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Grand Agadir Quel rôle des élus dans le développement du tourisme ?


Mercredi 27 Janvier 2016

Dans une Région à fort potentiel touristique, malheureusement et maladroitement inexploitée, quand ce n’est que partiellement exploitée, voire dans certaines provinces pas du tout ; le rôle des élus dans le développement et la valorisation du secteur du tourisme est plus qu’important. IL est essentiel et primordial.



 
   Dans une Région à fort potentiel touristique, malheureusement et maladroitement inexploitée, quand ce n’est que partiellement exploitée, voire dans certaines provinces pas du tout ; le rôle des élus dans le développement et la valorisation du secteur du tourisme est plus qu’important. IL est essentiel et primordial. Ce sont les premiers à être concernés et impliqués, sauf qu’ils ne le font pas, car non outillés pour participer à une réelle participation du développement du tourisme, auprès des opérateurs et professionnels du secteur.
   Tout développement touristique correct commence par une mise à niveau urbaine et rurale, dans les différentes villes et communes rurales concernées par le tourisme. Sans une bonne mise à niveau urbaine, dans le sens le plus large incluant l’infrastructure routière, urbanistique, zones de verdure, information touristique, signalétique, ramassage des ordures etc… on ne peut prétendre à une participation dynamique du tourisme, ni a son évolution correcte, dans l’objectif est non seulement la création des emplois, mais bien plus, l’amélioration du niveau de vie des populations locales concernées. C’est la première condition nécessaire à ce développement. Or c’est là la responsabilité première des élus locaux.
  La deuxième condition concerne un partenariat intercommunal en vue d’unifier les stratégies touristiques pour les compléter, les unes par rapport aux autres en fonction des spécificités des produits touristiques locaux. Pour les renforcer également et les mettre en valeur dans le cadre d’une promotion régionale qui sert le produit touristique régional et ses diverses composantes locales. Cela doit être le cas dans le Grand Agadir, avec Agadir entant que ville chef lieu, Anza, Tikiwine, Taghazout, mais également Inezgane ; Ait Melloul ; Imouzzer Ida Outanane …
  Dans tous les cas de figure tout doit tourner autour d’Agadir, en tant que destination balnéaire principale, ayant cumulée plusieurs années d’exercice de terrain. L’arrière pays, le tourisme rural, le tourisme responsable, le tourisme solidaire et le tourisme écologique, vont renforcer l’image d’un produit touristique régional diversifié et quasi complet. Cela ne peut marcher que dans une coordination dynamique entre les élus dont l’objectif est le développement du tourisme.
  En effet, le rôle des élus est incontestable pour le statut du produit touristique, pour sa promotion et pour son image de marque. Les élus, communaux et au sein du conseil régional, assument donc la responsabilité d’aider à débloquer les projets débloqués depuis des années constituant un vrai frein au développement du tourisme, à l’emploi, aux rentrées de devises et de la dynamisation des économies. Les projets bloqués à signaler dans ce cadre concernent la source chaude de ait Lamine, qui devait être une station thermale de premier choix mais malheureusement jamais réalisée depuis des années.
  A Agadir, dans le secteur de l’hôtellerie, il s’agit des établissements fermés depuis des années, cas du Transatlantique. Le cas des hôtels inachevés depuis des années, constituant des cadavres immobiliers horribles. Le cas d’Agadir Oufella, jamais valorisé pourtant constituant la mémoire d’Agadir et un site panoramique avec vue sur l’océan et le port, unique en son genre au Maroc. Le cas également des cascades d’Imouzzer qui demandent à être résolu techniquement, ce qui redonnerait à ces cascades la place de choix qu’elles avaient, il y a des années. Le cas du fameux jardin botanique dont on parle depuis dix ans, en vain. Le cas, enfin et non des moindres de l’aménagement de Talborjt  en tant que zone commerciale ouverte, raté et non fini etc…
 Et pour finir le cas de la promenade qui n’a connu aucune valorisation, ni entretien correct depuis des années. Récemment le conseil communal vient de commencer à bouger mais les moyens mis en valeur sont en deçà de ce qui doit se faire. ON ne peut entretenir une promenade de 5 km et une plage de 6 km avec dix employés communaux et huit employés de l’entraide Nationale. La CUA doit déléguer dans le cadre d’appels d’offres spécifiques sur la base de cahiers de charge bien ficelés et pour des durées limitées, à la fois l’entretien de la plage et de la promenade, l’éclairage publique, entre autres etc…
  Mais également l’entretien des zones de verdure dans toute la ville  et la périphérie, l’entretien des feux rouges et de la chaussée, celles des maisons de quartiers, ; l’entretien et le nettoyage des oueds , notamment Oued Lahwar. Il faut voir l’état de saleté horrible dont ce trouve Oued Lahwar du coté du Souk El Had. Le nouveau bureau du conseil communal affiche sa volonté de vouloir changer les choses.  Des actions concrètes doivent suivre. L’état de la saleté est constaté dans tous les quartiers sans exception. Aux grands maux, les grands moyens.
  Le temps passe, les attentes de la population aussi, l’héritage défaillant  et les erreurs flagrants de l’ex conseil communal doivent être corrigés et revus d’une manière efficace.  IL est urgent de passer à la vitesse supérieure par des moyens techniques appropriés et par des décisions judicieuses, tel l’éclairage définitive de la plage la nuit ; l’interdiction des vélos sur la promenade, car cela devient un vrai problème qui dérange les passants. Il s’agit d’une promenade piétonne et non cyclable. La promenade doit restée piétonne à 100% ; c est sa vocation première et sa raison d’être, à l’instar de toutes les promenades en front de mer dans les destinations touristiques, ailleurs.

  Il est par ailleurs judicieux que le Conseil              Communal réalise des pistes spécifiquement cyclables tout autour de la ville, avec la signalétique appropriée et l’espace dégagée nécessaires. Vouloir être une ville accueillante c’est permettre à la fois aux visiteurs nationaux et internationaux, comme aux locaux d’utiliser des vélos pour circuler à l’aise et dans la sécurité qu’il faut. En parallèle, le nécessaire doit être fait pour rendre Agadir une vraie ville verte avec un entretien professionnel des espaces verts, des jardins publics et des zones vertes. Le seul service technique compétent de la commune urbaine est incapable de le faire, d’où une externalisation intelligente de certains services,  à la fois bien réfléchie et pratique, faisant appel à des sociétés privées spécialisées.
   Face à tout le travail demandé et exigé pour une bonne gestion d’une ville touristique, le Conseil communal ne pourra jamais réussir du beau travail à lui seul, malgré toute la bonne volonté de ses élus. C’est évident et indiscutable.
    Le Conseil Communal doit agir d’une manière dynamique et mesurée, pour coordonner, superviser, orienter et émettre les décrets nécessaires pour une bonne gestion en matière de circulation et roulage, ramassage des ordures en matière d’animation et d’exploitation des places publiques. Les attentes primordiales des citoyens dans une ville sont claires. Ce sont un bon éclairage public, un bon ramassage des ordures, la réalisation et un bon entretien des zones de verdures et des places publiques, un bon fonctionnement de feux rouges et une propreté sans faille dans tous les quartiers, coins et recoins de la ville.
  Les élus doivent se mettre en tête une fois pour toute que la destination Agadir est une destination urbaine donc l’aménagement urbanistique et les infrastructures urbaines, font partie intégrale du produit touristique. Il n’y a qu’a faire un tour général en ville, à commencer par le secteur touristique et balnéaire, pour constater les défaillances énormes en matière de propreté, d’entretien de verdure, de chaussée, trottoirs, arbres et palmiers etc…
  Tout cela doit cesser définitivement pour permettre à la destination de changer d’image et de permettre à ses visiteurs et à ses habitants d’avoir et de vivre des prestations urbaines de qualité à l’instar qui génèrent la satisfaction et la joie de vivre dans une ville bénie par Dieu, pour son soleil permanent, son climat exceptionnel, sa plage de 6km et son littoral. La plage est le capital principal de la destination, elle doit être entretenue, valorisée, avec professionnel, à travers une équipe permanente d’entretien, un suivi quotidien concernant le nettoyage du sable, ramassage des poubelles etc…
  Lorsqu’on a un bon capital, on le fructifie car si on le néglige, ce qui le cas actuellement et durant ces dernières années, malheureusement, on ne fait qu’aggraver la situation du développement du tourisme, déjà fragilisé par une conjoncture politique et économique mondiale non réjouissante. Ceci dit lorsqu’on parle d’Agadir, on parle d’une locomotive qui va tirer pour de bon les autres grands quartiers périphériques dans une coordination parfaite, pour avoir une cohésion d’ensemble et une urbanisation complémentaire et fonctionnelle.
A bon entendeur, salut

Mohamed RIAL
 


Mohamed Rial



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