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Tourisme Marché français. Salon Top Resa 2015 : Triple déception chez les professionnels marocains.


Mardi 6 Octobre 2015

Le marché français à destination du Maroc ne redécolle pas. On a eu la preuve lors du Salon Top Resa 2015. Aux difficultés inhérentes à l’économie française, s’ajoute la phobie grandissante de l’Islam et toute la confusion qu’elle crée dans l’esprit des français, mettant tous les pays arabo musulmans sur le même piédestal.



 
  Le marché français à destination du Maroc ne redécolle pas. On a eu la preuve lors du Salon Top Resa 2015. Aux difficultés inhérentes à l’économie française, s’ajoute la phobie grandissante de l’Islam et toute la confusion qu’elle crée dans l’esprit des français, mettant tous les pays arabo musulmans sur le même piédestal.
  Le stand du Maroc était pourtant le plus animé par un grand nombre de professionnels (voyagistes et hôteliers) venus de Marrakech, Agadir, Casablanca, Ouarzazate, Tanger, Fès, Tafilalet, entre autres. Les autres stands de la Tunisie, de l’Egypte ont été bien réduits et non pas connu grande affluence comme à l’accoutumée. D’ailleurs de nombreux stands ont été bien réduits en espace également ; c’est le cas de l’Espagne, de la Turquie.
   Le marché français est en difficulté un peu partout, à des degrés différents. La demande ne suit pas chez les français, notamment pour les pays du Maghreb, qui évite clairement de s’y rendre. Le Maroc ne tire nullement son épingle du jeu à tel point que certains voyagistes et représentants de TO français, présents au Top Résa, vous lancent au visage : «  le Maroc. Pas question. IL n’y pas de demande … »
  Il est clair que les attentats commis en France, en Tunisie et les tentatives d’attentas avortés d’ici et là, y sont pour beaucoup. Les Affaires Etrangères britanniques avaient mis officiellement, il y a trois semaines la Maroc sur la liste rouge, celle des pays à haut risque. Même liste d’ailleurs que celle où figure l’Espagne et la France, précisant aux ressortissants britanniques d’éviter de voyager dans les pays à haut risque.
  Il est à savoir que les TO français sont dépassés car la demande ne suit pas pour la destination Maroc. Ce n’est plus la demande grandissante connue avant. D’autre part les voyages en ligne progressent bien et moins en moins de clients font appel aux services des TO. A peine 11% des voyages se font à travers les Tour Opérateurs alors qu’il ya dix ans cela dépassait les 75%. La différence est énorme et le touriste contemporain réserve tout via internet, à moindre prix pour une large gamme de choix (billets d’avions, hébergement, excursion, restaurants, location de voiture etc…)
   Les difficultés de relance du marché français constituent  ainsi une première déception chez les professionnels marocains présents au Top Resa 2015. Ils accordaient un espoir de relance du marché mais en vain, malheureusement pour le premier marché européen à destination du Maroc. Du côté officiel chez les responsables nationaux du tourisme ministère et ONMT, pas d’actions concrètes sur place.
 
 C’est là, la deuxième déception causée par le ministre du tourisme arrivé le deuxième jour du salon, pour rester deux heures, sans aucun vrai contact de travail avec les professionnels marocains et les partenaires français. Les professionnels auraient aimé que le ministre vienne avec le DG de l’ONMT, le président de la FNT (Fédération Nationale du Tourisme), l’ambassadeur du Maroc (dans le cadre de la diplomatie économique), deux jours avant le salon pour faire une tournée chez les TO et partenaires français, voire des responsables des compagnies aériennes afin de voir comment relancer tout doucement la destination Maroc.
  Dans la conjoncture actuelle toute publicité ou tapage médiatique ne résoudront pas grand chose, vu que le refus d’achat vient directement du client. N’empêche les responsables du tourisme doivent faire ce qu’ils ont à faire, principalement dans cette conjoncture difficile qui se complique d’avantage si on ne bouge pas d’une manière professionnels et agressive, comme il se doit. Le ministre français des Affaires Etrangères et du Tourisme est allé accueillir en personne à 6 heures du matin, à l’aéroport Charles De Gaulle, un groupe de touristes chinois. Tout le monde en parlait au Salon.
  Chez nous, ni le ministre du tourisme, ni celui des Affaires Rtrangères n’ont  résolu le problème pausé par l’absence d’un responsable à l’ambassade du Maroc à Pékin, pour délivrer, à temps, des visas aux Chinois qui voulaient venir au Maroc au mois de septembre dernier, en tant que touristes. Le mal du tourisme marocain vient ainsi qu’une absence de coordination entre les différents départements ministériels impliqués dans le processus du développement du tourisme. Ainsi, on fait  un pas en avant et trois en arrière ; n’en déplaise aux responsables du secteur qui voient tout en roses alors que la réalité est bien morose.
   Venons-en à la troisième déception causée par le responsable de l’ONMT. Le DG était au salon Top Resa, le troisième jour sans venir au stand du Maroc, pourtant sous sa responsabilité car il est le principal responsable de la promotion touristique du produit marocain. IL n’est secret pour personne que le ministre et le DG de l’ONMT ne sont pas sur la même longueur d’ondes. Ils s’évitent d’une manière flagrante dans les salons et les différentes manifestations touristiques, laissant ainsi une image décevante qui ne sert en aucun cas le tourisme national.
 Ce fut une fois encore le cas, bien malheureusement au Top Resa 2015, à tel point qu’on lisait une amertume bien caractérisée chez les professionnels participants au salon. La déception totale était exprimée différemment chez les uns et les autres mais bien réelle car issue d’une négligence incroyable de ces hommes et femmes de terrain qui font du tourisme leur affaire au quotidien et qui ont le droit d’être soutenus, comme il se doit par les officiels et les responsables du tourisme national.
 Or quand chaque responsable cavale tout seul de son côté, il ne faut pas s’attendre à un vrai décollage du tourisme national dans sa variante professionnelle et non politico politicienne basée sur des chiffres que les professionnels du terrain ont toujours contesté et qu’ils contestent toujours, à force de mettre tout le monde dans le même panier, usant de la formule magique « entrée postes frontières ».
  Que Dieu nous préserve d’un quelconque attentat dans un quelconque pays, réclamé sous l’étiquette de l’Islam. Ce serait vraiment la fin des haricots pour notre tourisme, dont la situation n’est pas aussi brillante déjà.
ALLAh IHFAD.
 
Mohamed RIAL
 







Mohamed Rial




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