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Oasis de Fint – Ouarzazate


Jeudi 3 Juillet 2008

A une quinzaine de kilomètres de Ouarzazate se trouve la légendaire Oasis de Fint. Fint, en langue Berbère veut dire « cachée ». Il est vrai que s’il n’y avait pas de panneau indicateur sur la piste, rien ne permettrait de localiser ce petit coin de paradis. Jusqu’au dernier moment, cette oasis se dérobe aux regards des voyageurs…



Oasis de Fint – Ouarzazate

Quand on aborde la descente vers la vallée et l’oued, les palmiers font leur apparition, créant une tache verte et vivante entourée d’un monde minéral. Les falaises rocheuses de couleur ocre sont vertigineuses. Le décor est digne des grands films qui ont été tournés ici depuis les années 1930 : Laurence d’Arabie, Jésus de Nazareth, Alibaba et les quarante voleurs (avec Fernandel), Moïse, Cléopâtra, et plus récemment, Indigènes avec Jamel Debouze,.... On comprend aisément que les réalisateurs de ces grands films ont été conquis par un environnement à ce point majestueux.


Oasis de Fint – Ouarzazate

Fint, c’est aussi une communauté, d’une soixantaine de familles, qui vivent des ressources prodiguées par les 14 kilomètres de la palmeraie. Un miracle qui est possible grâce aux sources et à l’oued qui fournit une eau pure et claire toute l’année. Le miracle de l’eau permet la vie ! Ce sont donc près de six cent personnes qui cultivent et entretiennent savamment le subtil art de l’irrigation en milieu désertique. Une palmeraie est un microcosme en constante évolution, un équilibre ancestral entre les différentes végétations et plantes cultivées, qui permettent l’une à l’autre de vivre et de se développer. Les grands palmiers-dattiers forment une protection contre les rayons du soleil avec leur feuillage, permettant aux autres plantes de se développer en dessous, Les arbres fruitiers, tel l’abricotier, complètent cette protection. Au niveau du sol on trouve les productions maraîchères, telles les laitues, tomates, etc,… Sans oublier le henné et la luzerne…


Oasis de Fint – Ouarzazate

La communauté est dirigée par un chef, chargé d’arbitrer les éventuels problèmes concernant le droit à la terre, l’irrigation,… Et d’aider à l’agrandissement de la communauté en attribuant les lots pour la construction de maisons, etc,… Ce mode de fonctionnement tribal est parfaitement adapté à la vie d’une oasis. Toute fois le chef ne se substitue pas aux autorités, les problèmes plus complexes d’ordre pénal ou légal reviennent aux autorités compétentes. Une école primaire à été construite il y a quelques années, permettant aux enfants de la communauté de suivre une scolarité normale, sans devoir faire de grands déplacements. Pour les études secondaires, les jeunes doivent se rendre à Ouarzazate.


Oasis de Fint – Ouarzazate

Le tourisme n’est pas absent non plus du paysage de cette oasis. Quoi que très discrète, il y a bien une industrie locale du tourisme. Une auberge à vue le jour il y a quelques années, permettant la restauration et l’ébergement de groupes de voyageurs. Généralement ces groupes viennent en 4x4 et passent une ou deux nuits sur place, lors d’un circuit dans la région. D’autres préfèrent les randonnées à dos d’ânes, organisées par les habitants de l’Oasis. L’une de ces randonnées permet de rejoindre le lac de Ouarzazate, en suivant le cours de l’Oued. Un emplacement réservé aux bivouacs permettent d’organiser de véritables veillées traditionnelles sous les étoiles, accompagnées de chants et danses traditionnelles Ahwach. A proximité de cet emplacement on peut découvrir un ancien décor de cinéma, ayant servit au tournage du film « Cléopâtra ». Une fausse grotte, en bon état, munie de sa pierre tournante en guise de porte, fait face à un petit bâtiment en pierre taillée. Il n’est pas rare dans la région de découvrir de tels vestiges.


Oasis de Fint – Ouarzazate

Malgré tous ces développements, l’électricité et la télévision ont fait leur apparition il y a trois ans, l’oasis de Fint garde son caractère original et demeure un endroit où l’on peut encore découvrir un mode de vie ancestral et traditionnel des régions du Sud Marocain. Des traditions et un environnement qui doivent absolument être protégées afin que les générations futures puissent encore en profiter.

 

Texte et photos : Marc d’Haenen







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