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Tourisme ONMT. Le Poste du DG toujours vacant. Jusqu'à quand ?


Jeudi 29 Mars 2018

On s’achemine vers le scénario d’avant la nomination de A. Zouiten à la tête de l’ONMT. On avait entendu, à l’époque, six mois, avec le poste vacant, lors du mandat de l’ex ministre Haddad. ET voilà qu’on va encore vivre cette vacance bien problématique pour la gestion de l’ONMT, outil étatique de la promotion touristique à l’étranger.



Tourisme     ONMT. Le Poste du DG toujours vacant. Jusqu'à quand ?
 
  On s’achemine vers le scénario d’avant la nomination de A. Zouiten à la tête de l’ONMT. On avait entendu, à l’époque, six mois, avec le poste vacant, lors du mandat de l’ex ministre Haddad. ET voilà qu’on va encore vivre cette vacance bien problématique pour la gestion de l’ONMT, outil étatique de la promotion touristique à l’étranger.
  Jusqu’à présent aucune procédure pour la nomination d’un nouveau DG, n’est en cours, alors que le ministre actuel l’avait annoncé il y a déjà un mois, par vois de presse. C’est tout de même incroyable. Comment le Maroc peut-il se permettre un tel retard qui entrave la bonne marché des bureaux de l’ONMT à l’étranger ? Le nouveau ministre n’a surement pas encore compris le travail de fond réalisé par ces bureaux, notamment dans la relation pertinente avec les TO émetteurs, avec les compagnies aériennes et avec les partenaires, pour le développement du tourisme marocain, à travers son volet promotion.
   L’administration de tutelle agit comme si le Maroc est le meilleur produit à vocation touristique et qu’il ne souffre  pas de concurrence rude. Or, aucun pays touristique qui se respecte ne peut se permettre une telle vacance qui touche un poste clé pour le développement de son tourisme. Les délégués à l’étranger ont les mains liés, ils n’ont plus de budget, ils ne peuvent rien décider encore rien programmer, par manque de budget et de visibilité. Par contre nos concurrents bougent bien, sont présents sur la scène et usent de tous les moyens financiers, de partenariat et de relationnel avec les TO pour faire venir le plus de touristes chez eux : cas de la Tunisie, et de l’Egypte.
  Le ministre du Tourisme avait déclaré le 4 janvier, à notre confrère,  Médias 24: "L'appel à candidature pour pourvoir le poste à la tête de l'office n'a pas encore été lancé, mais nous travaillons activement sur ce dossier. La loi permet à l'intérimaire de rester en place 6 mois, mais ce ne sera pas le cas, car la procédure de remplacement va être lancée incessamment. Nous essayons de trouver un profil pointu pour que le poste soit pourvu dans deux ou trois mois". Depuis lors « Walou », on attend toujours…
  On dirait qu’il n’y a aucun profil au Maroc qui peut faire l’affaire pour un tel poste. A moins qu’on cherche de placer un bon « beni oui-oui »  qui va se soumettre aux doléances du ministre, vu l’importance du budget de l’ONMT, dont le DG est l’ordonnateur principal. En tout les cas cette vacance est plus que nuisance et porte du tort au tourisme au Maroc, dans son volet promotion et respect des engagements avec les partenaires. Bientôt les contrats de programmation de 2020 seront signés, car pour 2019 c’est déjà bouclé. ON ne gère pas le tourisme sur la base d’une humeur d’un ministre et sur la base de sa méconnaissance de terrain.
  Le tourisme est une affaire de professionnels de terrain, de crédibilités, d’assiduité et de confiance partagée. Les bonnes intentions sont une chose, les actions de terrain sont les plus concluantes. ET c’est ce qu’exigent les partenaires du Maroc, basés à l’étranger. Celui qui n’avance pas, recule. C’est le cas actuellement chez nous, bien que les chiffres officielles, jouent toujours sur le fameux indice, des arrivées dans les postes frontières, ce qui est un indice erroné. Les vrais indices sont les nuitées hôtelière, le taux de retour, la confiance des TO à programmer la destination, le classements des TO et non celui des délégations du tourisme et autorités locales…
  Agadir en tant que seule destination balnéaire ouverte toute l’année, vit le problème honteux et grave des chantiers hôteliers non terminés, des établissements hôteliers vétustes, de la capacité litière divise par deux, sans qu’on procède à l’élimination de ces handicaps, qui durent depuis des années et qui portent préjudice au développement de la destination. ET ce malgré les nombreux gouverneurs qui se sont succédés à la tête de la Préfecture d’Agadir Ida Outanane. Quant à l’implication des élus locaux dans le développement d’un tourisme balnéaire urbain, elle reste dans des discours pompeux, lors des réunions officielles, sans aucun compact de terrain et encore moins une quelconque mise à niveau urbaine qui se respecte et qui sert la cause du tourisme.
  Un poste vacant du DG de l’ONMT, un poste vacant de Secrétaire Général du ministère du tourisme, des problèmes et handicaps qui s’acculement d’année en année, des délégués de l’ONMT à l’étranger bloqués dans l’inactivité pour la simple raison que l’intérimaire n’a pas les pouvoirs pour décider et faire des engagements, se contentant de liquider la routine administrative et financière quotidienne, en attendant « GODOT ». Voilà un tableau bien sombre. On se demande comment des responsables du secteur osent parler d’un air satisfaisant des  «  performances de notre tourisme ». C’est une vrai injure à l’intelligence de tous ces professionnels marocains, qui font du tourisme leur souci de tous les jours, ne ménageant aucun effort pour pousser la charrette à aller loin…
  Quant à nos élus locaux et régionaux, à l’échelle de tout le pays, ils sont les grands absents, dans une gestion qui les touchent les premiers, vu l’impact positif sur le développement socio-économique généré par le tourisme. Leur hantise est comment préparer le terrain pour récolter des voix. Une petite ville station balnéaire en Espagne, comme Salou ( à 100 km de Barcelone) avec une population de 27 000 habitants, arrive à capter 2 millions de touristes par an, grâce à une gestion touristique et urbaine, par les élus en bonne partenariat avec les professionnels, qui sert avant tout le développement local à travers le tourisme. Le bon exemple à suivre. Mais à qui le dire ?

  Moralité, jamais notre tourisme ne sera développé s’il n’est pas généré avec professionnalisme et savoir faire dans tous les secteurs, tant au niveau administratif, au niveau de la promotion, de la gestion de l’ONMT, de l’aérien, au niveau des élus, et à travers les associations professionnels et des bonne prestations du produit... Au fait, on n’a pas de concurrents véritables car personne n’osent gérer le tourisme comme chez nous. Nous sommes des concurrents de nous mêmes  avec une gestion défaillante et durable.
 
Mohamed RIAL
 




Mohamed Rial




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