière AIH, Association des Agences de voyages, association des restaurateurs, banques opérant sur place et autres doivent tous être mobilisés pour financer un Fonds de Soutien de l’Arien, nécessaire, urgent et incontournable pour le développement du tourisme. Pour sortir de l’impasse d’une attente qui n’a que trop durer, il faut compter sur soi même.
   L’une des études faites au sujet du sponsoring des vols avaient conclu, qu’il faudrait réunir 25 millions de DH pour réussir à drainer sur Agadir six vols par semaine, avec un avion basé à Agadir et qui assure des liaisons aériennes vers des pays comme la Russie, la Norvège, la Pologne, l’Autriche  et la Suisse, entre autres… Les six vols draineraient ainsi par an, pas moins de 50 000 clients. Autrement dit si on double la mise, on aura 100 000 clients pas an de plus, ce qui est de loin bien intéressant.
  Lorsqu’on sait, que l’étude faite par de vrais connaisseurs et professionnels avertis de l’aérien, conclue que le sponsoring (terme utilisé à la place de subvention qui fait peur à nos responsables centraux et dont ils ne voulaient jamais entendre parler, contrairement aux pays concurrents dont la Tunisie et l’Egypte), va coûter à la destination balnéaire 300 DH par client ( et moins encore selon les négociations avec les compagnies aériennes) , mais va rapporter 600 Euros par client, il y a de quoi convaincre le plus réticent des responsables sauf celui qui ne veut pas participer au développement du tourisme.
 Or 50 000 clients avec un apport client de 600 Euros, cela fait tout de même 30 Millions d’Euros, soit 300 Millions de DH par an. Ajoutez y tout ce qui va s’ajouter avec les taxes dont la taxe de séjour, la TPT, la TVA, et le dynamisme économique engendré par les 50 000 clients. Bref, la destination a tout à gagner avec l’adoption de cette stratégie. Tout le développement ne peut venir que par des liaisons directes de pointe à pointe, avec des tarifs compétitifs et une disponibilité siège favorable à la commercialisation de la destination. La promotion diriez-vous ? Oui bien sûre, mais à quoi servira-t-elle si les clients ne disposent pas d’avions pour venir chez nous ?
  Il est évident que la participation de tous les acteurs est indispensable et que la création du Fonds de Soutien à l’Arien doit se faire avec la bonne concertation de tous, pour en définir toutes les modalités pratiques, de gestion, de communication et de suivi. Tout cela est possible. Et s’il faut corriger, en cours de parcours, pour quoi pas, l’essentiel c’est de compter sur les potentialités locales, aller de l’avant et résoudre un problème de taille qui handicape le développement touristique de la destination depuis des années. L’attente n’a fait que trop durer, il faut passer à l’action avec la volonté de réussir qu’il faut.
 
 Mohamed RIAL

Agadir Tourisme / aérien   Une solution locale urgente s’impose.

Agadir Tourisme / aérien   Une solution locale urgente s’impose.

Mohamed Rial