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Tourisme aérien Taxe sur les billets d’avion au Maroc. Le Tourisme levier primordial de la croissance avec 7,8% du PIB en 2012


Samedi 23 Novembre 2013

La nouvelle taxe est une nécessité dans le contexte actuel de raréfaction de la ressource. Car, les médias ont été assez explicites là-dessus, la nouvelle redevance touristique peut rapporter bon an mal an 1 milliard de dirhams. De quoi raffermir la stabilité hésitante non seulement des finances de l’ONMT, mais encore de celles du Fonds national de solidarité qu’elle alimentera également.



 
   La nouvelle taxe est une nécessité dans le contexte actuel de raréfaction de la ressource. Car, les médias ont été assez explicites là-dessus, la nouvelle redevance touristique peut rapporter bon an mal an 1 milliard de dirhams. De quoi raffermir la stabilité hésitante non seulement des finances de l’ONMT, mais encore de celles du Fonds national de solidarité qu’elle alimentera également.
 
   Le ministre du tourisme ne fait pas mystère de son agacement ces derniers temps. Il trouve que les commentateurs qui visitent ses déclarations publiques les agencent après coup d’une façon qui en change le sens. Alors, pour y mettre bon ordre, il a donné une conférence de presse au cours de laquelle il a expliqué ce que parler veut dire. Au menu : la nouvelle redevance touristique, sa cause, son champ d’action et ses objectifs.
 
 
 Première précision : le budget du ministère du tourisme va pour une grande part à l’Office national marocain du tourisme (ONMT) qui le dépense en promotion du produit Maroc. Il est constitué pour les 4/5 ème des fonds de l’Etat et pour le reste de la Taxe de promotion touristique (TPT) prélevée par nuitée.
 
  Or ce budget a subi des coupes claires. Il a été amputé de près de la moitié en l’espace de seulement un lustre. Tant et plus qu’il n’est plus aujourd’hui que de 400 millions de dirhams, dont 100 au titre de la TPT. Si donc la chose est ainsi entendue, force est d’admettre que ce niveau de financement ne permet pas d’avoir une nette vision 2020.
 
  Pour réaliser les objectifs de cet ambitieux programme, il faut une enveloppe globale d’au moins 13 milliards de dirhams. Lahcen Haddad le dit sans ambages : la nouvelle taxe est une nécessité dans le contexte actuel de raréfaction de la ressource. Car, les médias ont été assez explicites là-dessus, la nouvelle redevance touristique peut rapporter bon an mal an 1 milliard de dirhams.
 
   De quoi raffermir la stabilité hésitante non seulement des finances de l’ONMT, mais encore de celles du Fonds national de solidarité qu’elle alimentera également. Et le champ d’action, qu’en est-il ? En arrivant à ce point de son exposé, le ministre s’est fait à dessein pédagogue en répétant même les évidences.
 
  La matière taxable, c’est le billet d’avion vendu au Maroc pour des vols à destination de pays étrangers. Exclus les billets qui donnent droit au voyage à bord des autres moyens de locomotion (auto, bateau…), exclus aussi les voyages intérieurs. Toutefois une exception à cette règle générale : même réalisés après le 1er avril 2014, date de l’entrée en vigueur de la redevance, les engagements pris avant en sont exempts.
 
  Exemple donné par le ministre : un package vendu avant le 1er avril et réalisé aujourd’hui. Reste qui paie la taxe ? La réponse est: le passager (marocain ou étranger) qui prend son billet au Maroc dans l’intention de voyager hors du pays. Répondant à une question, Lahcen Haddad admettra qu’il n’y a pas d’exclusive pour les MRE. «Ce n’est pas une mesure discriminatoire», a-t-il affirmé.  
 
IL n’a estimé, non plus, que l’enchérissement du billet d’avion rogne la compétitivité de RAM, car pour lui, toutes les compagnies sont logées à la même enseigne. Il s’est par ailleurs refusé à considérer que ces augmentations pèsent lourd dans la décision de vacances d’un client qui a prévu un budget de l’ordre de 5.000 DH pour son transport.
 
  Pour autant le ministre n’en oublie pas la TPT. En partenariat avec le ministère de l’intérieur, son département s’emploie à mettre en place un système informatisé qui lutte contre la sous-déclaration et qui réalise une meilleure collecte de cette taxe. Et c’est ici que le plaidoyer de Lahcen Haddad se fait véhément.
 
  Contrairement à ce que le contexte mondial pouvait laisser envisager, le tourisme marocain va de l’avant. Les recettes des voyages, qui contribuent fortement à l’équilibre de la balance des paiements, ont atteint 57,9 milliards de dirhams en 2012 et devront atteindre 60 milliards de dirhams en 2013. Ces recettes en font le premier pourvoyeur de devises devant les MRE et les phosphates.
 
  Conséquence : le secteur du tourisme conserve sa place de levier primordial de la croissance avec 7,8% du PIB en 2012. Mieux, les perspectives de reprise de l’économie mondiale prenant plus nette tournure, celles du tourisme marocain «sont prometteuses pour 2014». D’où la nécessité de s’accrocher à la Vision 2020, clame Lahcen Haddad. Mais l’affaire n’est pas aisée.
 
La réalisation des objectifs de la Vision 2020 exige un budget de 13 milliards DH de promotion sur la période 2011-2020. Conclusion de la conclusion : «Au vu des ambitions et des objectifs de la Vision 2020, il était nécessaire de diversifier et de pérenniser les sources de financement du dispositif de promotion du tourisme avec la création d’une nouvelle redevance voyage issue d’une légère taxation des titres de voyages (billets d’avion)»
 
Source : La vieéco.com par ALM


Mohamed Rial




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